Colloque "L’histoire sociale de l’art"

Par  - 8 December 2009 - 1 h 06 min [English]

Colloque international “L’histoire sociale de l’art, généalogies et enjeux d’une pratique”, 11-12 décembre 2009, INHA, 6 rue des Petits-Champs, 75002 Paris.

Le colloque organisé par l’Institut national d’histoire de l’art dans le cadre du programme triennal “Histoire sociale de l’art, histoire artistique du social”, soutenu par la Fondation de France, a pour but de clarifier le passé et le présent d’une méthode en s’appuyant sur les termes et les étapes d’une interrogation commune: la relation entre l’art et la société. Une série de pratiques disciplinaires en découle: le choix des objets, l’orientation des problématiques, le cadrage des contextes historiques et institutionnels d’énonciation, l’étude des conditions de réception et des modalités d’appropriation. Cette méthode pour aborder les œuvres d’art s’est naturalisée. Elle oriente un large éventail de propositions, au point que certains critiques prétendent qu’elle est devenue hégémonique. Pourtant, en France en particulier, peu d’historiens de l’art éprouvent aujourd’hui le besoin ou l’envie se s’en réclamer et il est patent que ses fondements sont de plus en plus ignorés. Depuis vingt ans, une sorte de dilution, voire de dissimulation méthodologique, est devenue la norme.
L’histoire de l’art doit sans cesse évoluer, forger de nouvelles méthodes et envisager de nouveaux objets. Gageons qu’un regard mieux informé sur les outils et les réflexions légués par des générations successives de penseurs et d’historiens de l’art aidera ceux qui ont l’ambition de la faire progresser.

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Séminaire "Permanence de la télévision"

Par  - 4 December 2009 - 9 h 58 min [English]

Permanence de la télévision, séminaire du CEMTI (Centre d’études sur les médias, les technologies et l’internationalisation), université Paris 8, sous la responsabilité de Gilles Delavaud. Les séances ont lieu en salle A329 de 9h30 à 12h30. Université Paris 8, UFR Culture & communication, ED Sciences sociales (Mo St-Denis Université).

Vendredi 11 décembre 2009

  • Gilles Delavaud (professeur à l’Université Paris 8): Introduction.
  • François Jost (professeur à l’Université Paris 3, directeur du CEISME, directeur de la revue Télévision): Où va la télévision ?

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Un contrat qui n'engage que moi

Par  - 30 November 2009 - 21 h 43 min [English]

J’ai reçu aujourd’hui une proposition de contrat d’un éditeur (qu’il vaut mieux ne pas nommer) pour la participation à un ouvrage collectif. Ce contrat tient en 6 articles, que voici.

  • Article 1. L’Auteur cède, pour lui et ses ayants droit, à l’Editeur qui l’accepte, l’ensemble des droits d’auteur relatifs à l’œuvre. La présente cession est complète et définitive. Elle est valable pour tous pays et ne se limite pas à une simple licence d’exploitation des droits. Elle comprend la totalité des droits exclusifs d’exploitation de l’œuvre, droits de reproduction et de communication au public, dans le monde entier et dans toutes les langues, sous quelque forme que ce soit, en tous formats et dimensions, par quelque moyen et à quelque fin que ce soit. La présente cession autorise notamment la mise en ligne de l’œuvre sur le site du dépôt institutionnel de l’Institution à laquelle l’Auteur est juridiquement lié. Lire la suite

Le réchauffement à la recherche de ses icônes

Par  - 29 November 2009 - 9 h 23 min [English]

Réalisé par l’agence Mother pour le compte du réseau Plane Stupid, un clip diffusé au cinéma et en ligne met en scène une pluie d’ours blancs sur une cité occidentale au passage d’un avion. Cette association incongrue est expliquée à la fin de la séquence: un vol européen émet en moyenne une quantité de 400 kg de gaz à effet de serre par passager, soit l’équivalent du poids d’un ours blanc.

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La retouche selon Metropolis

Par  - 22 November 2009 - 10 h 56 min [English]

Metropolis, 1e diffusion le 21 novembre 2009, 5’21 (rediffusion le 28/11 à 12h45).

La proposition de loi de Valérie Boyer visant à imposer la mention “photo retouchée” inspire les journalistes. Pour Arte, Aurélia Rouvier a interviewé le retoucheur Christophe Huet et votre serviteur. Une synthèse rapide mais plutôt bien orientée, qui évite l’écueil du jugement moral et restitue une approche culturelle de la manipulation des images.

Festival "Crises de films"

Par  - 19 November 2009 - 11 h 11 min [English]

Crises de filmsCrises de films“: 35 ans de cinéma expérimental dans les collections Cinédoc Paris Films Coop, les 27, 28 et 29 novembre 2009 au Centre Pompidou.

Coopérative de cinéastes indépendants – expérimentaux – d’avant-garde fondée en France il y a 35 ans pour diffuser leurs films à tout va, la Paris Films Coop et Cinédoc se rejoignent et présentent aujourd’hui 35 ans d’activités étendues aux cinéastes et aux films de cette histoire toujours advenante.

Crises de Films parce qu’elles signalent un changement subit mais longuement préparé, imperceptible. Elles ont partie liée avec la trépidation, la poussée et la levée des préjugés et des états figés, le jaillissement d’initiatives et d’actions qui modifient les situations.

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Du bruit dans l'image (l'homme a-t-il marché sur la Lune?)

Par  - 14 November 2009 - 8 h 52 min [English]

Par construction, l’environnement du conspirationniste est celui d’une information raréfiée et trompeuse. Si l’on ne parle pas au grand public de la planète X, ce n’est pas parce que ce corps céleste n’existe pas (ou ne menace pas la Terre), mais parce qu’un complot mondial cherche à en dissimuler l’existence.

Dans cet univers perverti, seule l’image ne ment pas. Il n’y a plus que deux types de personnes qui croient aujourd’hui à la valeur de l’information visuelle: ceux qui organisent des colloques consacrés à “l’image comme preuve” – et les conspirationnistes. Pourquoi une telle confiance? Si les adeptes de Reopen 911 scrutent les photos ou les vidéos en pensant qu’elles vont leur livrer des informations cachées, c’est parce qu’ils appliquent sans le savoir au document photographique une théorie de l’enregistrement comme rapport signal-bruit.

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Michael Jackson ou le traité du spectacle

Par  - 12 November 2009 - 15 h 25 min [English]
Photogramme extrait du film "Michael Jackson's This is it" de K. Ortega

Traverser la rampe, ou l'image dans l'image dans l'image… (photogramme tiré du film Michael Jackson's This Is It).

Michael Jackson’s This is it, documentaire de Kenny Ortega (2009).

Il est mort et il va mourir. Ce que Barthes avait vu dans la photo de Lewis Payne 1)Roland Barthes, La Chambre claire, Gallimard-Le Seuil, 1980, p. 149., nous le voyons ici s’étirer sur toute la durée d’un film, montage d’images tournées pendant les dernières répétitions d’un concert fin prêt, mais qui n’aura pas lieu.

Il est mort et il va mourir. Zombie revenu d’entre les morts, enfant-spectre lunaire, hideux et scintillant, MJ traverse la scène. On le dévore des yeux : il n’est qu’image, et cette image, bien qu’enfin offerte, manque et se dérobe, à jamais. Comme dans un ralenti déchaîné qui n’en finirait pas, nous le regardons avidement disparaître, sur le grand écran des élégies.

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Notes   [ + ]

1. Roland Barthes, La Chambre claire, Gallimard-Le Seuil, 1980, p. 149.

CFP colloque "Images, médias et politique"

Par  - 11 November 2009 - 10 h 06 min [English]

Appel à communications pour le colloque international “Images, médias et politique“, 18-19 novembre 2010, INA, 83-85 rue de Patay, 75013 Paris.

Laboratoire Communication et Politique, CNRS, Institut de Recherche sur le Cinéma et l’Audiovisuel, Université Paris 3, Institut National de l’Audiovisuel.
Responsables: Isabelle Veyrat-Masson, Jean-Pierre Bertin-Maghit, Sébastien Denis, Sébastien Layerle.

Le premier objectif visé par ce colloque est la création d’un espace de réflexion et d’échanges consacré à l’étude des images analogiques fixes et animées (cinéma, télévision, photos, imprimés, nouveaux médias, arts visuels, jeux vidéo, etc.) dans leurs relations au politique envisagé dans une acception large. Ce colloque veut être l’occasion de faire dialoguer des disciplines (histoire, science politique, sociologie, esthétique, philosophie, information et communication…) travaillant sur des objets communs sans toujours bien se connaître.

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L’image partagée. Comment internet a changé l’économie des images

Par  - 10 November 2009 - 7 h 57 min [English]
"Amateur", vidéo par Lasse Gjertsen, mise en ligne sur YouTube le 7 novembre 2006.

"Amateur", vidéo par Lasse Gjertsen, mise en ligne sur YouTube le 7 novembre 2006.

À la fin des années 1980, Bill Gates, cofondateur de Microsoft, pressent que le marché des images sera l’un des secteurs porteurs de la nouvelle économie numérique. À l’origine de la création de la société Interactive Home Systems, renommée Corbis en 1995, son pari n’est pas sans rappeler la vision futuriste que Paul Valéry exprimait dès 1928: «Comme l’eau, comme le gaz, comme le courant électrique viennent de loin dans nos demeures répondre à nos besoins moyennant un effort quasi nul, ainsi serons-nous alimentés d’images visuelles ou auditives, naissant et s’évanouissant au moindre geste, presque à un signe.»

Mais Bill Gates s’est trompé sur un point. Son scénario reposait sur la conception d’une agence susceptible de commercialiser les reproductions de fonds institutionnels existants. L’image n’était-elle pas ce produit haut de gamme fabriqué par des professionnels, protégé par les dispositions du copyright, confié à des circuits de distribution spécialisés pour une consommation soigneusement contrôlée ? Or, depuis l’avènement des plates-formes visuelles, Flickr et YouTube en tête, la part la plus vivante de l’économie des images repose sur l’autoproduction, la diffusion et la consultation directe par les usagers eux-mêmes des contenus multimédia. Encore imprévisible il y a une dizaine d’années, ce basculement d’une économie de la distribution contrôlée vers une autogestion de l’abondance est en train de modifier en profondeur notre rapport à l’image…

Lire la suite sur Etudes photographiques, n° 24, novembre 2009.

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