{"id":2592,"date":"2012-12-24T21:09:30","date_gmt":"2012-12-24T20:09:30","guid":{"rendered":"http:\/\/culturevisuelle.org\/icones\/?p=2592"},"modified":"2012-12-24T21:09:30","modified_gmt":"2012-12-24T20:09:30","slug":"croire-au-pere-noel","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/2592\/","title":{"rendered":"Croire au P\u00e8re No\u00ebl"},"content":{"rendered":"<figure style=\"width: 297px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.flickr.com\/photos\/gunthert\/8303806845\/\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/farm9.staticflickr.com\/8504\/8303806845_8a1d864b20.jpg\" alt=\"\" width=\"297\" height=\"391\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-caption-text\">Point de Vue, couverture du 3 janvier 1952.<\/figcaption><\/figure>\n<p>En d\u00e9cembre 1951, un groupe d&rsquo;activistes catholiques br\u00fble solennellement une effigie du P\u00e8re No\u00ebl devant la cath\u00e9drale de Dijon, pour protester contre la paganisation de la f\u00eate religieuse. La pol\u00e9mique enfle dans la presse: le magazine <em>Point de Vue<\/em> y consacre sa couverture du 3 janvier 1952 (<em>voir ci-contre<\/em>). Ce geste iconoclaste int\u00e9resse l&rsquo;anthropologue Claude Levi-Strauss, qui consacre un article d\u00e9taill\u00e9 \u00e0 l&rsquo;analyse des significations du mythe dans Les Temps modernes <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_2592_1('footnote_plugin_reference_2592_1_1');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_2592_1('footnote_plugin_reference_2592_1_1');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_2592_1_1\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[1]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_2592_1_1\" class=\"footnote_tooltip\">Claude Levi-Strauss, \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/classiques.uqac.ca\/classiques\/levi_strauss_claude\/pere_noel_supplicie\/pere_noel_supplicie.html\" target=\"_blank\">Le p\u00e8re No\u00ebl supplici\u00e9<\/a>\u00ab\u00a0, <em>Les Temps modernes<\/em>, n\u00b0 77, 1952, p. 1572-1590.<\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_2592_1_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_2592_1_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>.<\/p>\n<p>Peu de chercheurs ont pris aussi au s\u00e9rieux ce fait culturel. Soulignant le caract\u00e8re r\u00e9cent de son d\u00e9veloppement en France, Levi-Strauss attribue cet essor \u00e0 la combinaison de l&rsquo;influence am\u00e9ricaine et de l&rsquo;am\u00e9lioration des conditions \u00e9conomiques. Comparant diverses traditions li\u00e9es aux r\u00e9jouissances de fin d&rsquo;ann\u00e9e, il d\u00e9crit la coutume r\u00e9cente comme \u00abune f\u00eate moderne et cela malgr\u00e9 la multitude de ses caract\u00e8res archa\u00efsants\u00bb, qui brasse et recompose de mani\u00e8re syncr\u00e9tique des \u00e9l\u00e9ments issus de divers r\u00e9pertoires.<\/p>\n<p>Levi-Strauss d\u00e9finit le P\u00e8re No\u00ebl comme \u00abla divinit\u00e9 d\u2019une classe d\u2019\u00e2ge de notre soci\u00e9t\u00e9 (classe d\u2019\u00e2ge que la croyance au P\u00e8re No\u00ebl suffit d\u2019ailleurs \u00e0 caract\u00e9riser), et la seule diff\u00e9rence entre le P\u00e8re No\u00ebl et une divinit\u00e9 v\u00e9ritable est que les adultes ne croient pas en lui, bien qu\u2019ils encouragent leurs enfants \u00e0 y croire et qu\u2019ils entretiennent cette croyance par un grand nombre de mystifications. [\u2026] Le P\u00e8re No\u00ebl est donc, d\u2019abord, l\u2019expression d\u2019un statut diff\u00e9rentiel entre les petits enfants d\u2019une part, les adolescents et les adultes de l\u2019autre. \u00c0 cet \u00e9gard, il se rattache \u00e0 un vaste ensemble de croyances et de pratiques que les ethnologues ont \u00e9tudi\u00e9es dans la plupart des soci\u00e9t\u00e9s, \u00e0 savoir les rites de passage et d\u2019initiation.\u00bb<\/p>\n<p><!--more-->Reliant la f\u00eate de No\u00ebl \u00e0 l&rsquo;ensemble des festivit\u00e9s de fin d&rsquo;ann\u00e9e, Levi-Strauss propose d&rsquo;y voir l&rsquo;expression d&rsquo;une structure fondamentale organis\u00e9e autour du \u00abretour des morts, leur conduite mena\u00e7ante et pers\u00e9cutrice, l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un <em>modus vivendi<\/em> avec les vivants fait d\u2019un \u00e9change de services et de pr\u00e9sents, enfin le triomphe de la vie quand, \u00e0 la No\u00ebl, les morts combl\u00e9s de cadeaux quittent les vivants pour les laisser en paix jusqu\u2019au prochain automne.\u00bb<\/p>\n<p>Typique du raisonnement structuraliste, cette interpr\u00e9tation peut laisser sceptique. Comment peut-on affirmer que l&rsquo;adoption d&rsquo;un mythe est justifi\u00e9 par sa fonction symbolique, alors que sa signification n&rsquo;appara\u00eet pas de fa\u00e7on claire \u00e0 ceux qui en sont les porteurs? Or, l&rsquo;histoire du P\u00e8re No\u00ebl ne semble pas mobiliser la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;au-del\u00e0 qui existe dans d&rsquo;autres rituels, comme les cort\u00e8ges de Halloween.<\/p>\n<figure style=\"width: 437px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.flickr.com\/photos\/gunthert\/8303305225\/in\/set-72157632327541383\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/farm9.staticflickr.com\/8351\/8303305225_77bac1e24a.jpg\" alt=\"\" width=\"437\" height=\"500\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-caption-text\">Anon., Santeclaus, &quot;A new year&#39;s present&quot;, Children&#39;s Friend, n\u00b0 III, 1821.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Il faut reprendre les fils de l&rsquo;\u00e9laboration de la coutume. Contrairement \u00e0 l&rsquo;affirmation de Levi-Strauss, qui ignore l&rsquo;existence d&rsquo;un r\u00e9cit mythologique associ\u00e9 \u00e0 cette tradition, l&rsquo;\u00e9mergence de la figure du P\u00e8re No\u00ebl est bel et bien li\u00e9e \u00e0 une source pr\u00e9cise. Le conte pour enfants \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/A_Visit_from_St._Nicholas\" target=\"_blank\"><em>A Visit from Saint Nicholas<\/em><\/a>\u00ab\u00a0, ult\u00e9rieurement retitr\u00e9 \u00ab\u00a0<em>The Night before Christmas<\/em>\u00ab\u00a0, attribu\u00e9 \u00e0 <a href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Clement_Clarke_Moore\" target=\"_blank\">Clement Clarke Moore<\/a> (1779-1863) est publi\u00e9 le 23 d\u00e9cembre 1823 dans le journal <em>Troy, New York Sentinel<\/em>. Celui-ci d\u00e9crit la visite d&rsquo;un elfe habill\u00e9 de fourrure, dans un tra\u00eeneau volant tir\u00e9 par huit rennes, qui distribue des cadeaux aux enfants en passant par la chemin\u00e9e.<\/p>\n<p>Un autre po\u00e8me anonyme a probablement inspir\u00e9 le conte de Moore. Paru en 1821 dans le <em>Children&rsquo;s Friend<\/em>, premi\u00e8re \u00e9dition illustr\u00e9e de lithographies publi\u00e9e aux Etats-Unis, celui-ci raconte une distribution de jouets par un personnage d\u00e9nomm\u00e9 \u00ab\u00a0Santeclaus\u00a0\u00bb (<em>sic<\/em>), qu&rsquo;un dessin repr\u00e9sente dans un tra\u00eeneau sur un toit (<em>voir ci-contre<\/em>, <a href=\"http:\/\/perenoel10.unblog.fr\/07-the-night-before-christmas-a-visit-of-st-nicholas-par-clement-clarke-moore\/\" target=\"_blank\"><em>voir textes et traductions fran\u00e7aises<\/em><\/a>). Quoique le h\u00e9ros de ces deux r\u00e9cits soit d\u00e9sign\u00e9 comme \u00ab\u00a0saint Nicolas\u00a0\u00bb, cette nouvelle figure n&rsquo;a qu&rsquo;un rapport \u00e9loign\u00e9 avec le personnage de la coutume nord-europ\u00e9enne. S&rsquo;il s&rsquo;inscrit dans la tradition de la distribution de cadeaux, il n&rsquo;en est pas moins dot\u00e9 de traits autonomes fortement marqu\u00e9s. Republi\u00e9 \u00e0 d&rsquo;innombrables reprises au cours du XIXe si\u00e8cle, \u00ab\u00a0<em>The Night before Christmas<\/em>\u00a0\u00bb deviendra rapidement l&rsquo;un des po\u00e8mes les plus connus de la culture am\u00e9ricaine.<\/p>\n<p>Quand est-on pass\u00e9 de la lecture du conte \u00e0 la mise en sc\u00e8ne du r\u00e9cit? Il semble que la coutume se soit ais\u00e9ment propag\u00e9e dans la bonne soci\u00e9t\u00e9 new-yorkaise. Ses prescriptions sont en effet faciles \u00e0 mettre en \u0153uvre. Sans m\u00eame impliquer le recours au d\u00e9guisement, elle suppose simplement de dissimuler les cadeaux avant la f\u00eate, puis de les disposer le moment venu \u00e0 l&rsquo;insu des enfants.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2593\" aria-describedby=\"caption-attachment-2593\" style=\"width: 640px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.flickr.com\/photos\/gunthert\/8306483413\/lightbox\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-2593 \" src=\"http:\/\/farm9.staticflickr.com\/8497\/8306483413_0d4c7647ae_z.jpg\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"421\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-2593\" class=\"wp-caption-text\">Thomas Nast, couverture du Harper&#39;s Weekly, 1863; Visit of St Nicholas, 1869.<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: center\">\n<p>Une caract\u00e9ristique propre \u00e0 la diffusion de l&rsquo;histoire du P\u00e8re No\u00ebl est l&rsquo;importance des supports visuels. La plus ancienne figuration du personnage est propos\u00e9e en couverture du <em>Harper&rsquo;s Weekly<\/em> le 3 janvier 1863 (<em>voir ci-dessus<\/em>) par le dessinateur Thomas Nast (1840-1902), qui fournira de nombreuses illustrations inspir\u00e9es du conte de Moore. En 1869, sa version publi\u00e9e en volume par McLoughlin Bros. montre un personnage habill\u00e9 de fourrure, \u00e0 laquelle les variations de l&rsquo;impression conf\u00e8rent des teintes allant du marron au rouge <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_2592_1('footnote_plugin_reference_2592_1_2');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_2592_1('footnote_plugin_reference_2592_1_2');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_2592_1_2\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[2]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_2592_1_2\" class=\"footnote_tooltip\"> Clement Clarke Moore, <a href=\"http:\/\/blogs.princeton.edu\/graphicarts\/2008\/12\/currently_most_requested_item.html\" target=\"_blank\"><em>Visit of St. Nicholas<\/em><\/a> (illustr\u00e9 par Thomas Nast), New York, McLoughlin Bros., 1869.<\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_2592_1_2').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_2592_1_2', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script> (<em>voir ci-dessus<\/em>). D\u00e8s lors, les livres illustr\u00e9s pour enfants constitueront l&rsquo;une des premi\u00e8res sources de la mythologie, apportant \u00e0 chaque nouvelle adaptation son lot d&rsquo;informations visuelles. Ce contexte explique \u00e9galement l&rsquo;appropriabilit\u00e9 particuli\u00e8re de la figure, per\u00e7ue comme un bien commun plut\u00f4t que comme une production limit\u00e9e par la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2594\" aria-describedby=\"caption-attachment-2594\" style=\"width: 640px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.flickr.com\/photos\/gunthert\/8307530952\/lightbox\/\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-2594 \" src=\"http:\/\/farm9.staticflickr.com\/8221\/8307530952_dac695fc2a_z.jpg\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"426\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-2594\" class=\"wp-caption-text\">The Night before Christmas, \u00e9dition illustr\u00e9e de 1903; publicit\u00e9 Coca-Cola, 1931.<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: center\">\n<p>Attestant de la notori\u00e9t\u00e9 du r\u00e9cit , la premi\u00e8re version film\u00e9e de \u00ab\u00a0<em>The Night before Christmas<\/em>\u00a0\u00bb sera propos\u00e9e d\u00e8s 1905 par Edwin S. Porter <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_2592_1('footnote_plugin_reference_2592_1_3');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_2592_1('footnote_plugin_reference_2592_1_3');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_2592_1_3\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[3]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_2592_1_3\" class=\"footnote_tooltip\"><a href=\"http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=wBWDm7KS0HM\" target=\"_blank\"><em>The Night before Christmas<\/em><\/a> (dir. Edwin S. Porter, prod. Edison), 1905 (muet, NB, 11&Prime;).<\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_2592_1_3').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_2592_1_3', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>. En 1931, au moment ou Coca-Cola s&#8217;empare du personnage pour d\u00e9corer ses campagnes publicitaires de fin d&rsquo;ann\u00e9e (<em>voir ci-dessus<\/em>), le P\u00e8re No\u00ebl fait d\u00e9j\u00e0 partie des ic\u00f4nes culturelles. En 1932 puis en 1933, les studios Walt Disney consacrent \u00e0 leur tour deux dessins anim\u00e9s r\u00e9alis\u00e9s par Wilfrid Jackson, qui participent au d\u00e9veloppement du mythe par l&rsquo;addition de divers \u00e9l\u00e9ments compl\u00e9mentaires <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_2592_1('footnote_plugin_reference_2592_1_4');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_2592_1('footnote_plugin_reference_2592_1_4');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_2592_1_4\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[4]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_2592_1_4\" class=\"footnote_tooltip\">Santa&rsquo;s Workshop, (dir. Wilfrid Jackson, prod Walt Disney), d\u00e9cembre 1932 (couleur, 6&Prime;40); The Night before Christmas\/Santa&rsquo;s Toys (dir. Wilfrid Jackson, prod Walt Disney),&nbsp;&#x2026; <span class=\"footnote_tooltip_continue\"  onclick=\"footnote_moveToReference_2592_1('footnote_plugin_reference_2592_1_4');\">Continue reading<\/span><\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_2592_1_4').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_2592_1_4', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>. Si l&rsquo;internationalisation de la figure fait le plus souvent dispara\u00eetre la r\u00e9f\u00e9rence au texte original, le vaste corpus iconographique fait office de source informative.<\/p>\n<figure style=\"width: 640px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.flickr.com\/photos\/gunthert\/8303492889\/lightbox\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/farm9.staticflickr.com\/8361\/8303492889_baa77b8af1_z.jpg\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"438\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-caption-text\">The Night before Christmas (dir. Edwin S. Porter, prod. Edison), 1905 (muet, NB, 11\u2033).<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: center\">\n<figure style=\"width: 640px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.flickr.com\/photos\/gunthert\/8303493199\/lightbox\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/farm9.staticflickr.com\/8496\/8303493199_42dd77e44c_z.jpg\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"477\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-caption-text\">The Night before Christmas\/Santa\u2019s Toys (dir. Wilfrid Jackson, prod Walt Disney), d\u00e9cembre 1933.<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: center\">\n<p>Production autonome des industries culturelles, la version la\u00efque de la f\u00eate de No\u00ebl se r\u00e9pand par appropriation librement choisie, ind\u00e9pendamment de l&#8217;emprise d&rsquo;une religion ou de l&rsquo;influence des Etats, appuy\u00e9e sur la diffusion des ouvrages illustr\u00e9s pour enfants et leurs multiples d\u00e9clinaisons utilitaires, sous forme de cartes de v\u0153ux, de publicit\u00e9s, de d\u00e9corations ou d&rsquo;animations dans les grands magasins. Alors m\u00eame que la nouvelle coutume se heurte \u00e0 l&rsquo;opposition des \u00e9glises, son expansion sur le territoire am\u00e9ricain durant le dernier tiers du XIXe si\u00e8cle, puis au-del\u00e0, \u00e0 partir du d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, traduit un engouement populaire qui ne s&rsquo;est pas d\u00e9menti.<\/p>\n<p>Plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 une structure symbolique de transaction avec l&rsquo;au-del\u00e0, cet essor semble li\u00e9 \u00e0 des traits typiques des soci\u00e9t\u00e9s contemporaines: progression du mod\u00e8le de la famille nucl\u00e9aire dans un cadre urbain, institution du r\u00f4le central de l&rsquo;enfant parall\u00e8lement au d\u00e9veloppement de la scolarisation, hausse du niveau de vie des classes moyennes, progr\u00e8s du consum\u00e9risme. Plut\u00f4t que par le rapprochement avec d&rsquo;autres rites anthropologiques, l&rsquo;interrogation de ses significations symboliques doit s&rsquo;effectuer \u00e0 partir des repr\u00e9sentations aliment\u00e9es par la mise en \u0153uvre du rituel.<\/p>\n<p>Ainsi qu&rsquo;en t\u00e9moigne l&rsquo;\u00e9change embl\u00e9matique publi\u00e9 en 1897 par <em>The Sun<\/em> en r\u00e9ponse \u00e0 la lettre de la petite Virginia O&rsquo;Hanlon, 8 ans, <a href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Yes,_Virginia,_there_is_a_Santa_Claus\" target=\"_blank\">qui s&rsquo;interroge sur l&rsquo;existence du P\u00e8re No\u00ebl<\/a> <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_2592_1('footnote_plugin_reference_2592_1_5');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_2592_1('footnote_plugin_reference_2592_1_5');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_2592_1_5\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[5]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_2592_1_5\" class=\"footnote_tooltip\"> Francis Pharcellus Church, \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.newseum.org\/yesvirginia\/\" target=\"_blank\">Is There a Santa Claus?<\/a>\u00ab\u00a0, <em>The (New York) Sun<\/em>, 21 septembre 1897.<\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_2592_1_5').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_2592_1_5', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>, et de nombreux r\u00e9cits secondaires, une caract\u00e9ristique originale du mythe du P\u00e8re No\u00ebl est de solliciter de mani\u00e8re r\u00e9flexive le r\u00e9gime m\u00eame de la croyance.<\/p>\n<p>Loin de se r\u00e9duire \u00e0 la distribution p\u00e9riodique des cadeaux, la dimension initiatique de la coutume festive s&rsquo;inscrit dans une temporalit\u00e9 plus large, qui inclut l&rsquo;\u00e9tape d\u00e9cisive de la d\u00e9couverte de la non-existence du P\u00e8re No\u00ebl, autrement dit la perte de la croyance. Contrairement \u00e0 tous les syst\u00e8mes de croyance traditionnels, le rituel de No\u00ebl appara\u00eet comme un mythe \u00e0 double d\u00e9tente, dont la le\u00e7on est que pour devenir grand, il faut cesser de porter une confiance aveugle aux r\u00e9cits et aux fables. Repr\u00e9sentant sous des formes contradictoires et paradoxales le combat des forces de l&rsquo;imaginaire, li\u00e9es au monde de l&rsquo;enfance, et la mystification parentale, ruse de la raison rachet\u00e9e par l&rsquo;offrande des cadeaux, la mythologie du P\u00e8re No\u00ebl appara\u00eet fondamentalement comme un drame moderne de la croyance. La transformation du r\u00e9cit en coutume met en sc\u00e8ne l&rsquo;exp\u00e9rience traumatique du sacrifice de la croyance, condition de l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la rationalit\u00e9, tout en pr\u00e9servant de fa\u00e7on nostalgique sa trace ind\u00e9finiment rejou\u00e9e.<\/p>\n<p><em>Version r\u00e9dig\u00e9e du s\u00e9minaire du 20 d\u00e9cembre 2012, INHA (<a href=\"http:\/\/www.flickr.com\/photos\/gunthert\/sets\/72157632327541383\/detail\/\" target=\"_blank\">iconographie sur Flickr<\/a>).<\/em><\/p>\n<div class=\"speaker-mute footnotes_reference_container\"> <div class=\"footnote_container_prepare\"><p><span role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_reference_container_label pointer\" onclick=\"footnote_expand_collapse_reference_container_2592_1();\">Notes<\/span><span role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_reference_container_collapse_button\" style=\"display: none;\" onclick=\"footnote_expand_collapse_reference_container_2592_1();\">[<a id=\"footnote_reference_container_collapse_button_2592_1\">+<\/a>]<\/span><\/p><\/div> <div id=\"footnote_references_container_2592_1\" style=\"\"><table class=\"footnotes_table footnote-reference-container\"><caption class=\"accessibility\">Notes<\/caption> <tbody> \r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"  onclick=\"footnote_moveToAnchor_2592_1('footnote_plugin_tooltip_2592_1_1');\"><a id=\"footnote_plugin_reference_2592_1_1\" class=\"footnote_backlink\"><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>1<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">Claude Levi-Strauss, \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/classiques.uqac.ca\/classiques\/levi_strauss_claude\/pere_noel_supplicie\/pere_noel_supplicie.html\" target=\"_blank\">Le p\u00e8re No\u00ebl supplici\u00e9<\/a>\u00ab\u00a0, <em>Les Temps modernes<\/em>, n\u00b0 77, 1952, p. 1572-1590.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"  onclick=\"footnote_moveToAnchor_2592_1('footnote_plugin_tooltip_2592_1_2');\"><a id=\"footnote_plugin_reference_2592_1_2\" class=\"footnote_backlink\"><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>2<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\"> Clement Clarke Moore, <a href=\"http:\/\/blogs.princeton.edu\/graphicarts\/2008\/12\/currently_most_requested_item.html\" target=\"_blank\"><em>Visit of St. Nicholas<\/em><\/a> (illustr\u00e9 par Thomas Nast), New York, McLoughlin Bros., 1869.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"  onclick=\"footnote_moveToAnchor_2592_1('footnote_plugin_tooltip_2592_1_3');\"><a id=\"footnote_plugin_reference_2592_1_3\" class=\"footnote_backlink\"><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>3<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\"><a href=\"http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=wBWDm7KS0HM\" target=\"_blank\"><em>The Night before Christmas<\/em><\/a> (dir. Edwin S. Porter, prod. Edison), 1905 (muet, NB, 11&Prime;).<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"  onclick=\"footnote_moveToAnchor_2592_1('footnote_plugin_tooltip_2592_1_4');\"><a id=\"footnote_plugin_reference_2592_1_4\" class=\"footnote_backlink\"><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>4<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\"> <a href=\"http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=Jm_HUhHKWC0\" target=\"_blank\"><em>Santa&rsquo;s Workshop<\/em><\/a>, (dir. Wilfrid Jackson, prod Walt Disney), d\u00e9cembre 1932 (couleur, 6&Prime;40); <em><a href=\"http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=w3HSS3kek-Y\" target=\"_blank\">The Night before Christmas\/Santa&rsquo;s Toys<\/a><\/em> (dir. Wilfrid Jackson, prod Walt Disney), d\u00e9cembre 1933 (couleur, 8&Prime;25).<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"  onclick=\"footnote_moveToAnchor_2592_1('footnote_plugin_tooltip_2592_1_5');\"><a id=\"footnote_plugin_reference_2592_1_5\" class=\"footnote_backlink\"><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>5<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\"> Francis Pharcellus Church, \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.newseum.org\/yesvirginia\/\" target=\"_blank\">Is There a Santa Claus?<\/a>\u00ab\u00a0, <em>The (New York) Sun<\/em>, 21 septembre 1897.<\/td><\/tr>\r\n\r\n <\/tbody> <\/table> <\/div><\/div><script type=\"text\/javascript\"> function footnote_expand_reference_container_2592_1() { jQuery('#footnote_references_container_2592_1').show(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_2592_1').text('\u2212'); } function footnote_collapse_reference_container_2592_1() { jQuery('#footnote_references_container_2592_1').hide(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_2592_1').text('+'); } function footnote_expand_collapse_reference_container_2592_1() { if (jQuery('#footnote_references_container_2592_1').is(':hidden')) { footnote_expand_reference_container_2592_1(); } else { footnote_collapse_reference_container_2592_1(); } } function footnote_moveToReference_2592_1(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_2592_1(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } } function footnote_moveToAnchor_2592_1(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_2592_1(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } }<\/script>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En d\u00e9cembre 1951, un groupe d&rsquo;activistes catholiques br\u00fble solennellement une effigie du P\u00e8re No\u00ebl devant la cath\u00e9drale de Dijon, pour protester contre [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[18,19,23,26,28],"tags":[39,45,56],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p80eNK-FO","jetpack-related-posts":[{"id":2241,"url":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/2241\/","url_meta":{"origin":2592,"position":0},"title":"Reprise du s\u00e9minaire du CEHTA","date":"6 d\u00e9cembre 2011","format":false,"excerpt":"Le s\u00e9minaire du CEHTA reprendra \u00e0 partir du 4 janvier, sous la direction de Giovanni Careri, les 1er mercredi du mois de 11 h \u00e0 13 h (salle Giorgio Vasari, INHA, 2 rue Vivienne, 75002 Paris, sauf la s\u00e9ance du 1er f\u00e9vrier), entr\u00e9e libre dans la mesure des places disponibles.\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Agenda&quot;","img":{"alt_text":"","src":"","width":0,"height":0},"classes":[]},{"id":470,"url":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/470\/","url_meta":{"origin":2592,"position":1},"title":"La Lune est pour demain. 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