{"id":835,"date":"2010-06-13T07:57:58","date_gmt":"2010-06-13T05:57:58","guid":{"rendered":"http:\/\/culturevisuelle.org\/icones\/?p=835"},"modified":"2010-06-13T07:57:58","modified_gmt":"2010-06-13T05:57:58","slug":"linventeur-inconnu-louis-figuier-et-la-constitution-de-lhistoire-de-la-photographie-francaise","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/835\/","title":{"rendered":"L\u2019inventeur inconnu. Louis Figuier et la constitution de l\u2019histoire de la photographie fran\u00e7aise"},"content":{"rendered":"<figure style=\"width: 500px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.flickr.com\/photos\/gunthert\/4692864756\/sizes\/l\/\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/farm5.static.flickr.com\/4043\/4692864756_984b81a16d.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"500\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-caption-text\">Fig. 1. F. Wey, &quot;Comment le soleil est devenu peintre&quot; (1853), &quot;L&#39;inconnu montrant une \u00e9preuve photographique \u00e0 M. Charles Chevalier&quot; (dessin de Gustave Janet).<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: left\">L\u2019histoire de la photographie a ses mythes. Son historiographie aussi. Selon un avis largement partag\u00e9 par les sp\u00e9cialistes, jusque dans les ann\u00e9es 1930, celle-ci se d\u00e9ploie sous la forme d\u2019une chronologie des techniques, r\u00e9dig\u00e9e par des praticiens, avant de prendre son essor moderniste, gr\u00e2ce \u00e0 la figure de Beaumont Newhall (Lemagny, Rouill\u00e9, 1986; Frizot, 1995). \u00c0 une histoire de la photographie comme technique aurait succ\u00e9d\u00e9 une histoire de la photographie comme art, qui aurait elle-m\u00eame c\u00e9d\u00e9 la place, plus r\u00e9cemment, \u00e0 une histoire de la photographie comme culture.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Ce sch\u00e9ma pr\u00e9sente plusieurs d\u00e9fauts, notamment celui de s\u2019appuyer sur un seul point de rep\u00e8re initial: la fameuse <em>Geschichte der Photographie<\/em> de l\u2019autrichien Josef-Maria Eder, dont la version classique est publi\u00e9e en 1905, avant d\u2019\u00eatre traduite en anglais et plusieurs fois r\u00e9\u00e9dit\u00e9e jusqu\u2019en 1978. La plupart des histoires g\u00e9n\u00e9ralistes du m\u00e9dium ont puis\u00e9 dans cette base de donn\u00e9es technologiques \u2013 utile encore aujourd\u2019hui, admet-on (Starl, 2005). Pour une bonne raison: il s\u2019agit d\u2019un cas unique dans la sp\u00e9cialit\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019histoire de la photographie n\u2019est pas n\u00e9e du c\u00f4t\u00e9 de la technique. Elle n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie par des praticiens experts, mais par des litt\u00e9rateurs dilettantes, dans le cadre d\u2019initiatives \u00e9ditoriales la plupart du temps ext\u00e9rieures au champ photographique. Pour tenter de comprendre la dynamique dans laquelle elle s\u2019inscrit, on observera ici les conditions de sa naissance, quelque part au milieu du XIXe si\u00e8cle.<\/p>\n<h3><!--more-->Naissance d\u2019une tradition<\/h3>\n<p>En 1874, le douzi\u00e8me volume du <em>Grand dictionnaire universel du XIXe si\u00e8cle<\/em> de Pierre Larousse fait para\u00eetre l\u2019article \u00ab\u00a0Photographie\u00a0\u00bb. Celui-ci s\u2019ouvre sur une synth\u00e8se historique qui r\u00e9capitule l\u2019\u00e9tat contemporain du savoir, appuy\u00e9 sur une large bibliographie dont une quinzaine de volumes sont cit\u00e9s, notamment le <em>Guide du photographe<\/em> (1854) de Charles Chevalier, <em>La Photographie consid\u00e9r\u00e9e comme art et comme industrie<\/em> (1862) des fr\u00e8res Mayer et de Pierre-Louis Pierson, les <em>Dissertations sur la photographie<\/em> (1864) d\u2019Alexandre Ken, le troisi\u00e8me volume des <em>Merveilles de la science<\/em> (1868) de Louis Figuier ou encore <em>Les Merveilles de la photographie<\/em> (1874) de Gaston Tissandier, qui comportent tous de longs d\u00e9veloppements historiques. Fid\u00e8le \u00e0 l\u2019architecture qu\u2019il emprunte \u00e0 ses sources, cet article t\u00e9moigne de l\u2019existence \u00e0 cette date d\u2019une v\u00e9ritable vulgate historique, appuy\u00e9e sur une solide tradition et une litt\u00e9rature fournie.<\/p>\n<p>Cette situation est typiquement fran\u00e7aise. En Angleterre, les chronologies d\u2019un Robert Hunt, exp\u00e9rimentateur et pionnier de la photographie naissante, ne rencontrent qu\u2019un \u00e9cho limit\u00e9 et seront rapidement oubli\u00e9es. Transcription du grand mouvement de diversification technologique des ann\u00e9es 1847-1851, sa longue et scrupuleuse s\u00e9rie de descriptions de proc\u00e9d\u00e9s, en l\u2019absence de toute proposition narrative ou de sch\u00e9ma organis\u00e9 de l\u2019histoire, ne pouvait gu\u00e8re int\u00e9resser le public des praticiens de la p\u00e9riode des ann\u00e9es 1851-1882, marqu\u00e9e par la stabilit\u00e9 de l\u2019usage du collodion humide. \u00c0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 Hunt publie ses travaux, c\u2019est d\u2019une toute autre mani\u00e8re que d\u00e9bute en France l\u2019entreprise qui va marquer les d\u00e9buts de l\u2019histoire de la photographie.<\/p>\n<p>Longtemps cantonn\u00e9es \u00e0 la publication d\u2019ouvrages religieux, les \u00e9ditions Langlois et Leclercq se joignent en 1845 \u00e0 l\u2019essor des connaissances utiles, avec des livres d\u00e9di\u00e9s \u00e0 l\u2019histoire de France, \u00e0 l\u2019histoire naturelle ou \u00e0 la m\u00e9canique. Associ\u00e9s \u00e0 Victor Masson, sp\u00e9cialiste d\u2019\u00e9dition m\u00e9dicale, avec lequel ils ont publi\u00e9 en 1850 le c\u00e9l\u00e8bre manuel de chimie de Victor Regnault, ils commandent \u00e0 un inconnu de 32 ans le premier ouvrage encyclop\u00e9dique de vulgarisation scientifique, l\u2019<em>Exposition et histoire des principales d\u00e9couvertes scientifiques modernes<\/em>, dont l\u2019\u00e9dition initiale, publi\u00e9e en deux volumes en 1851, s\u2019ouvre sur le chapitre consacr\u00e9 \u00e0 la photographie (Figuier, <em>Exposition\u2026<\/em>, 1851).<\/p>\n<p>N\u00e9 en 1819 \u00e0 Montpellier o\u00f9 il a obtenu son doctorat de m\u00e9decine et son agr\u00e9gation de pharmacie, Louis Figuier vient d\u2019achever en 1850 sa th\u00e8se de doctorat \u00e8s sciences, sur l\u2019<em>Action de la lumi\u00e8re sur quelques substances impressionnables<\/em>, sous la direction du chimiste Antoine J\u00e9r\u00f4me Balard, et ne s\u2019est gu\u00e8re fait conna\u00eetre jusque l\u00e0 que par quelques articles sp\u00e9cialis\u00e9s, consacr\u00e9s \u00e0 la photographie, \u00e0 la t\u00e9l\u00e9graphie \u00e9lectrique ou aux a\u00e9rostats, publi\u00e9s dans la <em>Revue des deux Mondes<\/em>.<\/p>\n<p>L\u2019ouvrage remporte un succ\u00e8s imm\u00e9diat, confirm\u00e9 par cinq r\u00e9\u00e9ditions et r\u00e9impressions successives. D\u2019embl\u00e9e, Figuier a trouv\u00e9 son style. Son principal mod\u00e8le sont les <em>Notices<\/em> biographiques de Fran\u00e7ois Arago, \u00e0 qui il emprunte le recours \u00e0 l\u2019histoire comme m\u00e9thode d\u2019exposition de l\u2019information scientifique et technique <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_835_1('footnote_plugin_reference_835_1_1');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_835_1('footnote_plugin_reference_835_1_1');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_835_1_1\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[1]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_835_1_1\" class=\"footnote_tooltip\">Figuier explicite sa m\u00e9thode d\u00e8s 1853 (cf. L. Figuier, Exposition\u2026, vol. 1, 2e \u00e9d. rev. et augm., 1853, p. VI). Il reconna\u00eetra tardivement sa dette envers Arago (cf. id., La Science au&nbsp;&#x2026; <span class=\"footnote_tooltip_continue\"  onclick=\"footnote_moveToReference_835_1('footnote_plugin_reference_835_1_1');\">Continue reading<\/span><\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_835_1_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_835_1_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>.<\/p>\n<p>Il y adjoint un sens aigu de la narration et de l\u2019imagination dramatique, appuy\u00e9s sur l\u2019anecdote et le dialogue en style direct. Loin du lyrisme d\u2019un Michelet, Figuier est plus proche de la verve d\u2019un Dumas: son \u00e9criture, simple et vivante, donne l\u2019impression d\u2019assister sur le vif aux \u00e9v\u00e9nements cruciaux de l\u2019histoire. La dimension technique est soigneusement escamot\u00e9e: proc\u00e9dures ou dispositifs font l\u2019objet de descriptions \u00e9l\u00e9mentaires, qui ont vocation \u00e0 rassurer le lecteur sur la qualit\u00e9 de l\u2019expertise. Malgr\u00e9 les r\u00e9elles comp\u00e9tences scientifiques de Figuier, son approche reste celle d\u2019un litt\u00e9raire et d\u2019un compilateur: \u00e0 aucun moment il ne proc\u00e8de \u00e0 une exp\u00e9rimentation ou une v\u00e9rification, fut-elle th\u00e9orique, et son r\u00e9cit peut tr\u00e8s bien reproduire une description fautive, lorsque celle-ci figure dans la source employ\u00e9e.<\/p>\n<p>En revanche, Figuier excelle dans la mise en perspective. L\u2019un des ressorts narratifs principaux de l\u2019<em>Exposition<\/em> repose dans les nombreux commentaires g\u00e9n\u00e9ralisants qui scandent le texte et visent \u00e0 \u00e9clairer les m\u00e9canismes du progr\u00e8s scientifique et technique, \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler ses causes culturelles et sociales, \u00e0 livrer son sens historique profond. C\u2019est l\u00e0 que r\u00e9side l\u2019atout majeur de la vulgarisation selon Figuier: aucun \u00e9l\u00e9ment du r\u00e9cit n\u2019est isol\u00e9 d\u2019un sch\u00e9ma d\u2019explication, qui forme la structure sous-jacente d\u2019un chapitre ou d\u2019un paragraphe. La fa\u00e7on dont la photographie est envisag\u00e9e comme un ph\u00e9nom\u00e8ne culturel global est remarquable: d\u00e8s 1851, Figuier a song\u00e9 \u00e0 inclure un chapitre consacr\u00e9 \u00e0 ses applications scientifiques, un autre \u00e0 la question de l\u2019art et de la photographie. Pr\u00e8s d\u2019un si\u00e8cle plus tard, l\u2019<em>Histoire de la photographie<\/em> (1945) de Raymond L\u00e9cuyer reproduira encore, jusque dans l\u2019ordre des chapitres, ce d\u00e9coupage.<\/p>\n<p>Fid\u00e8le \u00e0 la mission de l\u2019histoire quand il trace une trame distincte dans la confusion des \u00e9v\u00e9nements, Figuier s\u2019en \u00e9carte n\u00e9anmoins par sa m\u00e9thode, celle de la compilation. N\u2019ayant jamais recours \u00e0 l\u2019archive ou au t\u00e9moignage direct, mais exclusivement \u00e0 des travaux publi\u00e9s, il ne peut proc\u00e9der \u00e0 aucune investigation ni r\u00e9pondre \u00e0 des questions que ne posent pas ses sources. Ses mod\u00e8les explicatifs se limitent \u00e0 commenter les informations connues, sans jamais pouvoir d\u00e9passer l\u2019\u00e9tat du savoir disponible, qu\u2019il se borne \u00e0 organiser.<\/p>\n<p>Par ailleurs, la m\u00e9thode de la compilation correspondant \u00e0 une certaine \u00e9conomie de l\u2019\u00e9criture, Figuier ne jette jamais rien. Au cours des trois \u00e9ditions de l\u2019<em>Exposition<\/em> (1851, 1853, 1854), prolong\u00e9es par les deux \u00e9ditions des <em>Merveilles de la science<\/em> (1868, 1889), on assiste \u00e0 l\u2019expansion d\u2019un texte qui progresse par ajouts, d\u00e9placements et recompositions, mais qui ne modifie que tr\u00e8s rarement sa mati\u00e8re, de sorte que de vastes pans de l\u2019\u00e9dition de 1889 reprennent \u00e0 la virgule pr\u00e8s des \u00e9laborations produites pr\u00e8s de quarante ans plus t\u00f4t. C\u2019est ainsi que se construisent les principaux points de rep\u00e8re de la fameuse vulgate.<\/p>\n<p>D\u00e8s l\u2019\u00e9dition de 1851, le r\u00e9cit de l\u2019invention de la photographie s\u2019organise en trois volets successifs: une pr\u00e9histoire qui s\u2019\u00e9tend des travaux optiques et alchimiques de la Renaissance aux premiers essais de Ni\u00e9pce; la rencontre et la collaboration de Ni\u00e9pce et Daguerre; la divulgation du daguerr\u00e9otype et l\u2019\u00e9moi suscit\u00e9 par cette annonce en 1839.<\/p>\n<p>Pour cet expos\u00e9, Figuier n\u2019a eu besoin que de trois ouvrages: l\u2019inaugural <em>Historique et description des proc\u00e9d\u00e9s du daguerr\u00e9otype<\/em> (1839), qui comprend notamment le fameux \u00ab\u00a0Rapport\u00a0\u00bb d\u2019Arago et divers documents; le pamphlet d\u2019Isidore Ni\u00e9pce <em>Post Tenebras Lux<\/em> (1841), appuy\u00e9 sur la correspondance Ni\u00e9pce-Daguerre; enfin les souvenirs de Marc-Antoine Gaudin, r\u00e9unis dans le premier chapitre de son <em>Trait\u00e9 pratique de photographie<\/em> (1844). Le premier volet est emprunt\u00e9 pour l\u2019essentiel au discours d\u2019Arago, le deuxi\u00e8me s\u2019inspire largement d\u2019Isidore, le troisi\u00e8me combine les informations tir\u00e9es d\u2019Arago et de Gaudin. En historien scrupuleux, Figuier \u00e0 tenu \u00e0 communiquer ses sources: les annexes de l\u2019<em>Exposition<\/em> comprennent la \u00ab\u00a0Notice sur l\u2019h\u00e9liographie\u00a0\u00bb de Ni\u00e9pce, la lettre de f\u00e9vrier 1839 de Francis Bauer, le contrat d\u2019association de Ni\u00e9pce et Daguerre de 1829, ou encore le courrier de Talbot \u00e0 Biot de f\u00e9vrier 1839 \u2013 archives publi\u00e9es par les ouvrages mentionn\u00e9s ci-dessus ou par les <em>Comptes rendus de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences<\/em>.<\/p>\n<p>Cette abondance de documents facilement accessibles, qui contribue \u00e0 forger la sp\u00e9cificit\u00e9 de la situation fran\u00e7aise, s\u2019explique par les d\u00e9bats de priorit\u00e9 qui ont agit\u00e9 l\u2019ann\u00e9e 1839 \u2013 en particulier ceux occasionn\u00e9s par la revendication d\u2019ant\u00e9riorit\u00e9 de Talbot, qui ont pouss\u00e9 Arago \u00e0 faire une large place \u00e0 Ni\u00e9pce dans la pr\u00e9sentation de l\u2019invention (Brunet, 2000). Exception faite des souvenirs de t\u00e9moins directs, cette manne initiale encouragera les contributions historiographiques fran\u00e7aises \u00e0 conserver tout au long du XIXe si\u00e8cle cette pente du commentaire, sans jamais recourir \u00e0 l\u2019archive. Est-ce si grave? Ce sch\u00e9ma ne correspond-il pas pour une large part \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 historique, comme le montre sa conformit\u00e9 avec l\u2019architecture initiale de la plupart des histoires de la photographie modernes?<\/p>\n<p>Mais il est \u00e9galement possible que la fid\u00e9lit\u00e9 au d\u00e9roulement classique de l\u2019histoire de l\u2019invention rel\u00e8ve de l\u2019ob\u00e9issance \u00e0 la vulgate. Chacun des trois volets propos\u00e9s par Figuier peut \u00eatre soumis \u00e0 la critique. C\u2019est pour mieux r\u00e9pondre \u00e0 Talbot, qui invoquait le pr\u00e9c\u00e9dent de Wedgwood en 1802, qu\u2019Arago invente une longue arch\u00e9ologie de la photographie, dont les racines seraient form\u00e9es par la lign\u00e9e de la <em>camera obscura<\/em>, d\u2019une part, et par les exp\u00e9rimentations de la sensibilit\u00e9 des sels d\u2019argent, d\u2019autre part.<\/p>\n<p>Cette option habile n\u2019exclut pas d\u2019autres approches. Hunt, par exemple, inscrit l\u2019invention photographique dans le champ plus vaste des recherches sur la lumi\u00e8re. Les travaux allemands d\u2019inspiration sociologique proposeront au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle de relier la photographie \u00e0 l\u2019histoire des pratiques du portrait (Lichtwark, 1907; Freund, 1936). Mais surtout, aucun des pr\u00e9c\u00e9dents \u00e9voqu\u00e9s par Arago n\u2019a \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9 par les pionniers de l\u2019enregistrement visuel: sa g\u00e9n\u00e9alogie est une construction d\u2019apr\u00e8s coup, que l\u2019historiographie pourrait \u00e9valuer comme un effet, et non une cause, de l\u2019invention daguerrienne.<\/p>\n<figure style=\"width: 372px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.flickr.com\/photos\/gunthert\/4692225307\/sizes\/l\/\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/farm5.static.flickr.com\/4041\/4692225307_de90f0ff6f.jpg\" alt=\"\" width=\"372\" height=\"500\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-caption-text\">Fig. 2. Figuier, Les Merveilles de la Science (1868), &quot;Ni\u00e9pce lisant \u00e0 Daguerre, apr\u00e8s leur association, la description de son proc\u00e9d\u00e9 pour la fixation des images de la chambre obscure&quot;.<\/figcaption><\/figure>\n<p>La place accord\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9pisode de la collaboration Ni\u00e9pce-Daguerre ne r\u00e9sulte pas que des revendications d\u2019Isidore, mais aussi d\u2019un effet de d\u00e9placement et d\u2019un camouflage historiographique. Jusqu\u2019aux travaux de Helmut et Alison Gernsheim, appuy\u00e9s sur la correspondance conserv\u00e9e \u00e0 Saint-Petersbourg, publi\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en 1949 (Kravets, 1949), il \u00e9tait difficile de d\u00e9crire correctement le c\u0153ur de l\u2019histoire primitive de la photographie: la d\u00e9couverte de l\u2019image latente et le processus d\u2019invention du daguerr\u00e9otype, entre 1835 et 1837. Seul l\u2019article de Jean-Baptiste Biot exposant les travaux propres de Daguerre apportait quelque mati\u00e8re \u00e0 ces interrogations \u2013 mais, publi\u00e9 dans le <em>Journal des Savants<\/em> et non dans les <em>Comptes rendus<\/em>, celui-ci \u00e9tait rest\u00e9 ignor\u00e9 de Figuier comme de ses h\u00e9ritiers.<\/p>\n<p>La conclusion qu\u2019en tirera Georges Potonni\u00e9e en 1925 synth\u00e9tise la position de l\u2019historiographie fran\u00e7aise: \u00abLe daguerr\u00e9otype sort de l\u2019h\u00e9liographie. La notice remise par Nic\u00e9phore \u00e0 son associ\u00e9 d\u00e9crit les manipulations du daguerr\u00e9otype, les substances seules \u00e9tant chang\u00e9es. Entre ces deux proc\u00e9d\u00e9s et pour aller de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre, quel chemin a suivi Daguerre? On n\u2019en sait rien; Daguerre s\u2019est t\u00fb l\u00e0-dessus. Tout au plus a-t-il donn\u00e9 \u00e0 Arago quelques explications incompl\u00e8tes.\u00bb<\/p>\n<p>La \u00abconviction\u00bb dont fait \u00e9tat Potonni\u00e9e n\u2019est pas le fruit d\u2019une investigation historique, mais des lacunes de la m\u00e9thode de Figuier qui, s\u2019accommodant d\u2019un trou dans l\u2019histoire de la photographie, le dissimule en d\u00e9portant vers l\u2019amont l\u2019accent du r\u00e9cit. \u00c0 la diff\u00e9rence du mod\u00e8le classique associant une invention \u00e0 un personnage historique, ce choix qui amplifie le r\u00f4le du couple pionnier oriente l\u2019explication du m\u00e9canisme de l\u2019innovation vers un d\u00e9terminisme plus large que l\u2019action individuelle.<\/p>\n<p>C\u2019est encore cette id\u00e9e que favorise Figuier lorsqu\u2019il emprunte \u00e0 Gaudin l\u2019anecdote de la d\u00e9couverte des effets de l\u2019iode par l\u2019empreinte d\u2019une cuiller oubli\u00e9e sur une plaque d\u2019argent. Disant la tenir \u00abde bonne source\u00bb, Gaudin avouait toutefois ignorer lequel des deux inventeurs avait le premier remarqu\u00e9 ce ph\u00e9nom\u00e8ne \u2013 ce qui r\u00e9duisait beaucoup la valeur de l\u2019historiette. Emport\u00e9 par la logique de son r\u00e9cit, Figuier en fait une d\u00e9couverte commune, l\u2019illustration de la collaboration des deux pionniers: \u00abHeureusement, le hasard amena les inventeurs sur la voie v\u00e9ritable. [\u2026] Il arriva un jour qu\u2019une cuiller laiss\u00e9e par m\u00e9garde sur une plaque d\u2019argent iodur\u00e9e y marqua son empreinte, sous l\u2019influence de la lumi\u00e8re ambiante. Cet enseignement ne fut pas perdu\u00bb (Figuier, <em>Exposition\u2026<\/em>, 1851).<\/p>\n<p>Semblable \u00e0 la pomme de Newton, l\u2019anecdote de la cuiller symbolise d\u00e8s la premi\u00e8re \u00e9dition de l\u2019<em>Exposition<\/em> le r\u00f4le d\u2019un d\u00e9terminisme sup\u00e9rieur, qui fait de la photographie, non le privil\u00e8ge d\u2019un seul, mais une invention d\u2019\u00e9poque. Cette vision se trouvera renforc\u00e9e en 1868 dans la version des <em>Merveilles de la science<\/em> par une autre anecdote: celle de l\u2019inventeur inconnu.<\/p>\n<h3>Emprunts crois\u00e9s<\/h3>\n<p>Les deux volumes de l\u2019<em>Exposition<\/em> sont publi\u00e9s en juillet 1851. Le premier \u00e0 saluer cette parution, par un article consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019invention de la photographie, qui lui emprunte nombre d\u2019informations, est Francis Wey, dans les colonnes du journal r\u00e9cemment fond\u00e9 de la Soci\u00e9t\u00e9 h\u00e9liographique, <em>La Lumi\u00e8re<\/em>. Mais, tout en faisant \u00e9cho \u00e0 l\u2019id\u00e9e selon laquelle \u00abla plupart des grandes d\u00e9couvertes [\u2026] sont l\u2019\u0153uvre des soci\u00e9t\u00e9s\u00bb (Wey, \u00ab\u00a0Temps primitifs\u2026\u00a0\u00bb), le critique ne s\u2019attarde gu\u00e8re. Le compte rendu proprement dit de l\u2019ouvrage sera publi\u00e9 quelques semaines plus tard, le 3 ao\u00fbt. Wey loue l\u2019ambition de brosser le panorama des progr\u00e8s contemporains, mais \u00e9reinte la partie consacr\u00e9e \u00e0 la photographie (Wey, \u00ab\u00a0Publications\u2026\u00a0\u00bb). L\u2019avocat de la Soci\u00e9t\u00e9 h\u00e9liographique, militant du calotype, admet la qualit\u00e9 de l\u2019information sur le daguerr\u00e9otype, mais reproche \u00e0 Figuier des \u00abanachronismes\u00bb concernant la photographie sur papier. Il lui conseille de mettre \u00e0 jour ses connaissances, faute de quoi il lui sera impossible de juger convenablement du r\u00f4le esth\u00e9tique du m\u00e9dium.<\/p>\n<p>En sugg\u00e9rant \u00e0 l\u2019auteur de l\u2019<em>Exposition<\/em> de passer d\u2019une histoire du daguerr\u00e9otype \u00e0 une histoire de la photographie proprement dite, Wey vient d\u2019entamer un dialogue fructueux et d\u2019indiquer \u00e0 Figuier les moyens de donner \u00e0 sa notice sa forme achev\u00e9e. D\u00e8s la deuxi\u00e8me \u00e9dition de l\u2019ouvrage, publi\u00e9e au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 1853, le texte conna\u00eet une importante r\u00e9vision. Passant de 71 \u00e0 120 pages, il s\u2019enrichit de larges compl\u00e9ments directement puis\u00e9s dans <em>La Lumi\u00e8re<\/em>. Des passages entiers, consacr\u00e9s par exemple \u00e0 la reproduction des couleurs, sont repris des articles de Lacan sur Hill (Brunet, 2005) ou de ceux que Wey a consacr\u00e9 \u00e0 Ni\u00e9pce de Saint-Victor. Est-ce pour mieux suivre les recommandations du critique? Est-ce parce que leur approche du r\u00e9cit historique concorde en tous points? Les contributions du r\u00e9dacteur de <em>La Lumi\u00e8re<\/em> sont celles qui font l\u2019objet des emprunts les plus nombreux, voire de citations textuelles, avec ou sans guillemets. La fameuse liste des sujets rapides enregistr\u00e9s par les fr\u00e8res Macaire se retrouve <em>ne varietur<\/em> dans l\u2019<em>Exposition<\/em> \u2013 au d\u00e9tail pr\u00e8s que Figuier confond daguerr\u00e9otype et collodion humide, et attribue \u00e0 Frederick Scott Archer la reproduction \u00abde corps anim\u00e9s d\u2019un mouvement rapide, tels que les vagues de la mer soulev\u00e9es par le vent, une voiture emport\u00e9e sur un chemin, un cheval au trot, un navire \u00e0 vapeur en marche avec son panache de fum\u00e9e noire et l\u2019\u00e9cume qui jaillit au choc de ses roues\u00bb (Figuier, Exposition\u2026, 2<sup>e<\/sup> ed.; cf. Gunthert, 1999)!<\/p>\n<p>Mais c\u2019est sur le terrain de la discussion esth\u00e9tique que se marque le plus fortement l&rsquo;ascendant de Wey. Cit\u00e9 explicitement pour la reprise de la longue anecdote du tableau retouch\u00e9 par Courbet (Wey, \u00ab\u00a0De l&rsquo;inconv\u00e9nient\u2026\u00a0\u00bb; Figuier, <em>Exposition<\/em>\u2026, 2<sup>e<\/sup> ed.), le critique est pr\u00e9sent dans toute la derni\u00e8re partie de l\u2019essai, qui reprend l\u2019antith\u00e8se ch\u00e8re aux membres de la Soci\u00e9t\u00e9 h\u00e9liographique du daguerr\u00e9otype, outil d\u2019une reproduction servile, et de la photographie sur papier qui, \u00abproc\u00e9dant par masses \u00e0 la fa\u00e7on d\u2019un grand artiste, sacrifie, avec une merveilleuse intelligence, les d\u00e9tails secondaires au r\u00e9sultat final <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_835_1('footnote_plugin_reference_835_1_2');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_835_1('footnote_plugin_reference_835_1_2');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_835_1_2\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[2]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_835_1_2\" class=\"footnote_tooltip\">Figuier, Exposition\u2026, 2e ed.., p. 116. Reprise de la formule de l\u2019article inaugural de Wey: \u00abParfois, elle proc\u00e8de par masses, d\u00e9daignant le d\u00e9tail comme un ma\u00eetre habile, justifiant la&nbsp;&#x2026; <span class=\"footnote_tooltip_continue\"  onclick=\"footnote_moveToReference_835_1('footnote_plugin_reference_835_1_2');\">Continue reading<\/span><\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_835_1_2').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_835_1_2', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>\u00bb.<\/p>\n<p>D\u00e8s 1853, les principaux jalons de la tradition historiographique fran\u00e7aise sont pos\u00e9s. Ils comprennent notamment l\u2019id\u00e9e d\u2019une longue pr\u00e9histoire, qui s\u2019enracine dans les recherches de la Renaissance et qui s\u2019\u00e9tend jusqu\u2019aux premiers travaux de Ni\u00e9pce. L\u2019\u00e9pisode de la rencontre Ni\u00e9pce-Daguerre est d\u00e9peint comme un tournant de l\u2019histoire de la photographie, mis en relief par les documents et les t\u00e9moignages disponibles.<\/p>\n<p>De ces pr\u00e9mices d\u00e9coule une pr\u00e9sentation de l\u2019invention comme r\u00e9sultat d\u2019un processus long, sympt\u00f4me d\u2019une \u00e9poque et d\u2019une soci\u00e9t\u00e9, sans assignation distincte. L\u2019opposition entre daguerr\u00e9otype et photographie sur papier est employ\u00e9e pour introduire l\u2019id\u00e9e d\u2019un progr\u00e8s des techniques photographiques, en fonction duquel le premier proc\u00e9d\u00e9 est d\u00e9valu\u00e9, d\u00e9crit comme strict processus technique, et le deuxi\u00e8me valoris\u00e9, ouvrant \u00e0 la possibilit\u00e9 d\u2019une utilisation esth\u00e9tique du m\u00e9dium. De l\u00e0, la conviction que la technique photographique s\u2019inscrit dans l\u2019histoire des arts graphiques, \u00e0 laquelle elle participe et qu\u2019elle contribue \u00e0 modifier.<\/p>\n<p>Distinct des autres \u00e9pisodes, le dernier proc\u00e9d\u00e9 en date, le collodion humide, est d\u00e9crit en termes de performances techniques, sous l\u2019angle d\u2019une augmentation manifeste de la sensibilit\u00e9. \u00c0 l\u2019exception du premier moment, emprunt\u00e9 \u00e0 Arago, ce sch\u00e9ma, r\u00e9sultat du dialogue par textes interpos\u00e9s entre Figuier et Wey, va structurer la plupart des \u00e9bauches historiographiques fran\u00e7aises jusque dans les ann\u00e9es 1890 <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_835_1('footnote_plugin_reference_835_1_3');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_835_1('footnote_plugin_reference_835_1_3');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_835_1_3\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[3]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_835_1_3\" class=\"footnote_tooltip\">Notamment les sources de l\u2019article du Larousse (voir ci-dessus). La premi\u00e8re description \u00e0 rompre nettement avec ce r\u00e9cit est la s\u00e9rie des articles constitutifs du livre de souvenirs de F\u00e9lix&nbsp;&#x2026; <span class=\"footnote_tooltip_continue\"  onclick=\"footnote_moveToReference_835_1('footnote_plugin_reference_835_1_3');\">Continue reading<\/span><\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_835_1_3').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_835_1_3', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>.<\/p>\n<p>Pass\u00e9 jusqu\u2019alors inaper\u00e7u, cet \u00e9tonnant conciliabule entre les deux auteurs les plus influents de la photographie du milieu du XIXe si\u00e8cle ne s\u2019arr\u00eate pas l\u00e0. En juin 1853, Francis Wey r\u00e9dige pour le <em>Mus\u00e9e des familles<\/em> un long article d\u2019histoire de la photographie (Wey, \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/culturevisuelle.org\/icones\/829\">Comment le soleil\u2026<\/a>\u00ab\u00a0). \u00c0 son tour, il emprunte nombre de mat\u00e9riaux au vulgarisateur, notamment son int\u00e9ressante th\u00e8se sur le r\u00f4le des demi-savants, ses consid\u00e9rations sur la photographie scientifique ou encore l\u2019anecdote de la cuiller.<\/p>\n<figure style=\"width: 457px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.flickr.com\/photos\/gunthert\/4692231127\/sizes\/l\/\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/farm5.static.flickr.com\/4017\/4692231127_14b55bba88.jpg\" alt=\"\" width=\"457\" height=\"500\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-caption-text\">Fig. 3. Wey, &quot;Comment le soleil est devenu peintre&quot; (1853), &quot;Daguerre d\u00e9couvrant l&#39;effet d&#39;une cuiller oubli\u00e9e sur une plaque&quot; (dessin de Gustave Janet).<\/figcaption><\/figure>\n<p>Comme son coll\u00e8gue, le critique fait parfois preuve d\u2019inattention dans la consultation de ses sources: tout en citant textuellement Figuier, il attribue cette fois \u00e0 Daguerre la compr\u00e9hension des effets de l\u2019iode (fig. 3). Cette synth\u00e8se n\u2019apporte toutefois gu\u00e8re d\u2019\u00e9l\u00e9ments nouveaux, \u00e0 l\u2019exception d\u2019une p\u00e9rip\u00e9tie in\u00e9dite, que Wey a recueilli aupr\u00e8s de l\u2019opticien Charles Chevalier et que celui-ci publiera l\u2019ann\u00e9e suivante: l\u2019histoire d\u2019un jeune homme venu lui acheter une chambre noire en 1826, qui s\u2019av\u00e8re travailler \u00ab\u00e0 fixer les images de la chambre obscure\u00bb et qui laissera \u00e0 l\u2019opticien des photographies positives sur papier, ainsi qu\u2019une petite fiole contenant un produit non identifi\u00e9. \u00abJ\u2019attendis le retour de mon inconnu, raconte Chevalier, mais jamais il ne revint, jamais personne n\u2019en entendit parler <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_835_1('footnote_plugin_reference_835_1_4');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_835_1('footnote_plugin_reference_835_1_4');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_835_1_4\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[4]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_835_1_4\" class=\"footnote_tooltip\">Encore discut\u00e9e par Gernsheim, 1968, p. 51, qui propose de voir sous les traits de l\u2019inventeur le futur assistant de Daguerre, Alphonse Eug\u00e8ne Hubert (voir Roubert, 2005, p. 40-49), cette&nbsp;&#x2026; <span class=\"footnote_tooltip_continue\"  onclick=\"footnote_moveToReference_835_1('footnote_plugin_reference_835_1_4');\">Continue reading<\/span><\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_835_1_4').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_835_1_4', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>.\u00bb (Chevalier, 1854, voir fig. 1).<\/p>\n<p>L\u2019autre caract\u00e9ristique int\u00e9ressante de l\u2019article de Wey est que, accueilli par le <em>Mus\u00e9e des familles<\/em>, journal illustr\u00e9, il b\u00e9n\u00e9ficie du soutien d\u2019une dizaine de gravures. Seules trois d\u2019entre elles copient des originaux photographiques: deux reproductions d\u2019\u0153uvres d\u2019art et une vue contemporaine de la maison de la famille Ni\u00e9pce aux Gras. Deux autres illustrations rassemblent divers portraits (Porta, Davy, Charles; Ni\u00e9pce de Saint-Victor, Fizeau, le Gray, Blanquart-\u00c9vrard, Claudet, Biot, Du Camp). Trois dessins de Gustave Janet repr\u00e9sentent des sc\u00e8nes reconstitu\u00e9es de la chronique primitive du m\u00e9dium: la cuiller de Daguerre, l\u2019inventeur inconnu, Ni\u00e9pce et Daguerre <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_835_1('footnote_plugin_reference_835_1_5');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_835_1('footnote_plugin_reference_835_1_5');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_835_1_5\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[5]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_835_1_5\" class=\"footnote_tooltip\">Une illustration d\u2019ouverture orne \u00e9galement la premi\u00e8re page de l\u2019article: elle repr\u00e9sente Pitre-Chevalier, le directeur du journal, en conversation avec Wey et un certain docteur X, que le&nbsp;&#x2026; <span class=\"footnote_tooltip_continue\"  onclick=\"footnote_moveToReference_835_1('footnote_plugin_reference_835_1_5');\">Continue reading<\/span><\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_835_1_5').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_835_1_5', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script> (Wey, 1853, fig. 4-6).<\/p>\n<figure id=\"attachment_836\" aria-describedby=\"caption-attachment-836\" style=\"width: 685px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-836\" title=\"3xwey685\" src=\"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-content\/uploads\/2010\/06\/3xwey685.jpg\" alt=\"\" width=\"685\" height=\"244\" srcset=\"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-content\/uploads\/2010\/06\/3xwey685.jpg 685w, http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-content\/uploads\/2010\/06\/3xwey685-300x107.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 685px) 100vw, 685px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-836\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 4-6. Dessins de Gustave Janet illustrant l&#39;article de F. Wey, &quot;Comment le soleil est devenu peintre&quot; (1853).<\/figcaption><\/figure>\n<p>Comme tel, cet article constitue la premi\u00e8re histoire illustr\u00e9e de la photographie, et r\u00e9v\u00e8le les probl\u00e8mes des historiographes fran\u00e7ais, confront\u00e9s \u00e0 une absence \u00e0 peu pr\u00e8s compl\u00e8te de traces r\u00e9pertori\u00e9es des premi\u00e8res exp\u00e9riences photographiques <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_835_1('footnote_plugin_reference_835_1_6');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_835_1('footnote_plugin_reference_835_1_6');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_835_1_6\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[6]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_835_1_6\" class=\"footnote_tooltip\">Le \u00ab\u00a0Cardinal d\u2019Amboise\u00a0\u00bb, longtemps tenu pour la plus ancienne \u00e9preuve conserv\u00e9e, ne sera donn\u00e9 \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise de photographie qu\u2019en 1865 par Ni\u00e9pce de Saint-Victor, cf.&nbsp;&#x2026; <span class=\"footnote_tooltip_continue\"  onclick=\"footnote_moveToReference_835_1('footnote_plugin_reference_835_1_6');\">Continue reading<\/span><\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_835_1_6').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_835_1_6', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>. \u00c0 d\u00e9faut de t\u00e9moignages visuels plus cons\u00e9quents, les reconstitutions de Janet repr\u00e9sentent des documents pr\u00e9cieux, ainsi qu\u2019en t\u00e9moigne leur plagiat par Figuier (fig. 7-9).<\/p>\n<p>Celui-ci a bien pris note de la derni\u00e8re contribution de Wey. Lorsque les \u00e9ditions Furne et Jouvet lui proposent, quinze ans plus tard, de r\u00e9aliser une version illustr\u00e9e de son panorama, Figuier confiera \u00e0 Yan\u2019 Dargent l\u2019article du <em>Mus\u00e9e des familles<\/em>, dont le dessinateur tirera quatre illustrations, reprises des sc\u00e8nes reconstitu\u00e9es ainsi que de la vue des Gras.<\/p>\n<figure id=\"attachment_837\" aria-describedby=\"caption-attachment-837\" style=\"width: 685px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-837\" title=\"figuierx3685\" src=\"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-content\/uploads\/2010\/06\/figuierx3685.jpg\" alt=\"\" width=\"685\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-content\/uploads\/2010\/06\/figuierx3685.jpg 685w, http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-content\/uploads\/2010\/06\/figuierx3685-300x131.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 685px) 100vw, 685px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-837\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 7-9. Dessins de Yan&#39; d&#39;Argent illustrant Figuier, Les Merveilles de la Science (1868).<\/figcaption><\/figure>\n<p>Publi\u00e9es en six volumes in-quarto de 1867 \u00e0 1891, <em>Les<\/em> <em>Merveilles de la science, ou description populaire des inventions modernes<\/em> inaugurent le mariage de la vulgarisation scientifique avec l\u2019image \u2013 formule dont la prosp\u00e9rit\u00e9 continue aujourd\u2019hui d\u2019assurer les beaux jours de quelques maisons sp\u00e9cialis\u00e9es. L\u2019illustration grav\u00e9e parach\u00e8ve le syst\u00e8me narratif mis en place par Figuier. Pour le dessinateur form\u00e9 \u00e0 la repr\u00e9sentation de pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, de romans ou d\u2019ouvrages historiques, le texte du vulgarisateur offre une trame famili\u00e8re: \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la reproduction des dispositifs ou des portraits des acteurs, l\u2019iconographie des <em>Merveilles de la science<\/em> fait la part belle \u00e0 la figuration anecdotique ou \u00e0 l\u2019\u00e9vocation fictive.<\/p>\n<p>Pr\u00e9sent dans toutes les biblioth\u00e8ques des familles bourgeoises de la IIIe R\u00e9publique, o\u00f9 il voisine avec le <em>Voyage autour du monde<\/em> de Dumont d\u2019Urville ou les romans illustr\u00e9s de Jules Verne, l\u2019ouvrage de Figuier offre au public cultiv\u00e9 la fresque qui int\u00e8gre la technique et la science au corpus n\u00e9cessaire des savoirs citoyens. Destin\u00e9 par son iconographie \u00e0 des fins p\u00e9dagogiques, il peuple l\u2019imaginaire des jeunes g\u00e9n\u00e9rations par ses descriptions saisissantes et ses illustrations th\u00e9\u00e2trales.<\/p>\n<figure style=\"width: 371px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.flickr.com\/photos\/gunthert\/4692226397\/sizes\/l\/\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/farm5.static.flickr.com\/4017\/4692226397_29ee3a2102.jpg\" alt=\"\" width=\"371\" height=\"500\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-caption-text\">Fig. 10. Figuier, Les Merveilles de la Science (1868), Daguerre d\u00e9couvre la propri\u00e9t\u00e9 de l&#39;iodure d&#39;argent de s&#39;impressionner par l&#39;action de la lumi\u00e8re.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Mais la pr\u00e9sence des images a aussi des effets sur le texte. C\u2019est le plus \u00e9tonnant: parmi les modifications et les ajouts apport\u00e9s \u00e0 la nouvelle \u00e9dition, Figuier a retenu certains contenus <em>en fonction de l\u2019illustration<\/em>. Que l\u2019inventeur inconnu, anecdote savoureuse qui vient renforcer la vision de l\u2019innovation comme ph\u00e9nom\u00e8ne collectif, fasse d\u00e9sormais partie du paysage dramatique de la photographie primitive ne surprendra pas. En revanche, la rectification apport\u00e9e \u00e0 l\u2019historiette f\u00e9tiche de la cuiller provient du d\u00e9calage introduit par Wey (qui associe au seul Daguerre un effet que Figuier avait \u00e9galement r\u00e9parti entre les deux pionniers) et de sa traduction iconographique par Janet, recopi\u00e9e par Dargent.<\/p>\n<p>Forc\u00e9 d\u2019adapter son texte \u00e0 l\u2019illustration, l\u2019historien se plie \u00e0 la le\u00e7on de l\u2019image et corrige son interpr\u00e9tation initiale: \u00abLe hasard r\u00e9v\u00e9la \u00e0 Daguerre la propri\u00e9t\u00e9 dont jouit l\u2019iodure d\u2019argent, de se modifier avec une promptitude extraordinaire sous l\u2019influence de l\u2019agent lumineux. Un jour, comme il avait laiss\u00e9 par m\u00e9garde une cuiller sur une plaque qu\u2019il venait de traiter par l\u2019iode, il trouva l\u2019image de cette cuiller dessin\u00e9e en noir sur le fond de la lame m\u00e9tallique\u00bb (Figuier, 1868).<\/p>\n<p>Qu\u2019un Gernsheim trouve justifi\u00e9 de discuter cette anecdote jusque dans la seconde \u00e9dition de sa biographie de Daguerre, publi\u00e9e un si\u00e8cle apr\u00e8s <em>Les Merveilles de la science<\/em>, t\u00e9moigne du type d\u2019historiographie dont est issue l\u2019histoire de la photographie (Gernsheim, 1968). \u00c0 l\u2019aune de l\u2019entreprise de vulgarisation, il est plus important de faire comprendre, de donner les cl\u00e9s d\u2019un fonctionnement g\u00e9n\u00e9ral, que de respecter \u00e0 la lettre les d\u00e9tails d\u2019une description (Beguet, 1990).<\/p>\n<p>Dans ce cadre o\u00f9 la p\u00e9dagogie prime sur la v\u00e9racit\u00e9, les \u00e9nonc\u00e9s peuvent devenir flottants, \u00eatre d\u00e9plac\u00e9s, s\u2019adapter \u00e0 un contexte. Ce que r\u00e9clament les contemporains, c\u2019est une explication \u00e0 cette nouveaut\u00e9 radicale qui a chang\u00e9 leur vie et leur mani\u00e8re de penser: le progr\u00e8s scientifique et technique. C\u2019est cette tradition que Figuier contribue \u00e0 inaugurer, dans laquelle s\u2019inscrit l\u2019historiographie photographique fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas l\u2019\u00e9rudition savante qui a pr\u00e9par\u00e9 l\u2019acc\u00e8s au savoir historique de la photographie. L\u2019exemple d\u2019Arago avait \u00e9tabli la l\u00e9gitimit\u00e9 de l\u2019interrogation du pass\u00e9 \u00e0 l\u2019endroit du m\u00e9dium. Encourag\u00e9 par les d\u00e9bats de <em>La Lumi\u00e8re<\/em>, Figuier lui accorde une place de choix dans son panorama des inventions. Comme le montre la comparaison avec d\u2019autres entreprises contemporaines, la pr\u00e9sence de la photographie dans cet ensemble n\u2019allait pas de soi. La pr\u00e9cocit\u00e9 et la popularit\u00e9 de cet accueil furent autant d\u2019atouts favorisant un processus de reconnaissance culturelle.<\/p>\n<p>Mais la fortune de la photographie ne fut pas seulement de figurer entre les a\u00e9rostats et les poudres de guerre dans un ouvrage grand public. C\u2019est parce que le m\u00e9dium a pu susciter une l\u00e9gende haute en couleurs, digne des inventions majeures de la p\u00e9riode, qu\u2019il a m\u00e9rit\u00e9 d\u2019entrer dans la s\u00e9rie. En d\u2019autres termes, c\u2019est l\u2019\u00e9conomie m\u00eame de la narration qui a produit les ajustements n\u00e9cessaires \u00e0 cette m\u00e9tamorphose. Figuier brosse le tableau d\u2019une histoire humaine, accessible, d\u00e9barrass\u00e9e de ses subtilit\u00e9s techniques, \u00e9maill\u00e9e de hauts faits et d\u2019incidents apparemment mineurs, auxquels le r\u00e9cit conf\u00e8re une valeur m\u00e9taphorique: c\u2019est cette histoire et son prolongement iconographique qui font de la photographie un mod\u00e8le des \u201cprincipales d\u00e9couvertes scientifiques\u201d du XIXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-502\" title=\"filet650-500\" src=\"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-content\/uploads\/2010\/04\/filet650.png\" alt=\"\" width=\"650\" height=\"2\" srcset=\"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-content\/uploads\/2010\/04\/filet650.png 650w, http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-content\/uploads\/2010\/04\/filet650-150x2.png 150w, http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-content\/uploads\/2010\/04\/filet650-300x1.png 300w\" sizes=\"(max-width: 650px) 100vw, 650px\" \/><\/p>\n<p><strong>Citation<\/strong>: Andr\u00e9 Gunthert, \u00ab\u00a0L\u2019inventeur inconnu. Louis Figuier et la constitution de l\u2019histoire de la photographie fran\u00e7aise\u00a0\u00bb, <em>\u00c9tudes photographiques<\/em>, n\u00b0 16, mai 2005, p. 6-18 (en ligne: http:\/\/culturevisuelle.org\/icones\/835). <a href=\"http:\/\/halshs.archives-ouvertes.fr\/halshs-00004637\/fr\/\">T\u00e9l\u00e9charger le pdf<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter\" title=\"filet650-500\" src=\"..\/files\/2010\/04\/filet650.png\" alt=\"\" width=\"650\" height=\"2\" \/><\/p>\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Bruno B\u00e9guet (dir.), <em>La Science pour tous. Sur la vulgarisation scientifique, 1850-1914<\/em>, Paris, Bibl. du CNAM, 1990.<\/li>\n<li>Jean-Baptiste Biot, \u00ab\u00a0Sur les effets chimiques des radiations et sur l\u2019emploi qu\u2019en a fait M. Daguerre\u2026\u00a0\u00bb, extrait du <em>Journal des Savants<\/em>, Paris, Imprimerie royale, s. d. [mars 1839].<\/li>\n<li>Marta Braun, \u00ab\u00a0Beaumont Newhall et l\u2019historiographie de la photographie anglophone\u00a0\u00bb, <em>Etudes photographiques<\/em>, n\u00b0 16, mai 2005, p. 19.<\/li>\n<li>Fran\u00e7ois Brunet, <em>La Naissance de l\u2019id\u00e9e de photographie<\/em>, Paris, Puf, 2000, p. 67-70.<\/li>\n<li>Fran\u00e7ois Brunet, \u00ab\u00a0Le point de vue fran\u00e7ais dans l\u2019affaire Hill\u00a0\u00bb, <em>Etudes photographiques<\/em>, n\u00b0 16, mai 2005, p. 122-139.<\/li>\n<li>Charles Chevalier, \u00ab\u00a0Troisi\u00e8me partie. Documents historiques\u00a0\u00bb, <em>Guide du photographe,<\/em> Paris, chez l\u2019auteur, 1854, p. 21.<\/li>\n<li>Louis Daguerre, <em>Historique et Description des proc\u00e9d\u00e9s du daguerr\u00e9otype et du Diorama\u2026,<\/em> Paris, Alphonse Giroux, 1839.<\/li>\n<li>Margaret Denton, \u00ab\u00a0Francis Wey and the Discourse of Photography as Art in France in the early 1850s\u00a0\u00bb, <em>Art History<\/em>, vol. 25, n\u00b0 5, novembre 2002, p. 627.<\/li>\n<li>Josef-Maria Eder, <em>Geschichte der Photographie<\/em>, Halle, Knapp, 1905.<\/li>\n<li>Louis Figuier, \u00ab\u00a0La photographie\u00a0\u00bb, <em>Exposition et histoire des principales d\u00e9couvertes scientifiques modernes<\/em>, Paris, Masson, Langlois et Leclerc, vol. I,1<sup>e<\/sup> \u00e9d., 1851, p. 1-72.<\/li>\n<li>Louis Figuier, \u00ab\u00a0La photographie\u00a0\u00bb, <em>op. cit.<\/em>, 2<sup>e<\/sup> \u00e9d., 1853, p. 59-60.<\/li>\n<li>Louis Figuier, <em>Les Merveilles de la science<\/em>, Paris, Furne, Jouvet et Cie, 6 vol., 1867-1891.<\/li>\n<li>Louis Figuier, <em>La Science au th\u00e9\u00e2tre<\/em>, Paris, Tresse et Stock, vol. II, 1889, p. XIII.<\/li>\n<li>Gis\u00e8le Freund, <em>La Photographie en France au XIXe si\u00e8cle. Essai de sociologie et d\u2019esth\u00e9tique<\/em>, Paris, La Maison des amis des livres\/A. Monnier, 1936.<\/li>\n<li>Michel Frizot, <em>Nouvelle histoire de la photographie<\/em>, Paris, Bordas, Adam Biro, 1995, p. 10.<\/li>\n<li>Marc-Antoine Gaudin, <em>Trait\u00e9 pratique de photographie<\/em>, Paris, J.-J. Dubochet, 1844.<\/li>\n<li>Helmut et Alison Gernsheim, <em>L. J. M. Daguerre. The History of the Diorama and the Daguerreotype<\/em>,\u00a0 New York, Dover, 2<sup>e<\/sup> \u00e9d. revue, 1968.<\/li>\n<li>Helmut Gernsheim, \u00ab\u00a0La premi\u00e8re photographie au monde\u00a0\u00bb (\u00e9dition critique), <em>\u00c9tudes photographiques<\/em>, n\u00b0 3, novembre 1997, p. 6-25.<\/li>\n<li>Andr\u00e9 Gunthert, \u00ab\u00a0La l\u00e9gende du cheval au galop\u00a0\u00bb, <em>Romantisme<\/em>, n\u00b0 105, octobre 1999, p. 23-34.<\/li>\n<li>Robert Hunt, \u00ab\u00a0History of Discoveries in Photography\u00a0\u00bb, <em>Manual of Photography<\/em>, Londres, Glasgow, R. Griffin &amp; C\u00b0, 4<sup>e<\/sup> \u00e9d. revue, 1854, p. 3-104.<\/li>\n<li>Toritchan Pavlovitch Kravets (\u00e9d.), <em>Documentii po istorii izobretenia fotografii\u2026<\/em>, Moscou, Leningrad, Acad\u00e9mie des sciences d\u2019URSS, 1949 (voir \u00e9galement\u00a0: Manuel Bonnet, Jean-Louis Marignier [\u00e9d.], <em>Ni\u00e9pce, correspondance et papiers<\/em>, vol. II, Saint-Loup de Varennes, Maison Nic\u00e9phore-Ni\u00e9pce, 2003).<\/li>\n<li>Jean-Claude Lemagny, Andr\u00e9 Rouill\u00e9, <em>Histoire de la photographie<\/em>, Paris, Bordas, 1986, p. 275.<\/li>\n<li>Alfred Lichtwark, \u00ab\u00a0Einleitung\u00a0\u00bb, <em>in<\/em> Fritz Matthies-Masuren, <em>K\u00fcnstlerische Photographie<\/em>, Berlin, Marquardt, 1907, p. 4-18\u00a0.<\/li>\n<li>Isidore Ni\u00e9pce, <em>Post tenebras lux.<\/em> <em>Historique de la d\u00e9couverte improprement nomm\u00e9e daguerr\u00e9otype<\/em>, Paris, Astier, 1841.<\/li>\n<li>Georges Potonni\u00e9e, <em>Histoire de la d\u00e9couverte de la photographie<\/em>, Paris, P. Montel, 1925, p. 169.<\/li>\n<li>Paul-Louis Roubert, \u00ab\u00a0Hubert ou l\u2019honneur de Daguerre\u00a0\u00bb, <em>Etudes photographiques<\/em>, n\u00b0 16, mai 2005, p. 40-49.<\/li>\n<li><em>Le Savant du foyer. Louis Figuier et la vulgarisation scientifique au XIXe si\u00e8cle<\/em> (catalogue d&rsquo;exposition), Paris, FFCB, 1993.<\/li>\n<li>Victor Regnault, <em>Premiers \u00c9l\u00e9ments de chimie<\/em>, Paris, Langlois, Leclercq et Masson, 1850.<\/li>\n<li>Tim Starl, \u00ab\u00a0Eine Geschichte fl\u00fcchtiger Bildfolgen\u00a0\u00bb, <em>Fotogeschichte<\/em>, n\u00b0 95, 25<sup>e<\/sup> ann\u00e9e, 2005, p. 57.<\/li>\n<li>Francis Wey, \u00ab\u00a0De l\u2019influence de l\u2019h\u00e9liographie sur les beaux-arts\u00a0\u00bb, <em>La Lumi\u00e8re<\/em>, 1<sup>e<\/sup> s\u00e9rie, n\u00b0 1, 9 f\u00e9vrier 1851, p. 3.<\/li>\n<li>Francis Wey, \u00ab\u00a0De l\u2019inconv\u00e9nient de retoucher des \u00e9preuves h\u00e9liographiques\u00a0\u00bb, <em>La Lumi\u00e8re<\/em>, 1<sup>e<\/sup> s\u00e9rie, n\u00b0 11, 20 avril 1851, p. 42-43.<\/li>\n<li>Francis Wey, \u00ab\u00a0Temps primitifs de l\u2019h\u00e9liographie. Joseph-Nic\u00e9phore Ni\u00e9pce\u00a0\u00bb, <em>La Lumi\u00e8re<\/em>, 1<sup>e<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b0 22, 6 juillet 1851, p. 85-86.<\/li>\n<li>Francis Wey, \u00ab\u00a0Publications h\u00e9liographiques\u00a0\u00bb,\u00a0 <em>ibid<\/em>., n\u00b0 26, 3 ao\u00fbt 1851, p. 102-103.<\/li>\n<li>Francis Wey, \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/culturevisuelle.org\/icones\/829\">Comment le soleil est devenu peintre. Histoire du daguerr\u00e9otype et de la photographie<\/a>\u00ab\u00a0, <em>Mus\u00e9e des familles<\/em>, vol. XX, juin 1853, p. 257-265, juillet 1853, p. 289-300.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Iconographie:<\/strong> <a href=\"http:\/\/www.flickr.com\/photos\/gunthert\/sets\/72157624132175453\/\">http:\/\/www.flickr.com\/&#8230;<\/a><\/p>\n<div class=\"speaker-mute footnotes_reference_container\"> <div class=\"footnote_container_prepare\"><p><span role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_reference_container_label pointer\" onclick=\"footnote_expand_collapse_reference_container_835_1();\">Notes<\/span><span role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_reference_container_collapse_button\" style=\"display: none;\" onclick=\"footnote_expand_collapse_reference_container_835_1();\">[<a id=\"footnote_reference_container_collapse_button_835_1\">+<\/a>]<\/span><\/p><\/div> <div id=\"footnote_references_container_835_1\" style=\"\"><table class=\"footnotes_table footnote-reference-container\"><caption class=\"accessibility\">Notes<\/caption> <tbody> \r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"  onclick=\"footnote_moveToAnchor_835_1('footnote_plugin_tooltip_835_1_1');\"><a id=\"footnote_plugin_reference_835_1_1\" class=\"footnote_backlink\"><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>1<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">Figuier explicite sa m\u00e9thode d\u00e8s 1853 (<em>cf<\/em>. L. Figuier, <em>Exposition<\/em>\u2026, vol. 1, 2e \u00e9d. rev. et augm., 1853, p. VI). Il reconna\u00eetra tardivement sa dette envers Arago (<em>cf. id<\/em>., <em>La Science au th\u00e9\u00e2tre<\/em>, p. XIII).<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"  onclick=\"footnote_moveToAnchor_835_1('footnote_plugin_tooltip_835_1_2');\"><a id=\"footnote_plugin_reference_835_1_2\" class=\"footnote_backlink\"><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>2<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\"> Figuier, <em>Exposition<\/em>\u2026, 2<sup>e<\/sup> ed.., p. 116. Reprise de la formule de l\u2019article inaugural de Wey: \u00abParfois, elle proc\u00e8de par masses, d\u00e9daignant le d\u00e9tail comme un ma\u00eetre habile, justifiant la th\u00e9orie des sacrifices\u00bb, \u00ab\u00a0De l\u2019influence de l\u2019h\u00e9liographie sur les beaux-arts\u00a0\u00bb, <em>La Lumi\u00e8re<\/em>, 1<sup>e<\/sup> s\u00e9rie, n\u00b0 1, 9 f\u00e9vrier 1851, p. 3. Pour constater la post\u00e9rit\u00e9 de cette opposition, voir Braun, 2005, p. 22<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"  onclick=\"footnote_moveToAnchor_835_1('footnote_plugin_tooltip_835_1_3');\"><a id=\"footnote_plugin_reference_835_1_3\" class=\"footnote_backlink\"><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>3<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">Notamment les sources de l\u2019article du Larousse (<em>voir ci-dessus<\/em>). La premi\u00e8re description \u00e0 rompre nettement avec ce r\u00e9cit est la s\u00e9rie des articles constitutifs du livre de souvenirs de F\u00e9lix Nadar, <em>Quand j\u2019\u00e9tais photographe<\/em> (1900), qui paraissent \u00e0 partir de 1891 dans\u00a0 la revue <em>Paris Photographe<\/em><\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"  onclick=\"footnote_moveToAnchor_835_1('footnote_plugin_tooltip_835_1_4');\"><a id=\"footnote_plugin_reference_835_1_4\" class=\"footnote_backlink\"><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>4<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">Encore discut\u00e9e par Gernsheim, 1968, p. 51, qui propose de voir sous les traits de l\u2019inventeur le futur assistant de Daguerre, Alphonse Eug\u00e8ne Hubert (voir Roubert, 2005, p. 40-49), cette anecdote ne fait d\u00e9sormais plus partie du corpus des \u00e9v\u00e9nements retenus par les histoires de la photographie moderne. C\u2019est peut-\u00eatre un tort: autant la cuiller de Gaudin a toutes les apparences du racontar, autant je ne vois gu\u00e8re de raisons de douter de la bonne foi de Chevalier, plut\u00f4t tatillon dans l\u2019expression de ses souvenirs.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"  onclick=\"footnote_moveToAnchor_835_1('footnote_plugin_tooltip_835_1_5');\"><a id=\"footnote_plugin_reference_835_1_5\" class=\"footnote_backlink\"><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>5<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\"> Une illustration d\u2019ouverture orne \u00e9galement la premi\u00e8re page de l\u2019article: elle repr\u00e9sente Pitre-Chevalier, le directeur du journal, en conversation avec Wey et un certain docteur X, que le d\u00e9but du r\u00e9cit pr\u00e9sente comme un tenant du mat\u00e9rialisme, dans le cadre d\u2019un dialogue philosophique. Dans un article r\u00e9cent, Margaret Denton affirme que le Dr X, figur\u00e9 de dos, est en r\u00e9alit\u00e9 un singe, symbole de l\u2019imitation sans intelligence (\u00ab\u00a0Francis Wey and the Discourse of Photography as Art in France in the early 1850s\u00a0\u00bb, <em>Art History<\/em>, vol. 25, n\u00b0 5, novembre 2002, p. 627). Cette ex\u00e9g\u00e8se burlesque t\u00e9moigne d\u2019une grande m\u00e9connaissance des codes de l\u2019illustration de la p\u00e9riode. Ce que l\u2019historienne interpr\u00e8te comme une toison simiesque est tout simplement une belle paire de favoris, telle celle qu\u2019arbore par exemple \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque le docteur Duchenne de Boulogne.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"  onclick=\"footnote_moveToAnchor_835_1('footnote_plugin_tooltip_835_1_6');\"><a id=\"footnote_plugin_reference_835_1_6\" class=\"footnote_backlink\"><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>6<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">Le \u00ab\u00a0Cardinal d\u2019Amboise\u00a0\u00bb, longtemps tenu pour la plus ancienne \u00e9preuve conserv\u00e9e, ne sera donn\u00e9 \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise de photographie qu\u2019en 1865 par Ni\u00e9pce de Saint-Victor, cf. Gernsheim, 1997<\/td><\/tr>\r\n\r\n <\/tbody> <\/table> <\/div><\/div><script type=\"text\/javascript\"> function footnote_expand_reference_container_835_1() { jQuery('#footnote_references_container_835_1').show(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_835_1').text('\u2212'); } function footnote_collapse_reference_container_835_1() { jQuery('#footnote_references_container_835_1').hide(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_835_1').text('+'); } function footnote_expand_collapse_reference_container_835_1() { if (jQuery('#footnote_references_container_835_1').is(':hidden')) { footnote_expand_reference_container_835_1(); } else { footnote_collapse_reference_container_835_1(); } } function footnote_moveToReference_835_1(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_835_1(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } } function footnote_moveToAnchor_835_1(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_835_1(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } }<\/script>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019histoire de la photographie a ses mythes. 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Narratologie de l\u2019information\" (48\", r\u00e9alisation: Didier Delattre, Richard Vening, CRDP, acad\u00e9mie de Cr\u00e9teil). R\u00e9sum\u00e9: C\u00e9l\u00e9br\u00e9es par des prix, expos\u00e9es au mus\u00e9e, qualifi\u00e9es d'\"ic\u00f4nes\", les meilleures images\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Enseignement&quot;","img":{"alt_text":"","src":"","width":0,"height":0},"classes":[]},{"id":2063,"url":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/2063\/","url_meta":{"origin":835,"position":1},"title":"Reparution &quot;La photographie en France au XIXe si\u00e8cle&quot;","date":"7 octobre 2011","format":false,"excerpt":"A l'occasion de la rentr\u00e9e Gis\u00e8le Freund (exposition \u00e0 la fondation Pierre Berg\u00e9, 14\/10; rencontre \u00e0 l'IMEC le 27\/10), les \u00e9ditions Christian Bourgois ont eu l'heureuse id\u00e9e de reproduire en fac-simil\u00e9 La photographie en France au XIXe si\u00e8cle, sa th\u00e8se de doctorat, soutenue en 1936, depuis longtemps introuvable. 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