{"id":2469,"date":"2012-07-29T07:30:16","date_gmt":"2012-07-29T05:30:16","guid":{"rendered":"http:\/\/culturevisuelle.org\/icones\/?p=2469"},"modified":"2012-07-29T07:30:16","modified_gmt":"2012-07-29T05:30:16","slug":"les-photos-quon-ne-montre-pas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/2469\/","title":{"rendered":"Les photos qu&#039;on ne montre pas"},"content":{"rendered":"<p>H\u00f4tel T. \u00e0 Lisbonne. Vacances en famille, dans deux chambres s\u00e9par\u00e9es. Bonne surprise: chacune est \u00e9quip\u00e9e d&rsquo;un ordinateur Apple dernier cri (iMac 21&Prime;). C&rsquo;est la premi\u00e8re fois que je vois proposer un tel \u00e9quipement, dans une gamme de prix raisonnable. Mais celui-ci appara\u00eet d&#8217;embl\u00e9e comme un service \u00e9vident, vou\u00e9 \u00e0 s&rsquo;\u00e9tendre. En une semaine, nous n&rsquo;avons pas d\u00fb allumer plus d&rsquo;une fois la t\u00e9l\u00e9. L&rsquo;ordinateur, en revanche, a servi presque quotidiennement, pour v\u00e9rifier ou envoyer des mails, chercher un renseignement, visionner et envoyer des photos \u2013 et pour les enfants, visionner leurs auteurs favoris sur YouTube.<\/p>\n<p>Nous sommes partis avec deux appareils photo et une cam\u00e9ra vid\u00e9o. Apr\u00e8s une unique tentative, le gros reflex r\u00e9int\u00e8grera vite la valise. Trop lourd, trop encombrant, quand le compact donne un r\u00e9sultat visiblement suffisant, pour une g\u00eane bien moindre. La cam\u00e9ra, elle aussi, n&rsquo;a gu\u00e8re servi (une seule fois, pour filmer les poissons de l&rsquo;Oceanorium). Reste le compact, qui a suivi fid\u00e8lement les \u00e9tapes du s\u00e9jour, passant de main en main, au gr\u00e9 des envies d&rsquo;image.<!--more-->Une fois \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel, il fallait choisir qui des enfants ou des parents allait r\u00e9cup\u00e9rer l&rsquo;appareil pour proc\u00e9der \u00e0 sa s\u00e9lection et \u00e0 ses envois. Une quinzaine d&rsquo;images seulement, soigneusement choisies, parfois retouch\u00e9es, ont ainsi \u00e9t\u00e9 transmises, soit par e-mail \u00e0 des proches, soit sur Facebook \u2013 mais c&rsquo;est bien la quasi int\u00e9gralit\u00e9 des 434 photos qui a \u00e9t\u00e9 dupliqu\u00e9e sur les deux ordinateurs mis \u00e0 notre disposition.<\/p>\n<p>Nous avons souri en constatant que des clients pr\u00e9c\u00e9dents avaient laiss\u00e9 tra\u00eener quelques traces photographiques de leur passage, et fait bien attention de proc\u00e9der aux d\u00e9connexions et effacements n\u00e9cessaires avant notre d\u00e9part. L&rsquo;ordinateur \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel est visiblement une pratique encore trop neuve pour que le <em>room service<\/em> ne pense \u00e0 vider la corbeille num\u00e9rique apr\u00e8s chaque s\u00e9jour.<\/p>\n<p>Ce qui fait bien les affaires du chercheur en \u00e9tudes visuelles: j&rsquo;ai ainsi pu consulter 683 photos issues de quatres productions diff\u00e9rentes, effectu\u00e9es entre d\u00e9cembre 2011 et avril 2012, stock\u00e9es sur iPhoto (dont une mise dans la corbeille, mais en oubliant de la vider, donc r\u00e9cup\u00e9rable).<\/p>\n<p>M\u00eame si elle est plus expos\u00e9e que jamais, la photo priv\u00e9e continue d&rsquo;\u00e9chapper aux regards. Ce que nous pouvons en voir sur les r\u00e9seaux sociaux, immense corpus \u00e0 la visibilit\u00e9 capricieuse, n&rsquo;en reste pas moins comme la partie \u00e9merg\u00e9e de l&rsquo;iceberg \u2013 l&rsquo;image s\u00e9lectionn\u00e9e et th\u00e9\u00e2tralis\u00e9e de l&rsquo;album, celle \u00e0 partir de laquelle on a toujours construit l&rsquo;approche de la photo amateur, en oubliant tout le reste: les bo\u00eetes pleines de tirages en d\u00e9sordre, sans l\u00e9gende ni indication de contexte, pourtant pieusement conserv\u00e9s.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 pourquoi l&rsquo;\u00e9chantillon de photos vol\u00e9es de l&rsquo;h\u00f4tel est si pr\u00e9cieux. Ce qu&rsquo;il me permet d&rsquo;apercevoir est un usage \u00e0 la fois fortement structur\u00e9 et contextualis\u00e9, avant s\u00e9lection. Plusieurs des groupes d&rsquo;images ont \u00e9t\u00e9, comme les n\u00f4tres, t\u00e9l\u00e9charg\u00e9s sur l&rsquo;ordinateur en vue d&rsquo;op\u00e9rations de gestion, de tri ou d&rsquo;envoi. La continuit\u00e9 de la num\u00e9rotation des fichiers garantit l&rsquo;exhaustivit\u00e9 des sous-ensembles et livre des indications irrempla\u00e7ables sur l&rsquo;it\u00e9ration et la fr\u00e9quence de l&rsquo;op\u00e9ration photographique.<\/p>\n<p>Les quatre groupes sont tr\u00e8s diff\u00e9rents. Le plus ancien ne comporte que des images anonymes d&rsquo;une exposition au mus\u00e9e d&rsquo;histoire naturelle. Le plus restreint est compos\u00e9 des photos d&rsquo;un couple et leurs t\u00e9moins \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;un mariage civil. Le troisi\u00e8me fournit un ensemble d&rsquo;images disparates d&rsquo;un jeune couple de touristes, arriv\u00e9 d&rsquo;Espagne en car. Comme souvent, l&#8217;empreinte photographique est prolixe en d\u00e9tails, mais r\u00e9tive \u00e0 livrer une vue g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p>La production la plus remarquable est aussi la plus nombreuse: environ 500 images, effectu\u00e9es l&rsquo;espace d&rsquo;un long week-end en avril, par un couple de jeunes femmes visiblement tr\u00e8s amoureuses. Les circonstances dans lesquelles j&rsquo;ai pris connaissance de ces photos m&rsquo;interdisent non seulement de les reproduire, mais aussi de les d\u00e9crire de fa\u00e7on d\u00e9taill\u00e9e. Je me bornerai donc \u00e0 quelques remarques issues de leur observation.<\/p>\n<p>Une des photos fournit une indication cruciale, qui permet de comprendre que l&rsquo;ensemble des photos est mal dat\u00e9. Pour les chercheurs, la datation de la prise de vue par l&rsquo;interm\u00e9diaire des donn\u00e9es Exif a paru une vraie b\u00e9n\u00e9diction. Encore faut-il avoir proc\u00e9d\u00e9 correctement au r\u00e9glage de l&rsquo;appareil, car ce groupe d&rsquo;images montre le peu de fiabilit\u00e9 de ces informations, qu&rsquo;il faut pouvoir contr\u00f4ler de mani\u00e8re externe.<\/p>\n<p>La question qui revient le plus souvent \u00e0 propos de la photographie num\u00e9rique est celle du nombre ou plut\u00f4t <a href=\"http:\/\/culturevisuelle.org\/totem\/1662\" target=\"_blank\">de la pl\u00e9thore d&rsquo;images<\/a>. Depuis l&rsquo;introduction de cette technologie, les m\u00e9taphores abondent pour exprimer l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un flot d&rsquo;images qui submergerait nos \u00e9crans et nos consciences. Il est incontestable que la production et le stockage num\u00e9rique, en r\u00e9duisant consid\u00e9rablement les co\u00fbts, ont favoris\u00e9 la multiplication des prises de vues.<\/p>\n<p>Mais \u00e0 partir de quand \u00ab\u00a0beaucoup\u00a0\u00bb devient-il \u00ab\u00a0trop\u00a0\u00bb? Dans l&rsquo;histoire de la photographie, la transition de la plaque unique \u00e0 la pellicule a \u00e9t\u00e9 accompagn\u00e9e des m\u00eames d\u00e9bats. Cette appr\u00e9ciation para\u00eet donc essentiellement relative. Les besoins \u00e9voluent en fonction des possibilit\u00e9s techniques et des outils de gestion disponibles. On peut multiplier les clich\u00e9s d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement important, pour augmenter les chances d&rsquo;en conserver une image convenable. Mais chacun sait que la s\u00e9lection a posteriori demande un effort qui doit \u00eatre justement mesur\u00e9, et nul n&rsquo;applique \u00e0 toutes les occasions photographiques la prise de vue en rafale qui en fournirait th\u00e9oriquement l&rsquo;enregistrement le plus complet.<\/p>\n<p>Plut\u00f4t qu&rsquo;une d\u00e9pense d&rsquo;images inconsid\u00e9r\u00e9e, l&rsquo;examen du groupe d&rsquo;images des deux jeunes femmes montre un usage adapt\u00e9 de la capacit\u00e9 num\u00e9rique. La r\u00e9alisation de 150 \u00e0 200 photos par jour correspond \u00e0 un programme touristique charg\u00e9 et \u00e0 une prise de note scrupuleuse. Pour avoir parcouru l&rsquo;un ou l&rsquo;autre itin\u00e9raire dans la capitale portugaise, je reconnais les monuments ou les d\u00e9tails dignes d&rsquo;attention. Si j&rsquo;appuie moins souvent sur le d\u00e9clencheur, je peux juger de la s\u00fbret\u00e9 du regard, de la ma\u00eetrise du cadre. Il y a peu de r\u00e9p\u00e9titions, mais une vision fouill\u00e9e, toujours int\u00e9ressante. L&rsquo;ensemble fournit tout simplement un reportage d\u00e9taill\u00e9 de la visite, le compte rendu pr\u00e9cis de ce qui a \u00e9t\u00e9 vu et appr\u00e9ci\u00e9. De quel droit refuserait-on \u00e0 ces touristes d&rsquo;en garder le souvenir? Quel serait le juge habilit\u00e9 \u00e0 d\u00e9cr\u00e9ter que ces images sont de trop?<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, ce que d\u00e9voile ce regard insistant n&rsquo;est autre que la comp\u00e9tence mise en \u0153uvre par l&rsquo;exercice m\u00eame du tourisme. Le Grand Tour enjoignait d&rsquo;appliquer au monde la vision attentive et d\u00e9tach\u00e9e de l&rsquo;artiste ou du savant. Rien de plus sot que de condamner la compulsion visuelle du touriste: c&rsquo;est l&rsquo;Occident qui a construit ce regard esth\u00e8te. Le catalogue des objets captur\u00e9s \u2013 fa\u00e7ades, portails, places, ruelles, panoramas, graffitis, sans oublier les d\u00e9cors de fa\u00efence, dont je peux moi aussi reconna\u00eetre et appr\u00e9cier l&rsquo;exotisme \u2013 t\u00e9moigne de l&rsquo;existence d&rsquo;une doctrine approfondie du pittoresque, dont la ma\u00eetrise est l&rsquo;une des conditions essentielles du plaisir que nous trouvons au voyage.<\/p>\n<p>Mais les deux jeunes femmes n&rsquo;ont pas fait que photographier le paysage urbain. La signature \u00e0 la fois conventionnelle et tr\u00e8s personnelle de leur reportage est assur\u00e9e par plusieurs dizaines d&rsquo;images o\u00f9 elles apparaissent, ensemble ou s\u00e9par\u00e9ment, camp\u00e9es sur les lieux de leur promenade comme pour en attester la souriante appropriation.<\/p>\n<p>Tout exercice iconographique comporte une part conventionnelle, condition de son interpr\u00e9tabilit\u00e9. La photographie priv\u00e9e, et tout particuli\u00e8rement le portrait, manifeste \u00e0 un haut degr\u00e9 ce caract\u00e8re dont on ne retient g\u00e9n\u00e9ralement que l&rsquo;allure st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9e. Le respect de la norme n&rsquo;exclut pourtant nullement la dimension expressive et personnelle. Ce paradoxe m&rsquo;est tout particuli\u00e8rement apparu en contemplant ces visages dont l&rsquo;expression amicale ne m&rsquo;\u00e9tait par d\u00e9finition pas destin\u00e9e. L&rsquo;aspect r\u00e9p\u00e9titif des portraits doubles, la plupart effectu\u00e9s \u00e0 bout de bras, l&rsquo;objectif retourn\u00e9 en direction des sujets, n&rsquo;\u00f4tait rien \u00e0 la manifestation tr\u00e8s individualis\u00e9e de l&rsquo;identit\u00e9 du couple, qui \u00e9tait le message principal de ces photos.<\/p>\n<p>C&rsquo;est le sentiment d&rsquo;usurper par effraction l&rsquo;amiti\u00e9 distill\u00e9e par ce groupe d&rsquo;images qui m&rsquo;a fait comprendre la dimension de fondamentale intimit\u00e9 de ce corpus. Impossible de regarder ces portraits souriants sans ressentir \u00e0 mon tour de l&rsquo;affection pour ces jeunes femmes. Cette amiti\u00e9 dont je ne pouvais pas \u00eatre destinataire \u00e9tait comme un reflet de l&rsquo;amour inscrit dans ces images \u2013 un amour qui ne me regardait pas et qui \u00e9tait destin\u00e9 \u00e0 demeurer enclos dans l&rsquo;intimit\u00e9 de ce couple. Ce que je venais ainsi d&rsquo;apercevoir \u00e9tait l&rsquo;envers de la dimension th\u00e9\u00e2trale de la photographie s\u00e9lectionn\u00e9e de l&rsquo;album: c&rsquo;\u00e9tait pr\u00e9cis\u00e9ment la dimension priv\u00e9e de ce groupe d&rsquo;images.<\/p>\n<p>Je ne peux affirmer qu&rsquo;aucune de ces photos n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 t\u00e9l\u00e9charg\u00e9e sur Facebook ni envoy\u00e9e \u00e0 un proche, et il est vraisemblable que l&rsquo;une ou l&rsquo;autre aura servi, t\u00f4t ou tard, de souvenir partag\u00e9. Mais ce dont je suis s\u00fbr, ce que ces images me disent, c&rsquo;est qu&rsquo;en tant que production autonome, elles ont servi \u00e0 \u00e9crire l&rsquo;histoire priv\u00e9e de ce couple. Au moment o\u00f9 elles ont \u00e9t\u00e9 faites, ces photos ne regardaient qu&rsquo;elles, ces sourires \u00e9taient leur miroir. Les r\u00e9aliser et les regarder ensemble a \u00e9t\u00e9 aussi important que le voyage qui en a donn\u00e9 l&rsquo;occasion.<\/p>\n<p>Il m&rsquo;a fallu les photos de l&rsquo;h\u00f4tel pour reconna\u00eetre les m\u00eames enjeux sur mes propres images. Le caract\u00e8re plus conventionnel de telle ou telle d&rsquo;entre elles permet de l&rsquo;utiliser comme une carte postale \u00e0 l&rsquo;intention de la famille ou des amis. Mais il y a aussi des sourires qui ne regardent que nous, qui sont la trace de notre bonheur d&rsquo;\u00eatre ensemble, que nous nous adressons \u00e0 travers l&rsquo;objectif. Et d&rsquo;autres moments dont le souvenir engage le plus intime, qui ne sont pas faits pour \u00eatre montr\u00e9s. La photo sait si bien \u00e9crire ces pages, si bien garder la trace de cette familiarit\u00e9 que personne d&rsquo;autre ne verra \u2013 c&rsquo;est cela qui nous la rend si pr\u00e9cieuse.<\/p>\n<p>Bourdieu n&rsquo;a pas vu l&rsquo;intimit\u00e9 des photos amateur, parce qu&rsquo;il avait demand\u00e9 qu&rsquo;on les lui montre. J&rsquo;ai pu l&rsquo;apercevoir parce que je n&rsquo;ai rien demand\u00e9. La vraie photographie priv\u00e9e sont les photos que l&rsquo;on ne montre pas, que l&rsquo;on n&rsquo;a pas besoin de montrer, juste de partager avec ceux qu&rsquo;on aime, et puis de garder dans un coin, comme une relique du bonheur. La photographie touristique n&rsquo;est pas cet exercice ridicule et vain maintes fois moqu\u00e9, mais la r\u00e9activation p\u00e9riodique de cette r\u00e8gle \u00e9l\u00e9mentaire.<\/p>\n<p>En motivant la production photographique par l&rsquo;exotisme et l&rsquo;exp\u00e9rience commune, l&rsquo;aventure touristique est une forme de cr\u00e9ation d&rsquo;histoire priv\u00e9e qui s&rsquo;accomplit par l&rsquo;image. Rien de moins que ce que l&rsquo;iconographie des princes avait jadis pour mission de manifester. V\u00e9rifier sur l&rsquo;\u00e9cran de l&rsquo;ordinateur la constitution de cette histoire, voil\u00e0 ce qui rendait si urgent d&rsquo;y afficher chaque jour nos photos.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>H\u00f4tel T. \u00e0 Lisbonne. Vacances en famille, dans deux chambres s\u00e9par\u00e9es. Bonne surprise: chacune est \u00e9quip\u00e9e d&rsquo;un ordinateur Apple dernier cri (iMac [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[24,26,28],"tags":[32,62],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p80eNK-DP","jetpack-related-posts":[{"id":458,"url":"https:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/458\/","url_meta":{"origin":2469,"position":0},"title":"BHVP: ne r\u00e9veillez pas une archive qui dort","date":"16 mars 2010","format":false,"excerpt":"Vif \u00e9moi aujourd'hui parmi mes contacts Facebook, alarm\u00e9s par un article du Monde. Le quotidien \"de r\u00e9f\u00e9rence\" sonne l'alerte: \u00abLe manque de moyens met en p\u00e9ril les archives photos de France-Soir.\u00bb Diantre! Qu'arrive-t-il donc \u00e0 cette auguste collection, astucieusement fourgu\u00e9e par ses propri\u00e9taires \u00e0 la Biblioth\u00e8que historique de la Ville\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Lhivic&quot;","img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/farm4.static.flickr.com\/3629\/3610378352_9d2745ae98.jpg?resize=350%2C200","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":2514,"url":"https:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/2514\/","url_meta":{"origin":2469,"position":1},"title":"La photographie, monument de l&#039;exp\u00e9rience priv\u00e9e","date":"29 septembre 2012","format":false,"excerpt":"Ecrit \u00e0 partir de trois notes revues et augment\u00e9es (( \"Cannes, ou la visibilit\u00e9 au carr\u00e9\", 25\/05\/2012; \"Les photos qu\u2019on ne montre pas\", 29\/07\/2012; \"Photos de vacances\", 05\/09\/2012, L'Atelier des ic\u00f4nes.)), cet article est la version r\u00e9dig\u00e9e de ma contribution au s\u00e9minaire \u201cFotografia e experi\u00eancia: os desafios da imagem na\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Contributions&quot;","img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-content\/uploads\/2012\/09\/01_Trevie.jpg?resize=350%2C200","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":1316,"url":"https:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/1316\/","url_meta":{"origin":2469,"position":2},"title":"Il n&#039;y a pas d&#039;image innocente","date":"11 janvier 2011","format":false,"excerpt":"Occasion d'\u00e9changer, avec ses bons v\u0153ux, des images en tout genres, le jour de l'an livre parfois une perle parmi les banalit\u00e9s d'usage. Jean-Michel Frodon, ancien directeur des Cahiers du Cin\u00e9ma qui s\u00e9vit d\u00e9sormais sur Slate.fr (o\u00f9 son dernier billet rend hommage au talent m\u00e9connu du \"grand artiste\" Fran\u00e7ois-Marie Banier\u2026),\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;En images&quot;","img":{"alt_text":"","src":"","width":0,"height":0},"classes":[]},{"id":1484,"url":"https:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/1484\/","url_meta":{"origin":2469,"position":3},"title":"Naissance d&#039;un photoreporter","date":"20 mars 2011","format":false,"excerpt":"Texte de l'intervention de Hughes L\u00e9glise-Bataille au colloque \"Enjeux de la photographie \u00e0 l'heure d'internet\" (Gens d'images), Maison europ\u00e9enne de la photographie, Paris, 7 d\u00e9cembre 2007, publi\u00e9 \u00e0 l'occasion de sa disparition. Je m\u2019appelle Hughes L\u00e9glise-Bataille, j\u2019ai 39 ans, et dans la vie courante, je ne suis pas photographe mais\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Invit\u00e9s&quot;","img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/farm1.static.flickr.com\/40\/116848269_f1671749e4_z.jpg?resize=350%2C200","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":2327,"url":"https:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/2327\/","url_meta":{"origin":2469,"position":4},"title":"Millenium, la photographie comme preuve \u00e0 l&#039;\u00e8re num\u00e9rique","date":"28 f\u00e9vrier 2012","format":false,"excerpt":"S'il fallait un point d'\u00e9tape pour mesurer la remarquable stabilit\u00e9 du motif de l'authenticit\u00e9 de la photographie \u00e0 l'\u00e8re num\u00e9rique, le film Millenium, les hommes qui n'aimaient pas les femmes (David Fincher, 2012 (( NB. Je n'ai pas encore lu le roman de Stieg Larsson dont ce film est adapt\u00e9.)))\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Lhivic&quot;","img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/millenium-695x304.jpg?resize=350%2C200","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":1853,"url":"https:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/1853\/","url_meta":{"origin":2469,"position":5},"title":"&quot;From here on&quot;, Arles rencontre la photo num\u00e9rique","date":"8 juillet 2011","format":false,"excerpt":"La photo num\u00e9rique enfin reconnue et valoris\u00e9e par le principal festival de photographie, les Rencontres d'Arles? Pas si vite. La prise de position hier de Joan Fontcuberta, artiste reconnu et principal instigateur de l'exposition \"From here on\", c\u00e9l\u00e9brant la \u00abjoie\u00bb de la \u00abr\u00e9volution num\u00e9rique\u00bb dans le cadre du tr\u00e8s officiel\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;imagenum&quot;","img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/farm6.static.flickr.com\/5116\/5912942760_37ce287608.jpg?resize=350%2C200","width":350,"height":200},"classes":[]}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2469"}],"collection":[{"href":"https:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2469"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2469\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2469"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2469"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2469"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}