La fabrique du désir. Naissance des industries culturelles

Par  - 24 October 2011 - 8 h 19 min [English]

Audio de mon intervention au colloque “Si la photo est bonne” (21/10/2011):

Résumé: Nous vivons dans le déni de la dimension culturelle des industries du divertissement. Ce paradoxe s’explique par les conditions qui définissent le moment où la culture devient un marché: l’organisation d’un dispositif parallèle à la production des biens symboliques, voué à la création du désir, à la génération de l’attention. L’industrialisation de la critique littéraire, vers 1820, fournit un modèle qui s’étendra à l’ensemble des activités de divertissement, basé sur l’évenementialisation et la valorisation des œuvres. L’opposition entre culture bourgeoise et divertissement, analysée par Bourdieu comme dynamique de la distinction, antagonisme de l’exception et de la norme, est une création historique des industries culturelles.

One Response to “ La fabrique du désir. Naissance des industries culturelles ”

  1. […] efficace par la technologie numérique, qui enlève à la critique institutionnelle son monopole de la fabrique du désir. Le désir n’ayant selon Freud, qu’un but, celui de s’exprimer, toutes les […]