La 3D sauvera-t-elle le cinéma?

Par  - 7 décembre 2009 - 17 h 08 min [English] [PDF] 

3D-GlassesDepuis quelques années, le marketing cinématographique nous annonce pour demain l’arrivée de la 3D intégrale, supposée révolutionner l’expérience de vision. Elle intéresse surtout les majors pour éradiquer le piratage sous toutes ses formes – copies de films en salle ou téléchargements gratuits.

Les dégâts de ce programme ne se sont pas fait attendre. Hier, James Cameron venait présenter sur France 2 sa dernière oeuvre, Avatar, dont la bande-annonce donne plutôt l’impression qu’il a enfin réussi à faire un film de Luc Besson.

Pourtant, les lunettes en carton sont aussi vieilles que les drive-in. L’industrie les ressort à chaque fois que les recettes flageolent – la dernière fois, c’était dans les années 1950, pour contrer la télévision.

Cette stratégie est deux fois idiote. Parce qu’une barrière technologique ne fait que reculer d’un an ou deux des adaptations qui progressent à la même allure. Et surtout parce que la 3D a toujours été un échec cinématographique. Filmer pour l’effet fait systématiquement oublier l’histoire. Et rien n’est plus lassant que l’effet de surgissement censé représenter le comble du réalisme visuel. La première fois, on sursaute, la troisième, on baille, et à la sortie du film, on a mal à la tête.

Ce n’est pas avec les yeux qu’on fabrique de l’imaginaire, mais avec le cerveau. Ce n’est pas avec de l’optique qu’on crée des images, mais avec des histoires. Plus vite les majors se rappelleront de ces règles immuables, plus vite elles retrouveront le chemin du cinéma.

24 Reponses à “ La 3D sauvera-t-elle le cinéma? ”

  1. Pas convaincu non plus.
    Le cinéma immersif à succès existe déjà et il s’appelle le jeu vidéo (domaine où l’immersion totale en 3D binoculaire finira par prendre, le jour où on saura comment faire pour que les joueurs ne se cognent pas aux murs).
    Les tentatives de cinéma immersif en salles ne fonctionnent pas très bien (malgré un progrès technologique depuis les verres colorés) parce que c’est assez fatiguant à regarder, que l’image est dégradée (perte de luminosité).
    Cette mode repose sur l’idée répandue mais erronée que c’est la vision binoculaire qui fait les trois dimensions, comme si on était incapable de comprendre ce qu’on voit devant un film « plat ».
    Je subodore ici un moyen de favoriser les grosses productions et les réseaux de salles qui leur appartiennent ou leur sont inféodées – je ne connais pas assez le secteur pour dire en quoi mais j’ai cette intuition en voyant passer les nouvelles à propos des salles qui s’équipent pour la 3D…

  2. pour avoir vu M. Scrooge avec lesdites lunettes, ainsi que la bande annonce d’Avatar, et avec la même appréhension que vous à l’égard de la 3D, je pense que vous aurez une surprise. Aucun intérêt à la 3D pour un film intimiste, bluffant pour du grand spectacle.

  3. Juste pour signaler que ça ne changerait strictement rien au piratage (si c’est bien l’objectif poursuivi) : même dans l’hypothèse où le passage à la 3D serait massif, il est déjà possible pour quelques centaines d’euros d’avoir un écran et une carte graphique tout à fait capables d’afficher de la 3D. Le reste, c’est du transfert et du décodage de données, qui n’ont jamais ni l’un ni l’autre très longtemps résisté aux pirates de tout poil. Bref, retour à la case départ.

    Quand à la fréquentation en salles, avec une place de cinéma à 10 € à Paris, soit près de 50 centimes d’euros d’augmentation par an depuis 5 ou 6 ans, je vois mal ce que la 3d y changera (et je crois que les lunettes sont payantes, en plus) .

  4. Euh, la dernière fois que le cinéma a sorti les lunettes 3D, ce n’était pas dans les années 50 (même si Retour Vers Le Futur n’a pas menti lorsqu’il a mis des lunettes carton sur le nez d’un des potes de Biff en 1955). Non, la denière fois, c’était dans les années 80.

  5. « La sortie prochaine du film Avatar de James Cameron devrait s’accompagner d’un déluge de reportages et d’articles sur les bienfaits de la 3D, appelée à révolutionner le cinéma. Mais Luc Besson, qui souhaite que les films soient disponibles en VOD dès leur sortie au cinéma, ne croit pas que du tout que la 3D sera la solution miracle pour faire venir les spectateurs dans les salles et leur faire oublier le piratage. »

    Lire la suite sur Numérama:
    http://www.numerama.com/magazine/14663-luc-besson-ne-croit-pas-que-la-3d-fera-venir-les-gens-au-cinema.html

  6. Pour une fois je vais mettre mon expérience en bannière. J’ai donc vu passer, dans le multiplexe que j’ai dirigé, un peu plus d’un million de spectateurs par an. Et quelque part j’ai appris que le succès d’un produit de substitution ou de complément c’est ce qu’il apporte en plus. Par exemple, le téléphone portable permet de communiquer comme le fixe, mais en PLUS, on peut le faire en mobilité.
    Alors, comprendre les raisons pour lesquelles les gens vont au cinéma ne sont pas faciles, mais ça revient un peu à : se divertir, éprouver des émotions, apprendre de manière agréable quelque chose sur le monde et les gens, bref tout ce qui est mis sous le terme « se cultiver ».
    La 3D permet-elle de faire cela MIEUX? j’en doute.
    Ceci dit, on devrait peut-être organiser une sortie de classe avec le séminaire et aller voir le film ensemble pour en parler ensuite – une des cinq raisons les plus fréquemment citées pour aller au cinéma. Pour le coup, il y aurait vraiment du plus dans la 3D.

  7. @Ksenija: Idée géniale immédiatement adoptée! Est-ce qu’on aura des prix sur les places? (Je promets un rattrapage sur le pop-corn.)

  8. Je confirme le mal de crâne à la sortie de ce genre de films, dont on découvre d’ailleurs sur place qu’ils sont projetés en 3D, avec le surcoût qui va avec. En fait, le mal de crâne commence dès le passage en caisse, mais il ne fait qu’empirer au fur et à mesure de la projection. Quant aux gamins, eux, ils trouvent ça génial ! C’est pour eux qu’on fait tout ça, non ?

  9. « Ce n’est pas avec les yeux qu’on fabrique de l’imaginaire, mais avec le cerveau. […] »

    Certes. On se demande même pourquoi on a inventé le cinéma.
    😀

    Le fait est que la 3D de ces derniers mois n’a à ma connaissance été appliquée qu’à deux types de films : animation pour enfants et films d’action. Autrement dit pas des catégories qui font régulièrement se pâmer la critique ailleurs que dans Première.
    Alors reprocher à Cameron de faire du Besson, c’est un peu comme lui reprocher de faire du Cameron, non ?

    Que ceux à qui la 3D donne la nausée n’en dégoûtent pas les autres.
    Savoir si ça va sauver le cinéma, je suis d’accord que c’est pas gagné, mais si la technique en elle-même apportait des jolis chefs d’oeuvre, ce serait tant mieux, mais ça prendra du temps, comme pour les images de synthèse.

  10. @Christophe: il y a un peu trop d’a-priori dans ton commentaire. On dirait que tu confonds un peu vite visualistes et finkelkrautiens 😉 Est-il besoin de rappeler notre goût pour le kitsch, les blockbusters, les séries B ou les dessins animés? Bref, ne confondons pas tout, et sachons garder l’humour nécessaire à la superposition Cameron/Besson. Juger d’un film à partir de sa bande-annonce n’étant pas exactement une pratique à recommander, faut-il préciser qu’on est ici dans le registre de la blague de comptoir plutôt que de l’avis critique autorisé?

    Pourquoi ceux à qui la 3D donne la nausée – aujourd’hui clairement minoritaires – n’auraient-ils pas le droit de donner leur avis? Le titre du post ci-dessus comporte un point d’interrogation, et ceux qui aiment le relief ont tout loisir d’exprimer les raisons de leur appétit, qu’on lira avec plaisir. Encore faudrait-il trouver des arguments un peu plus convaincants que la débine 😉

  11. Te fâche pas André, ok tu aimes les films d’action et les films d’animation pour enfants, je reconnais que j’ai disqualifié un peu facilement cette éventualité, alors que j’aurais plutôt dû la prendre pour acquise.

    Mais je n’ai pas l’impression de n’avoir pas donné des arguments recevables.

    Pour reformuler en partie, je ne pense pas qu’on puisse prendre les exemples de ces derniers mois pour conclure à une inutilité de la 3D (et Je prends note du point d’interrogation de ton titre).

    Je suis complètement d’accord que
    « filmer pour l’effet fait [souvent] oublier l’histoire », mais je te laisse le « systématiquement », qui est trop pessimiste à mon goût.

    Quant à l’humour, je trouvais pourtant que ma formule (reprocher à Cameron de faire du Cameron) pouvait bien tenir tête à la tienne en la matière. 🙂

  12. Je trouve que Titanic était un film qui tenait la route. Attendons pour juger d’Avatar, qui sera peut-être un bon film. Si c’est le cas, on vérifiera aussi si c’est à cause de la 3D, ou à cause de l’histoire. En 1993, le marketing nous vendait Jurassic Park sur les images de synthèse. Aujourd’hui, cet effet ne fait plus courir les foules, mais si on peut encore regarder ce film, c’est surtout parce qu’il a une excellente story…

    L’idée de derrière la tête, c’est qu’il y a me semble-t-il depuis longtemps un problème entre l’image et la 3D – entre ce que sait faire l’image, qui est de nous projeter quelque part, et la (fausse-)promesse du relief de nous apporter le spectacle sur les genoux, de rentrer dans l’image. Je pense que c’est un autre exercice, que réussit très bien le jeu vidéo (sans avoir nécessairement besoin de 3D). Il y a souvent eu des modes éphémères visant une augmentation de l’expérience esthétique par les moyens du relief, comme la photo stéréo dans les années 1870, avant qu’on revienne finalement à chaque fois à la bonne vieille 2D. Je pose ça en courant, et en attente de vérification, c’est juste un soupçon. Explique-moi plutôt ce que tu aimes dans ces images-là, c’est ça qui m’intéresse.

  13. Ce n’est pourtant pas comme ça que tu poses la question dans ton billet. 🙂
    Alors allons-y.

    A la Géode, en 90 or so, j’avais vu le ‘proof of concept’ du cinéma en relief, j’en suis sorti très peu impressionné, la couleur avit souvent des aberrations rouge / vert, et quand les objets sortaient trop de l’écran, ils se dédoublaient.

    Cette année, je suis allé voir ‘Fly me to the moon’ avec mon fils.
    Scénario stupide et sans intérêt, n’empêche j’étais bluffé. Tout marchait à la perfection.
    Certes les mouvements de « caméra » étaient agaçants, on sentait le gars qui remue son nouveau joujou. Mais ça apportait vraiment quelque chose, notamment sur un aspect bien moins « show off » que l’action : la mignonnerie des personnage !! 🙂
    Ce qui suggérait qu’avec un vrai scénario, ça aurait contribué à les rendre vraiment attachants.

    Merci André de m’avoir poussé à ressortir cette impression enfouie que je n’avais pas encore formulée.
    Car c’est bien pour cette raison qu’en voyant Numéro 9, j’ai beaucoup regretté qu’il n’ait pas été en relief. Précisément parce que j’ai beaucoup aimé les images, et que les personnages étaient très attachants. (On aurait aussi aimé un scénario un peu plus poussé, mais c’est sans commune mesure avec Fly me machin)

  14. @ Aya : J’ai un souvenir très précis des lunettes 3D rouges et bleues nécessaires pour voir L’Étrange Créature du lac noir (The Creature from the Black Lagoon) diffusé dans le cadre de feu l’émission La Dernière Séance sur FR3 en 1982. C’est un film de 1954, et Wikipédia m’apprend que les tentatives de cinéma en 3D remontent pratiquement à l’invention du cinéma – les 1952-1955 étant quant à elles semble-t-il considérées comme un âge d’or (golden era) du film 3D (http://en.wikipedia.org/wiki/3-D_film).

  15. @ André Gunthert : Concernant la thèse qui voit la tentative d’imposer cette technique développée par l’industrie du cinéma comme une réponse au piratage – je pense que la banalisation du « home cinéma » (écrans plats grand format, son 5.1, etc.) est un élément à prendre en compte également. Le cinéma doit apparaitre comme le lieu d’une expérience dont la force est impossible à reproduire chez soi (films « à grand spectacle », écrans géants, volume sonore important – et maintenant 3D).
    Par contre pour appuyer la thèse de la 3D des années 50 comme réponse à la télévision, l’âge d’or du film 3D indiqué par Wikipédia (1952-1955) semble correspondre très exactement avec la massification de la télévision.

  16. Heu juste pour préciser : le cinéma est très loin d’être à l’agonie, la 3D n’est pas là pour inciter les gens à retourner au cinéma, ils le font déjà, la fréquentation est exceptionnelle cette année, et ça augmente depuis des années. Le piratage n’a pour le moment aucun effet néfaste sur le cinéma, au contraire, on n’a jamais autant été au cinéma !

  17. @Fabien: Merci pour ces précisions. C’est tout à fait ça, en particulier aux Etats-Unis, où le début des années 1950 correspond à l’essor du petit écran. Qui n’a pas tué le cinéma, comme on le sait depuis, mais qui a créé la panique dans les studios.

    @bohwaz: Ce n’est pas moi qui parle de piratage, mais James Cameron (ou Luc Besson: lisez le lien que je signale ci-dessus, vous verrez qu’il y a une vraie pression du marketing). On est bien d’accord qu’il y a un monde entre la perception paranoïaque qu’ont certains acteurs et la réalité du marché (tout comme il y a une sacrée distorsion entre la réalité des revenus issus de la musique et la perception paniquée du lobby pro-Hadopi). Il n’en reste pas moins, je ne vous l’apprendrai pas, que le discours alarmiste a encore de beaux jours devant lui auprès des décideurs. La 3D, c’est un peu comme la vidéo-surveillance qu’on vend aux maires, ça coûte cher, mais ça calme des peurs irrationnelles.

  18. Et puis, pourquoi on parle toujours de 3D ? Alors que c’est de la « stéréo », une image pour chaque œil… à l’image de l’audio : un son pour chaque oreille…

  19. Bonjour André. Dans le genre film en relief de dernière génération, j’ai vu « Là-haut ». Mon impression — dont les réalisateurs ont me semble-t-il tenu compte jusque dans le court-métrage qui précède ce film –, c’est que les mouvements filmés avec effet de relief ne peuvent être trop rapides, trop vifs ; ça ne passe tout simplement pas. Ma question sera : le cinéma en relief n’est-il pas un tantinet contradictoire avec le principe même du film d’action ? Je me demande presque pourquoi je précise « d’action »…

  20. @André : bien sûr qu’on peut avoir des prix, il faut juste éviter d’y aller le week-end, mais pour un groupe de plus de dix étudiants, je peux m’agiter. Laissez-moi un message par mail si vous êtes d’accord pour l’organiser.

    Et pour ce qui est de la chronologie la Cinémathèque publie aujourd’hui une newsletter : http://www.cinematheque.fr/fr/projections/hommages-retrospectives/fiche-cycle/cinema,249.html#onglet_cycle-5

  21. Bonnes fêtes à Tous,

    Vu le film avant hier… Un 24 décembre vaaut bien celà.

    Bon, la 3D et les lunettes (à partir d’un certain âge), tout le monde a déjà expérimenté. Et on sait que, comme pour le cinéma à 360°, ce procédé semble réservé aux films à grand spectacle et autres descentes de glacier sur un seul ski.. !

    Tout au plus, peut-on se demander si la « chromo-signature  » du 3D numérique est +/- fatiguante que le relief des lunettes en cartons d’avant. Et en plus, sauf à être tous miros (Miro…), l’impression de relief n’est jamais que la mise en avant d’un plan sur tous les autres. Dans toutes ces scènes où la tasse à café sert de training de golf, où l’on semble scothé à l’épaule du personnage au 1er plan comme lorsque la tête du dindon volant nous dévisage… ce que l’on « voit » c’est une surface, une première image plane qui de détache devant une seconde. C’est en celà qu’il y a 3D : quand l’écart entre deux plans donnent l’illusion d’une profondeur. Et c’estaussi là que le procédé est à la fois naif et limité : parce qu’il est tout simplement binaire, qu’il sépare et oppose plutôt que de mettre en relation. Bref l’inverse de la complexité, comme on dit. D’où aussi sa totale inadéquation aux films intimistes, par exemple (le petit mètre carré de la table ou j’écris ces lignes est 100 me semble en effet plus complexe qu’un seul plan de Cameron). Et il n’y a qu’à voir comment le film se « binarise » justement au fil de son déroulement (humains contre Navi’s; technologie contre nature, machine contre animaux…) pour apprécier la chose.

    Pourtant Avatar, à défaut de sauver le cinéma, apporte une véritable innovation et, peut-être, pourrait-il faire date quant à la véritable question (de cinéma) soulevée ici : l’histoire.

    Si le film lui-même, à travers la critique du colonialisme et de la conquête de territoires nouveaux, remet en cause le muthe de la nouvelle frontière comme horizon positif [le trio formé par les figures général-ingénieur représentant le complexe militaro-industriel trainant derrire eux la scientifique partagée entre le finacement de ses recherches et la servitude est assez explicite], son scénario paraît toutefois tissé d’emprunt à de multiples blocbusters partageant cette ligne de visée . Bien qu’ici le mot emprunt soit encore trop sympa, tant j’y vois moins des citations que de véritables collages, voir placages d’images.

    Matrix (le corps endormi et un une autre vie virtuelle), est bien sûr le premier d’entre eux. On peut tout autant y ajouter Apocalypse now (les hélicos, Little Big man (le blanc qui rejoint/devien l’indien) etc, etc et jusqu’à la téléportation du personnage de la scientifique joué par Sigourney Weaver dans Grorilles dans la brume.

    Mon ‘impression générale (même si je ne fais pas l’effort de mentionner tous les autres films présents dans celui-ci) est donc que l’on a pas justement affaire ici à un »scénario original » comme on dit dans les génériques, qu’à une pure invention cinématographique où le collage ferait office de montage. Comme si, en d’autres termes on avait adapter le sampling au cinéma commercial !

    Car, si le film fait sens au final, il me semble que c’est plus par l’accumulation, la répétition ET le remixage de scènes ou de textes déjà vu et entendu ailleurs que celà se produit.

    la thèse du film (Rendons grâce à l’Ecologie, nouvelle religion mondiale) est claire et s’affirme si vite que l’ennui propre à tout film de propagande surgit sans attendre. mais ce qui apparaît après coup, c’est peut-être bien, à la suite de la transformation numérique du corps des acteurs, l’effacement pur et simple du scénariste du process de production d’un film . Comme si J. Cameron, faisant appel à sa mémoire cinématographique plus qu’à sa culture, avait fabriqué son film… à partir de rien.

    L’ère du cinéma collage a t’elle commencé ?

  22. Je vois pas en quoi il faudrait sauver le cinéma, cette année a été une des plus juteuse pr le cinéma avec un nombre d’entree en hausse,donc je remarque aucune baisse donc rien à sauver.

  23. Je viens de voir Avatar cet après-midi. Bien que prise par l’histoire, j’ai failli sortir à cause de nausées. Finalement, je suis restée dans mon fauteuil mais j’ai dû fermer les yeux une bonne dizaine de minutes pour éviter l’accroissement du malaise. Quatre heures après mon retour à la maison je traîne toujours un reste de « mal de mer » . Finalement, mon écran de télé n’est pas si mal !

  24. La réaction d’Anne Claude, comparée à celle d’uthagey ou à la mienne (nous avons visiblement été beaucoup moins sensibles à l’effet 3D), semble alimenter l’idée d’une différence dans les conditions de projection (voir le sondage de Jean-no). Mais on se demande bien laquelle, et pourquoi il n’existe aucune communication sur ce point (venez voir ma 3D, elle est meilleure que celle d’à côté). La seule alternative étant une différence individuelle de perception de la stéréoscopie – ce qui serait plus problématique pour les producteurs.