Rattraper la révolution

Par  - 21 January 2011 - 12 h 13 min [English]

Je m’interrogeais la semaine dernière sur la traduction visuelle dans les médias français des événements tunisiens (“Une révolution sans images?“). L’évolution du traitement depuis la fuite de Ben Ali permet d’affiner le diagnostic. Plutôt qu’une “révolution sans images”, nous avons vu des images sans révolution.

(1) Couverture de l'Express, 19/01/2011: "La Révolution arabe" (photo: Joël saget/AFP). (2) Couverture du Nouvel Observateur, 20/01/2011: "Tunisie, l'espoir" (photo: Zoubeir Souissi/Reuters).

Dans leur dernière livraison, L’Express ou le Nouvel Obs tentent de rattraper les hésitations de la semaine passée en optant pour l’allégorisation héroïque (voir ci-dessus). On le sait, en France, depuis Delacroix, le visage de la Révolution est féminin et renvoie au symbole de Marianne, incarnation de l’émancipation républicaine. Nul besoin d’invoquer les pouvoirs d’une supposée “mémoire collective” pour comprendre ce qui relève du mécanisme pur et simple de l’illustration, autrement dit la traduction visuelle d’un choix narratif par la mobilisation d’un motif lisible.

(3) Delacroix, la Liberté guidant le peuple, 1831. (4) Jean-Pierre Rey, Paris, 13 mai 1968. (4) François Mori/AP, Paris, 14 octobre 2010.

Si l’équation visuelle: “une révolution = une figure féminine positive à proximité d’un drapeau” permet d’identifier sans hésitation le choix interprétatif qui est celui de la rédaction, la formule fonctionne aussi à l’envers. En l’absence du motif classique qui constitue la signature de l’événement, celui-ci n’est pas qualifié par le média – et donc pas reconnu par le public. En d’autres termes: pas de figure féminine héroïque = pas de révolution.

La comparaison avec les images publiées la semaine dernière est édifiante. Malgré un appel de Une intitulé “Maghreb, la jeunesse contre le pouvoir“, la photo retenue par L’Express du 12 janvier montre des jeunes encagoulés brandissant des projectiles face à une rangée de policiers abrités derrière leurs boucliers (voir ci-dessous). Si cette image nous est familière, ce n’est pas par son évocation des trois Glorieuses, mais plutôt par son rappel insistant d’une autre imagerie: la longue généalogie des désordres urbains, rixes et échauffourées qui, des Minguettes aux Tarterets en passant par Villiers-Le Bel, oppose régulièrement les “jeunes des cités” aux forces de l’ordre dans nos banlieues. On comprend que pour le public français, accoutumé par les JT à l’iconographie “racaille”, la vision des manifestations tunisiennes pouvait se ranger quelque part entre Vaulx-en-Velin et le Tremblay, dans une sorte de routine venant remplacer les voitures incendiées du jour de l’an.

(6) Couverture de l'Express, 12/01/2011: "Maghreb, la jeunesse contre le pouvoir" (photo: AFP/Roger Viollet). (7) Double page du Monde Magazine 15/01/2011: "Tunisie: Emeutes sanglantes" (photo AFP).

Les leçons de cet épisode ne sont pas minces. Plutôt que critiquer l’usage illustratif au nom d’une soi-disant morale de l’information, il faut au contraire comprendre et admettre l’utilité du message synthétique offert par l’allégorie, qui permet d’identifier une option de lecture claire dans le chaos de l’actualité. Les messages symboliques ne sont pas le contraire de l’information. D’une part parce que l’information elle-même n’est jamais autre chose qu’une interprétation de l’événementialité, mais aussi parce l’illustration est un dispositif de communication particulièrement efficace de cette information.

L’image ne fait pas tout. Encore faut-il que celle-ci soit placée au bon endroit: le choix de “monter” un sujet en Une est une convention qui indique l’importance accordée par un média à l’événement. Tout comme l’absence du symbole révolutionnaire, l’absence de la Tunisie à la Une des hebdos ou des quotidiens a fait l’objet d’une interprétation par le public en termes de hiérarchie de l’information. C’est la combinaison des deux paramètres qui permet de restituer aujourd’hui à la révolution tunisienne son ampleur et sa signification historique. On appréciera le travail de rattrapage interprétatif de la presse, parallèle au rétropédalage express des politiques français. Mieux vaut tard que jamais.

17 Responses to “ Rattraper la révolution ”

  1. Séance de rattrapage médiatique, certes, mais je ne sais pas si il faut s’en féliciter. Le stéréotype utilisé en une de ces journaux-girouettes, et c’est vrai qu’ils singent à merveille le pouvoir sponsorisé par leurs propriétaires, est un appel à l’émotion, un de plus n’en déplaisent aux penseurs dédaigneux… Succédant à l’amnésie puis la confusion entretenues, l’allégorie n’est pas beaucoup plus subtile ni moins mensongère et on reste à la merci d’un retournement ou d’une poussée de barbes!
    J’espère que votre décryptage, très clair, poussera à sortir de leur paresse sous les marronniers les serviles faiseurs d’information. Avec un peu de chance, ils croiseront la route de la réalité au sortir d’un prêt-à-penser aussi indigent que le prêt-à montrer qui nous inonde tout d’un coup.

  2. Un grand merci André pour encore une fois avoir mis des mots clairs sur ces impressions diffuses éprouvées à la vue des unes des hebdomadaires ces dernières semaines. La comparaison notamment entre les deux unes de l’Express est saisissante et effectivement d’un regard la grille de lecture s’enclenche : émeutes urbaines d’une horde de jeunes barbares (avec en outre une petite ironie visuelle dans le bandeau “spécial Paris” en bas de la page) contre jeunesse porteuse d’un espoir de changement et de renouveau. Mais ce qui est inquiétant c’est à quel point cette lecture symbolique des événements accompagne chronologiquement le discours politique dominant…

  3. Les deux femmes, en couverture de l’Express et du Nouvel Obs, ne sont pas les mêmes. A la révolution ethnicisée (Arabe) du premier correspond une femme portant le voile islamique, dont on ne voit que la tête (pas de corps donc, comme si elle portait le niquab). Celle de l’espoir du second est laïque, cheveux au vent, les seins moulés par ses vêtements ( rappelant, en plus sage, Delacroix, avec le même mouvement du bras). Le fond rouge est menaçant (surtout pour les lecteurs de l’Express), alors que celui de l’Obs est ouvert…
    Je lis dans le premier un message de crainte, et, comme indiqué dans la couverture du second, un message d’espoir.

  4. @ Alunk: je pense que votre lecture n’est pas incompatible avec l’analyse que fait André, dans les deux cas, la révolution est en marche !

  5. @Grégory: Bien d’accord. Malgré les atermoiements ou les faux-semblants, on a bien entendu le mea culpa de quelques politiques (le renvoi aux errements des socialistes étant, pour Alliot-Marie ou Fredo Mitt, l’aveu le plus apparent de leur propre erreur…). Je n’ai en revanche pas encore vu passer de réflexion de journaliste sur leur retard à l’allumage (merci de me le signaler au cas où).

    @Alunk: “Je lis (…), comme indiqué dans la couverture du second, un message d’espoir.” Effectivement, vous lisez le message que le magazine veut que vous lisiez. Les titres indiquent deux angles différents, celui de l’Express renvoyant à l’idée d’une “contagion” de la révolution tunisienne, celui de l’Obs est plus axé sur le renouveau du pays lui-même. L’image choisie par l’Express correspond donc à la volonté de renvoyer globalement au monde arabe, connoté par le foulard et le type ethnique de la jeune femme. Notez toutefois que celle-ci nous regarde dans les yeux, le visage à découvert, et plutôt souriant. Le drapeau rouge est un symbole typique de la révolution (qui est assez rarement un événement calme…). Vous voyez bien que ce qu’on appelle souvent “sémiologie” de l’image n’est rien d’autre que la reconstitution du message éditorial – toujours largement appuyée sur la lecture du titre ou de la légende… Comme l’indique Alexie, ces variations sur le modèle mariannien ne contredisent pas mais confirment la qualification de l’événement comme “révolution” (il s’agissait encore la semaine dernière d'”émeutes sanglantes“…).

  6. L’analyse visuelle des deux couv’ de L’Express est absolument frappante et reflète l’état d’esprit des politiques et des médias juste avant la chute de Ben Ali, qui a créé le moment révolutionnaire.

    Mais comme je disais hier lors du séminaire, je m’interroge sur cette analyse: “En l’absence du motif classique qui constitue la signature de l’événement, celui-ci n’est pas qualifié par le média – et donc pas reconnu par le public. En d’autres termes: pas de figure féminine héroïque = pas de révolution.”

    Je ne suis vraiment pas sûr que la population française ait eu besoin de cette iconographie pour y voir une révolution, d’autant que le mot était déjà partout dans la presse depuis samedi avec ce terme contestable de “révolution du jasmin”. À cause des contraintes de publication des hebdomadaires, L’Express arrive après la bataille et le travail de la Une consiste plus en l’occurrence à coller à l’état d’esprit et à l’émotion populaires pour faire vendre. L’Express ne fait que valider, en y rajoutant sans doute un peu de romantisme, la vision dorénavant admise de cette journée du 14 janvier.

    La Une du Point de cette semaine (sur un tout autre sujet) est typiquement dans cette conformation aux émotions supposées du public pour déclencher l’acte d’achat: http://www.lepoint.fr/images/couv/couv.jpg

    Il serait intéressant de s’interroger sur cette terminologie de “révolution du jasmin” qui ne correspond à rien de concret. La “révolution des oeillets” s’expliquait par une raison bien précise, hautement symbolique. Depuis, les révolutions, c’est un peu comme les équipes de France de handball, on a besoin de les nommer pour qu’elles existent: révolution de la rose, révolution orange, révolution des tulipes… Au-delà des photos de femmes avec un drapeau, une autre caractéristique du romantisme révolutionnaire construit médiatiquement semble être ce besoin de les nommer.

  7. @Vincent: le terme était peut-être là un peu avant cette semaine, mais il signifiait plutôt l’envie que les événements soient une révolution. Nous les français, on aime bien les révolutions, alors dés qu’un peuple se soulève, on revit la notre par procuration ^-^ à défaut de la revivre nous mêmes.
    Plus sérieusement, je crois que ce qu’André montre est vraiment juste, l’image imprime l’imaginaire : ce sera avec elle qu’on se souviendra plus tard de cette révolution, pas avec les mots dits à la radio ou à la télé. On ne se souviendra pas du titre mais du visage de ces femmes.

  8. @Vincent: On va poser la question autrement. Quelle est selon toi la différence entre des troubles publics, manifestations, affrontements avec les forces de l’ordre, émeutes – et une révolution? Comme dans l’antithèse classique “résistant”/”terroriste”, il s’agit ici essentiellement d’une affaire de point de vue ou, côté médias, d’un problème de qualification des événements. La fuite de Ben Ali a bien sûr été le facteur permettant de passer “techniquement” à la qualification révolutionnaire (puisqu’il y avait “renversement” du régime), celle-ci autorisant rétrospectivement à qualifier de “dictature” ce qui était la veille défini comme un “régime autoritaire” (par exemple dans le n° du 12 janvier de l’Express). Le paradoxe qualificatif introduit par cette césure est bien illustré par le fait que les articles ou les dossiers post-14/01 nous racontent un processus révolutionnaire qui débute avec l’immolation de Mohammed Bouazizi et s’étend sur toute la première quinzaine de janvier, alors que cette même chronologie était jusque-là décrite comme une “vague de violence”.

    “Je ne suis vraiment pas sûr que la population française ait eu besoin de cette iconographie pour y voir une révolution.” La chronologie du revirement qualificatif date bien de samedi: la Une de Libé choisissait dès samedi un motif mariannien. L’Express et l’Obs ne sont bien sûr que des exemples venant confirmer du côté des hebdos ce renversement. Dans cette bataille des signifiants, l’image n’est qu’une manifestation des choix interprétatifs parmi d’autres – mais une manifestation précisément apparente et valorisée, comme un titre de Une, et donc interprétée à juste titre comme un élément hautement significatif.

  9. Cette Révolution tunisienne est extraordinairement révélatrice des fractures et de la cécité de la société française, et je trouve que c’est un merveilleux pied de nez qu’un ancien pays colonisé a fait à la République française et à ses leçons de morale républicaine sans pratique interne… Le retard à l’allumage des hommes politiques et de la plupart des médias français est à interroger très sérieusement parce qu’au delà d’être le signe d’un certain manque de recul analytique, il témoigne d’un mystérieux aveuglement et d’un reniement profond des racines de notre République au nom d’un culte actuel et très douteux de l’ordre dit républicain… La bourde d’Alliot-Marie est au fond une fulgurante synthèse de la position dominante dans notre République devant ces émeutes mises en unes comme celles de nos banlieues, comme tu le pointes si bien, c’était la routine interne à notre vie républicaine, la jeunesse en révolte, la même jeunesse, la même révolte qu’à Tremblay. Les images étaient comme chez nous prises de derrière les policiers, sous leur protection, ou tout au moins en face à face… D’où l’impression de ne pas voir d’images de la Révolution dans les médias généralistes, celles qui affleuraient sporadiquement étant des copies conformes de celles des banlieues de notre chère petite République hôtelière, et Ben Ali vivait ce que Chirac et Villepin avaient vécu en 2005. Des émeutes de pauvres…

    Je crois que si la République française avait mieux compris ce qui s’est passé en 2005, et ce qui se passe en son sein, cette Révolution tunisienne n’aurait pas aussi longtemps pris l’aspect d’une révolte immature… Mais comme la lettre volée, cette Révolution était à la fois évidente et invisible, trop évidente pour être visible… qu’un peuple du Maghreb donne une leçon d’Histoire et de ferveur démocratique aux champions universels autoproclamés de la Révolution, c’était inimaginable, surtout qu’en France, la République semble considérer qu’elle doit justement, comme Ben Ali, se protéger de ces foules en révolte…

    Voir des sauvageons excités (sur les photos) se muer en Révolutionnaires romantiques est une leçon d’Hitoire visuelle, les événements de Tunisie ont soudain changé de nature et donc d’images, Alliot-Marie qui intervenait au nom de l’ordre républicain se retrouve soudain, par ce glissement de terrain sémantique, du côté de la dictature… Le rapport émeutes – président s’est mué en rapport Révolution – dictateur…

    Je crois que ce revirement soudain que les deux Unes de L’Express exposent de manière criante, ne masquera pas longtemps le déni profond qui a présidé à la cécité des français, prêts, à juste titre, à soutenir la Révolution verte contre le nouvel Hitler Mondial de service, mais incapables de voir que le cocasse gardien de leurs vacances ensoleillées était un véritable bourreau pour son peuple… Il serait intéressant que cette leçon permette de changer le regard qu’on a porté ici sur les émeutes dites de banlieue et les représentations qu’on en a donné. Il y a peut-être aussi, ici, des aspirations démocratiques informulées derrière les émeutes… Et le mépris de notre Raïs à nous, n’est peut-être pas étranger à la colère du peuple…

  10. Je ne suis vraiment pas sûr que la population française ait eu besoin de cette iconographie pour y voir une révolution, d’autant que le mot était déjà partout dans la presse depuis samedi avec ce terme contestable de “révolution du jasmin”.

    Je suis assez d’accord avec Vincent. Pour moi qui ai vécu cette “révolution” (ou plus exactement son acmé) essentiellement via la radio (et un peu via Twitter), la qualification verbale de révolution a primé, après la fuite de Ben Ali. Les Unes citées ne sont pour moi qu’autant d’équivalents du mot révolution, un peu plus tardifs, émis depuis la France ; je n’ai pas eu besoin des ces traductions iconique en Une de ces magazines pour comprendre que la presse croyait être devant une révolution. Cette petite réserve – ou précision – étant émise, le revirement du traitement iconique de ces événements par la presse valait bien sûr le signalement.

  11. @Olivier: Tu es la preuve qu’il peut y avoir deux corps pour un seul cerveau… 😉

    @Erwan: Ma question initiale porte sur l’image, il est donc difficile de me reprocher de rester dans ce cadre. Ce qui n’exclut nullement d’autres approches – be my guest 😉

    Cela posé, il faut avoir conscience que notre prise en compte de la signification médiatique (ou culturelle) est globale, et qu’elle tient compte d’une grande quantité d’informations, y compris celles qui nous arrivent de manière oblique. Même si le système est en train d’évoluer à grande vitesse, les Unes des hebdos ne sont pas n’importe quelles images et gardent une valeur stratégique. Elles sont par exemple reproduites sous forme d’affiche sur tous les kiosques et sur un certain nombre de supports: même sans lire l’Express, si tu circules dans Paris, il t’est à peu près impossible d’échapper à la vision de cette couv. Mais elles ont aussi un effet indirect, parce qu’elles contribuent à former le jugement des journalistes, qui sont les premiers consommateurs de la presse, et qui situent la Une des hebdos tout en haut de la hiérarchie éditoriale (relire mon billet: “Mitterrand est à la Une de Match“). Le jugement de tel ou tel journaliste ou éditorialiste que tu peux entendre sur les ondes tient compte de ces informations et des effets de valorisation visuelle, même à ton insu. Eh oui, l’image, c’est plus fort que toi! 😉

  12. Tout ça me fait penser qu’il faudrait faire des Visual Studies sur les Visual Studies, parce que dans ce post, la preuve par l’image prend une force assez saisissante. À la limite, on n’a pas besoin de lire le texte pour comprendre le propos.

  13. @Vincent: Je prends ça pour un compliment 😉

  14. A défaut de photographies symboliques de cette révolution et qui seraient des citations (de l’histoire des images de presse ou de l’histoire de l’art), peut-être qu’une photographie comme celle de Ben Ali visitant Mohamed Bouazizi dans sa chambre d’hôpital, avant qu’il ne décède, pourrait biendevenir emblématique (moins “par défaut” que par une lente maturation) de cet événement historique.

    Non ?

  15. Et ça recommence avec Alger, http://www.leparisien.fr/international/marche-interdite-a-alger-des-blesses-et-des-arrestations-22-01-2011-1239009.php

    des prises de vue derrière les policiers, façon émeutes de banlieues françaises… Ces jeunes là veulent la liberté et la démocratie… et d’ailleurs ils ne sont pas tous jeunes !

  16. j’interprète sans doute, certainement, probablement, mais ces images de femmes “en révolution” font écho à la place de ce genre dans l’imaginaire et la réalité tunisienne, depuis Bourguiba : “les femmes, aussi”, depuis fort longtemps, et sans doute, probablement, certainement, dans la compréhension et la suite d’un mouvement que ne parviennent pas à infiltrer les traditionalistes islamiques (en Tunisie, d’ailleurs, et aussi, la part était (et sera) faite belle à toutes les religions tant qu’elle n’assombrissaient pas la laïcité de la République)

  17. Phénomène visuel très intéressant ici : http://www.lefigaro.fr/international/2011/01/22/01003-20110122ARTFIG00442-une-manifestation-pour-la-democratie-empechee-a-alger.php

    Toujours derrière les policiers mais ce ne sont plus des émeutiers immatures mais des Révolutionnaires qui sont en face. Mixte des deux positions successives de la presse française sur la Révolution tunisienne… Une leçon aurait-elle été tirée de l’expérience tunisienne ?