Test comparatif: Culture Visuelle contre Arrêt sur images

Par  - 6 juin 2010 - 8 h 30 min [English] [PDF] 

A ma gauche, Olivier Beuvelet: une analyse comparative argumentée, appuyée sur une théorie des usages visuels du journalisme, le 4 juin. A ma droite, Alain Korkos: le rapprochement de deux images, à peine commenté, le 5 juin. L’abonnement au premier site est gratuit, le second est payant. Choisissez votre camp!

6 Reponses à “ Test comparatif: Culture Visuelle contre Arrêt sur images ”

  1. Le camp n’est en effet guère difficile à choisir. De mon point de vue Alain Korkos, du temps de la boîte à images, n’a jamais été très convaincant, donnant souvent aux images des interprétations personnelles qui n’étaient appuyées sur rien d’autre que sur… ses interprétations personnelles.

  2. Le post ci-dessus est bien sûr un clin d’oeil. Korkos est le seul à ASI à s’intéresser aux images – il en faudrait plusieurs comme lui pour justifier le titre de l’entreprise. En tant qu’illustrateur, il a aussi la particularité d’avoir une approche culturelle de l’image, ce qui n’est finalement pas si répandu dans la blogosphère. On est déçu qu’il ne lise pas Culture Visuelle – où il y a visiblement de temps en temps quelques bonnes idées à prendre… 😉

  3. Ce qui me frappe, c’est que dans les deux sujets, le débat semble reposer sur l’analyse d’une mimique et sur un parallèle fait entre Le Pen et Hortefeux.

    Cette mimique étant universelle, le parallèle est tout à fait artificiel, de l’ordre d’une comparaison, un peu comme celle faite par Aubry entre Sarkozy et Madoff. Autrement dit on peut faire dire tout et n’importe quoi par la juxtaposition. Non qu’il n’y ait pas de points communs entre ces deux hommes, mais ce n’est pas l’image qui les pointe, elle ne fait que souligner une analogie entre propos.

    http://anthropia.blogg.org

  4. Pour info, sur asi, le comparatif Le Pen/Hortefeux est une brève, un vite-dit, comme ils l’appellent, et gratuit. La capture d’écran a d’ailleurs été effectuée dans cette zone accessible à tous. QFD déjà ?

    (Au demeurant, cette analogie des grimaces est, sur ASI, le bonus de la chronique hebdo d’Alain Korkos)

  5. @nicko: Précision pour précision, vous êtes ici sur Totem, mon deuxième blog – celui où on peut parler politique, plaisanter et se lâcher. Faut-il vraiment préciser que la comparaison entre CV et ASI sur la base d’un seul billet n’est pas un « test comparatif » très sérieux? C’est un coup de chapeau à Olivier, qui a réagi autant de célérité que de finesse d’analyse. Ne vous désabonnez pas d’ASI pour autant 😉

  6. @ Anthropia,

    Le rapprochement serait en effet artificiel s’il n’ y avait pas cette condamnation. On peut dire que l’énoncé performatif du jugement a ainsi métamorphosé Hortefeux… De plus, l’analogie visuelle ne s’arrête pas à la mimique, mais doit beaucoup aussi aux yeux bleus et aux cheveux blonds que le recadrage met en évidence… (Les signes présents sur le portrait d’Hortefeux sont communs aux deux hommes…) ainsi qu’à l’aura personnelle du ministre de l’immigration puis de l’intérieur…
    Il est clair que le rôle d’Hortefeux dans le dispositif de communication sarkozyste est de séduire l’électorat de Le Pen en l’imitant gentiment, comme l’a fait avec brio Sarkozy lui-même pendant la campagne présidentielle. Ce qui permet de penser d’ailleurs que cette condamnation, si elle est cassée en appel, aura été une bonne opération de com’ dans laquelle Libé aura été un auxiliaire involontaire.
    Je pense que l’illustration d’articles devrait demander plus de réflexion, André avait montré comment Le monde renforçait l’imaginaire sécuritaire avec la cité de Tremblay…
    L’analyse des images demande d’aller dans les plis de l’implicite et d’étayer les interprétations sur des signes ou des éléments culturels objectifs, c’est une convergence de sens qui bien souvent fonde l’interprétation, c’est à ce prix qu’on sort de l’analogie, du rapprochement formel et des erreurs d’interprétation (des projections) qu’ils peuvent induire.
    Sur ce coup-là, Korkos, qu’on a vu plus en verve, ne s’est pas trop foulé, n’en déplaise à ses fidèles.