S'indigner peut-être. Se souvenir sûrement

Par  - 20 January 2011 - 9 h 04 min [English]

«Comme universitaire, comme chercheur et comme enseignant, j’appartiens à la fonction publique d’état. L’école, l’enseignement, l’apprentissage, la formation ne font clairement pas partie des missions que l’on qualifie habituellement de régaliennes. Ainsi donc tout comme les médecins, les infirmières et tant d’autres, les universitaires, les chercheurs, les enseignants, de la maternelle à l’université pourraient donc, demain, ne plus faire partie de la fonction publique.»

Par Olivier Ertzscheid, Affordance.info, 19/01/2011

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2 Responses to “ S'indigner peut-être. Se souvenir sûrement ”

  1. En parallèle à cette réflexion, je signale la journée d’action intersyndicale pour la titularisation des agents de la Fonction Publique, ponctuée par une manifestation parisienne le 20 janvier (RV à Jussieu à 12h). Je recopie ci-dessous l’argumentaire diffusé par SUD-Etudiant EHESS:

    “De fait, aujourd’hui, les agents non titulaires de la Fonction publique représentent 16, 5% de l’effectif total, soit 842 000 personnes. Ce sont majoritairement des jeunes, et des femmes, à 57%. L’Éducation Nationale est le plus grand pourvoyeur d’agents non titulaires de la Fonction Publique, (165 000 agents en 2009-2010). L’enseignement Supérieur et la Recherche connaît une hausse ininterrompue du recrutement de personnels précaires. Cette tendance est encouragée par la Loi LRU, le désengagement croissant de l’État de son budget et la restructuration de la carte universitaire. Pour autant, cela ne comble pas le manque de recrutement global car pour 4 emplois de titulaires non remplacés, est créé un emploi de non titulaire.

    “Les agents contractuels sont confrontés à de lourdes surcharges de travail par rapport aux titulaires, des salaires à la baisse qui ne correspondent pas à leur niveau de qualification et un manque de reconnaissance de leur activité. En raison de la baisse drastique de postes dans l’Enseignement, l’enseignement supérieur et la recherche, les conditions de travail et de rémunération de ces agents n’ont cessé de se dégrader. La précarité s’étend, donnant lieu à nombre de luttes exemplaires, comme celles de l’ENS, dont 8 contractuels sont de nouveau en grève depuis le 10 janvier.

    “Le projet gouvernemental de décembre 2010, concernant la titularisation des agents contractuels ne répond en rien aux attentes de chacun-e d’entre eux/elles. Il ne propose aucune amélioration efficiente des conditions d’emploi, et une législation de l’ultra précarité sous la forme d’un contrat « à terme incertain », contrat créé par le décret 2009-1482 de décembre 2009, qui devait être testé pour une durée de cinq années, alors qu’il fait déjà l’unanimité contre lui. Enfin, il ne propose aucune augmentation conséquente des postes, adéquate aux besoins de fonctionnement d’un service public de qualité. Légalement, la norme de l’emploi dans la Fonction Publique doit être l’emploi de titulaires statutaires (Article 3 de la loi N°83-634 constituant le titre 1 du statut général des fonctionnaires). L’emploi de non titulaires devrait être marginal et dérogatoire. Nous voulons que cette disposition soit respectée.

    “En mettant les personnels non-titulaires sous une pression permanente, les répercussions sont aussi fortes sur nos conditions d’études. La fédération des syndicats SUD Étudiant et l’Union Syndicale Solidaires demandent un plan conséquent de titularisation des agents de la Fonction Publique, ainsi qu’une augmentation du nombre de postes dans tous les secteurs.

    “Il faut mettre fin à l’arbitraire qui préside au recrutement et la gestion des agents contractuels de la Fonction Publique, il faut une rémunération harmonisée avec celle des fonctionnaires : à travail égal, salaire égal.”

  2. Que voilà un texte agréable à lire (dernier paragraphe de l’appel SUD-Étudiant) !

    Il y a looooongtemps, j’ai été vacataire à l’université. Rapporté à l’heure de face à face pédagogique, ça faisait 3 fois moins. C’était d’ailleurs largement assumé par le directeur d’UER qui pouvait ainsi habiller ses plannings à moins cher.

    En plus, on était payé en 1 fois, au début de l’année civile qui suivait l’année scolaire écoulée.

    Et les syndicats s’en battaient l’œil ouvertement. Le plus mobilisé (je peux citer le nom de l’intéressé) m’avait expliquer que c’était à la suite de la décision du xx/xx/xx (ça je ne m’en souviens plus) que la rémunération des vacataires avaient été déconnectée de celles des titulaires.

    Il est vrai que c’étaient les syndicats d’enseignants.
    À l’époque, j’étais doctorant.
    Tiens !, c’est un syndicat étudiant qui appelle !!!

    Merci donc, André, de relayer.