{"id":445,"date":"2010-02-24T09:39:16","date_gmt":"2010-02-24T07:39:16","guid":{"rendered":"http:\/\/culturevisuelle.org\/icones\/?p=445"},"modified":"2010-02-24T09:39:16","modified_gmt":"2010-02-24T07:39:16","slug":"comment-lisons-nous-les-photographies","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/445\/","title":{"rendered":"Comment lisons-nous les photographies?"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.flickr.com\/photos\/gunthert\/4384506818\/\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone\" src=\"http:\/\/farm5.static.flickr.com\/4054\/4384506818_36acac1b80_o.jpg\" alt=\"\" width=\"695\" height=\"521\" \/><\/a><\/p>\n<p>Le magazine <em>Le Chasseur d&rsquo;images<\/em> propose une rubrique r\u00e9guli\u00e8re de critique des photos envoy\u00e9es par les lecteurs, intitul\u00e9e \u00ab\u00a0L&rsquo;Album des lecteurs\u00a0\u00bb. Le journal ajoute quelques indications techniques, notamment l&rsquo;appareil utilis\u00e9. Entretenu sur la dur\u00e9e, un tel \u00e9chantillon constitue un corpus pr\u00e9cieux pour \u00e9tudier l&rsquo;\u00e9volution de la pratique des \u00ab\u00a0amateurs experts\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Mais les appr\u00e9ciations r\u00e9dig\u00e9es par la r\u00e9daction peuvent elles aussi apporter d&rsquo;utiles enseignements. Compos\u00e9e d&rsquo;une quinzaine de photographies qui sont autant de \u00ab\u00a0cas\u00a0\u00bb, la s\u00e9lection publi\u00e9e suscite logiquement un commentaire \u00e9logieux. Mais celui-ci est syst\u00e9matiquement balanc\u00e9 par une critique, dont l&rsquo;expression est justifi\u00e9e par le caract\u00e8re p\u00e9dagogique de la rubrique. Le r\u00e9dacteur, photographe professionnel, gratifie l&rsquo;amateur \u2013 et les lecteurs du journal \u2013 d&rsquo;une le\u00e7on d&rsquo;autant plus efficace qu&rsquo;elle s&rsquo;effectue par l&rsquo;exemple.<\/p>\n<p>Dans le num\u00e9ro de mars 2010, nous pouvons ainsi d\u00e9couvrir le commentaire suivant d&rsquo;une photographie envoy\u00e9e par Patrick Barbazan: \u00abCertes, ces trois dos tourn\u00e9s et leurs tresses blondes ne manquent pas d&rsquo;int\u00e9r\u00eat. Mais comme votre courrier ne donne aucune explication sur la photo, on se demande ce que vous voulez montrer. Avec cette profondeur de champ, vous accr\u00e9ditez l&rsquo;id\u00e9e que les enfants sont en admiration devant le monument. Si vous vouliez donner l&rsquo;impression d&rsquo;une bouderie \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard du photographe, il fallait que seuls les enfants soient nets\u00bb (p. 163).<\/p>\n<p><!--more-->Patrick Barbazan n&rsquo;a pas jou\u00e9 le jeu. Sa photographie, r\u00e9alis\u00e9e au Nikon Coolpix 4300, ne porte aucune pr\u00e9cision de titre qui permettrait \u00e0 l&rsquo;observateur de situer une circonstance, et donc de pr\u00e9ciser la signification de l&rsquo;image. R\u00e9duit au jeu des devinettes, Guy-Michel Cogn\u00e9 sugg\u00e8re une interpr\u00e9tation de l&rsquo;image comme mise en sc\u00e8ne d&rsquo;une \u00ab\u00a0bouderie \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard du photographe\u00a0\u00bb, qui le conduit \u00e0 critiquer une profondeur de champ trop importante.<\/p>\n<p>J&rsquo;aime bien cette image, sa composition comme son caract\u00e8re \u00e9nigmatique. Face \u00e0 cette photographie, je ne peux m&#8217;emp\u00eacher de me livrer \u00e0 mon tour une tentative de d\u00e9codage. L&rsquo;absence de titre comme l&rsquo;appareil utilis\u00e9 m&rsquo;aiguillent vers une prise de vue familiale qui a d\u00e9vi\u00e9, plut\u00f4t que vers une mise en sc\u00e8ne soigneusement pr\u00e9par\u00e9e. J&rsquo;imagine l&rsquo;occasion d&rsquo;une photographie de groupe, modifi\u00e9e de fa\u00e7on impromptue lorsque l&rsquo;auteur remarque que les fillettes portent toutes trois une coiffure similaire. Il s&rsquo;agirait alors d&rsquo;un \u00ab\u00a0portrait avec tresses\u00a0\u00bb, dont la spontan\u00e9it\u00e9 relative est compatible avec la profondeur de champ ordinaire d&rsquo;un compact \u00e0 petit capteur.<\/p>\n<p>Peu importe que cette interpr\u00e9tation soit ou non la bonne. Dans la plupart des cas de photographie familiale, il n&rsquo;y a pas \u00ab\u00a0une\u00a0\u00bb signification d\u00e9finitivement stabilis\u00e9e, mais plut\u00f4t une ouverture \u00e0 des lectures diverses, construites <em>a posteriori<\/em> \u00e0 partir des contextes d&rsquo;usage des images. Ce qui est important, c&rsquo;est que j&rsquo;ai besoin d&rsquo;une option de lecture: je ne peux pas appr\u00e9cier cette photographie ind\u00e9pendamment de l&rsquo;interpr\u00e9tation qui lui donne sens, et qui revient en derni\u00e8re instance \u00e0 identifier l&rsquo;intention de l&rsquo;auteur.<\/p>\n<p>Se proposant d&rsquo;\u00e9tablir la d\u00e9finition sociale de la photographie, Pierre Bourdieu avait lui aussi collect\u00e9 une s\u00e9rie de r\u00e9actions interpr\u00e9tatives (malheureusement d\u00e9connect\u00e9es des images sources) aupr\u00e8s de ses t\u00e9moins: \u00abUne m\u00e8che de cheveux, une chevelure, elle est jolie, celle-l\u00e0 aussi; elle est loup\u00e9e, c&rsquo;est fait expr\u00e8s; il a jou\u00e9 sur les d\u00e9fauts pour ne laisser voir que les cheveux. Un tour de force, \u00e7a! C&rsquo;est un artiste qui a fait \u00e7a?\u00bb \u00abUne chose qui manque, c&rsquo;est d&rsquo;avoir fait de la photo. On ne peut pas savoir ce qui est loup\u00e9\u00bb (<em>Un art moyen<\/em>, Minuit, 1965, p. 131).<\/p>\n<p>Selon Bourdieu, en cherchant ce que la photographie devait signifier, ces commentaires manifestent un \u00abgo\u00fbt barbare\u00bb. \u00abLa lisibilit\u00e9 de l&rsquo;image elle-m\u00eame, explique-t-il, est fonction de la lisibilit\u00e9 de son intention (ou de sa fonction).\u00bb En observant que \u00abl&rsquo;attente du titre ou de l\u00e9gende qui d\u00e9clare l&rsquo;intention signifiante\u00bb est le seul crit\u00e8re permettant \u00abde juger si la r\u00e9alisation est conforme \u00e0 l&rsquo;ambition explicite\u00bb, le sociologue porte un regard s\u00e9v\u00e8re sur cette esth\u00e9tique populaire, incapable de s&rsquo;\u00e9lever vers une perception non strictement fonctionnelle.<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, notre appr\u00e9ciation d&rsquo;une \u0153uvre d&rsquo;art n&rsquo;est pas moins tributaire de la connaissance des intentions de l&rsquo;auteur. La principale diff\u00e9rence est que le contexte indiqu\u00e9 par les conditions d&rsquo;exposition diminue largement l&rsquo;incertitude sur ce caract\u00e8re. Ce que trahit le retour insistant de la question de l&rsquo;intention dans l&rsquo;interpr\u00e9tation photographique n&rsquo;est pas le caract\u00e8re conventionnel de la prise de vue, mais au contraire une ouverture trop importante du spectre des possibles \u2013 non pas un signifi\u00e9 rabattu de force sur le signifiant, mais au contraire un caract\u00e8re flottant de la signification.<\/p>\n<p>Que nous montrent ces trois paires de tresses? Des enfants absorb\u00e9es dans l&rsquo;observation d&rsquo;une vieille b\u00e2tisse (photo de reportage)? La \u00ab\u00a0bouderie \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard du photographe\u00a0\u00bb (mise en sc\u00e8ne volontaire)? Un portrait \u00e0 l&rsquo;envers de trois coiffures semblables (impromptu formaliste)? Ou encore aucune de ces trois lectures? En l&rsquo;absence de l\u00e9gende, il est impossible de trancher, et il n&rsquo;est m\u00eame pas certain qu&rsquo;une intention univoque ait pr\u00e9exist\u00e9 \u00e0 la lecture de l&rsquo;image.<\/p>\n<p>Contrairement au message linguistique, \u00e9labor\u00e9 afin de r\u00e9duire l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 de la communication, l&rsquo;image ne rel\u00e8ve pas d&rsquo;un syst\u00e8me de codes normalis\u00e9s qu&rsquo;il suffirait d&rsquo;appliquer pour en d\u00e9duire le sens. Comme celle d&rsquo;une situation naturelle, sa signification est toute enti\u00e8re construite par l&rsquo;exercice de lecture, en fonction des informations de contexte disponibles et des relations entre eux des divers \u00e9l\u00e9ments interpr\u00e9tables.<\/p>\n<p>Un aspect r\u00e9v\u00e9lateur de la nature du signe linguistique est sa traductibilit\u00e9. C&rsquo;est parce qu&rsquo;il repose sur un ensemble de codes externes \u2013 alphabet, vocabulaire, grammaire \u2013 qu&rsquo;un message peut \u00eatre traduit d&rsquo;une langue \u00e0 l&rsquo;autre. La lisibilit\u00e9 d&rsquo;une image s&rsquo;appuie au contraire sur l&rsquo;universalit\u00e9 de la perception visuelle \u2013 et simultan\u00e9ment sur le capital culturel individuel de l&rsquo;observateur. Ce qui explique qu&rsquo;il puisse y avoir plusieurs lectures d&rsquo;une image, alors m\u00eame que celle-ci ne peut faire l&rsquo;objet d&rsquo;une <em>traduction<\/em> au sens strict.<\/p>\n<p>C&rsquo;est parce l&rsquo;image n&rsquo;est pas un signe (au sens o\u00f9 celui-ci repr\u00e9sente l&rsquo;unit\u00e9 identifiable d&rsquo;un syst\u00e8me normalis\u00e9) qu&rsquo;elle pr\u00e9sente un degr\u00e9 \u00e9lev\u00e9 d&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 \u2013 ce que nous appelons souvent \u00ab\u00a0polys\u00e9mie\u00a0\u00bb de l&rsquo;image. R\u00e9duire cette ambigu\u00eft\u00e9 est la condition de la reconnaissance d&rsquo;une signification. En l&rsquo;absence d&rsquo;un titre ou d&rsquo;une l\u00e9gende suffisamment explicite, l&rsquo;identification de l&rsquo;intention de l&rsquo;auteur fournit apparemment la cl\u00e9 la plus efficace de ce processus.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le magazine Le Chasseur d&rsquo;images propose une rubrique r\u00e9guli\u00e8re de critique des photos envoy\u00e9es par les lecteurs, intitul\u00e9e \u00ab\u00a0L&rsquo;Album des lecteurs\u00a0\u00bb. 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