{"id":205,"date":"2009-12-08T01:06:10","date_gmt":"2009-12-07T23:06:10","guid":{"rendered":"http:\/\/culturevisuelle.org\/icones\/?p=205"},"modified":"2009-12-08T01:06:10","modified_gmt":"2009-12-07T23:06:10","slug":"colloque-lhistoire-sociale-de-lart","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/205\/","title":{"rendered":"Colloque &quot;L\u2019histoire sociale de l\u2019art&quot;"},"content":{"rendered":"<p><em><a href=\"http:\/\/www.flickr.com\/photos\/gunthert\/4178742099\/\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft\" src=\"http:\/\/farm3.static.flickr.com\/2731\/4178742099_819f814282_m.jpg\" alt=\"\" width=\"240\" height=\"173\" \/><\/a>Colloque international \u00ab\u00a0L\u2019histoire sociale de l\u2019art, g\u00e9n\u00e9alogies et enjeux d\u2019une pratique\u00a0\u00bb, 11-12 d\u00e9cembre 2009, INHA, 6 rue des Petits-Champs, 75002 Paris.<\/em><\/p>\n<p>Le colloque organis\u00e9 par l\u2019Institut national d\u2019histoire de l\u2019art dans le cadre du programme triennal \u00ab\u00a0Histoire sociale de l\u2019art, histoire artistique du social\u00a0\u00bb, soutenu par la Fondation de France, a pour but de clarifier le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent d\u2019une m\u00e9thode en s\u2019appuyant sur les termes et les \u00e9tapes d\u2019une interrogation commune: la relation entre l\u2019art et la soci\u00e9t\u00e9. Une s\u00e9rie de pratiques disciplinaires en d\u00e9coule: le choix des objets, l\u2019orientation des probl\u00e9matiques, le cadrage des contextes historiques et institutionnels d\u2019\u00e9nonciation, l\u2019\u00e9tude des conditions de r\u00e9ception et des modalit\u00e9s d\u2019appropriation. Cette m\u00e9thode pour aborder les \u0153uvres d\u2019art s\u2019est naturalis\u00e9e. Elle oriente un large \u00e9ventail de propositions, au point que certains critiques pr\u00e9tendent qu\u2019elle est devenue h\u00e9g\u00e9monique. Pourtant, en France en particulier, peu d\u2019historiens de l\u2019art \u00e9prouvent aujourd\u2019hui le besoin ou l\u2019envie se s\u2019en r\u00e9clamer et il est patent que ses fondements sont de plus en plus ignor\u00e9s. Depuis vingt ans, une sorte de dilution, voire de dissimulation m\u00e9thodologique, est devenue la norme.<br \/>\nL\u2019histoire de l\u2019art doit sans cesse \u00e9voluer, forger de nouvelles m\u00e9thodes et envisager de nouveaux objets. Gageons qu\u2019un regard mieux inform\u00e9 sur les outils et les r\u00e9flexions l\u00e9gu\u00e9s par des g\u00e9n\u00e9rations successives de penseurs et d\u2019historiens de l\u2019art aidera ceux qui ont l\u2019ambition de la faire progresser.<\/p>\n<p><strong><!--more-->Vendredi 11 d\u00e9cembre (Auditorium, entr\u00e9e libre)<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>9h30 &#8211; Accueil. Antoinette Le Normand-Romain, directeur g\u00e9n\u00e9ral, INHA, Fran\u00e7ois Hers, conseiller culturel, Fondation de France, Alain Pichon, pr\u00e9sident du Conseil d\u2019administration, INHA<\/li>\n<\/ul>\n<p>La premi\u00e8re matin\u00e9e est consacr\u00e9e aux historiens qui, au cours de la seconde moiti\u00e9 du 19e si\u00e8cle et au d\u00e9but du 20e si\u00e8cle, ont mis en avant la dimension sociale de l\u2019art afin de fixer les fonde\u00acments d\u2019une m\u00e9thode \u00e0 venir. De statut de composante sociale parmi d\u2019autres de la culture d\u2019une \u00e9poque, l\u2019art est devenu un objet en soi, tandis que la soci\u00e9t\u00e9 et la culture sont devenues des cl\u00e9s pour l\u2019interpr\u00e9ter : comment s\u2019est op\u00e9r\u00e9e cette transformation fondamentale ?<\/p>\n<ul>\n<li> 10h &#8211; Introduction, Philippe Bordes, directeur du d\u00e9partement des \u00c9tudes et de la Recherche, INHA<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li> 10h15 &#8211; Quand l\u2019histoire de l\u2019art est-elle sociale? Christopher Wood, Professor of the History of Art, Yale University, New Haven<\/li>\n<\/ul>\n<p>L\u2019histoire sociale de l\u2019art n\u2019est ni une sociologie de l\u2019art, ni une histoire politique de l\u2019art, ni une histoire des mentalit\u00e9s, ni une histoire des mat\u00e9riaux, du m\u00e9c\u00e9nat, des institutions, de la r\u00e9ception ou de la consommation de l\u2019art. L\u2019histoire sociale de l\u2019art est une th\u00e9orie des origines de l\u2019art. Elle affirme que l\u2019art \u00e9merge d\u2019une collectivit\u00e9, que l\u2019art ajoute quelque chose au monde, que l\u2019art du futur cr\u00e9era une r\u00e9alit\u00e9 qui a \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 l\u2019art du pass\u00e9. D\u00e8s lors qu\u2019une histoire sociale de l\u2019art pense l\u2019art comme signe, repr\u00e9sentation ou communication, elle s\u2019effondre et revient tr\u00e8s vite au paradigme dominant de la discipline depuis 1800, historiciste et relativiste, qui la prive de son profil distinctif.<\/p>\n<ul>\n<li> 10h45 &#8211; The Sense of Place in the History of Art from Hippolyte Taine to Elie Faure, John Onians, Professor Emeritus of World Art, University of East Anglia, Norwich<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il existe de multiples mani\u00e8res de comprendre les soci\u00e9t\u00e9s et les cultures, ainsi que leur r\u00f4le dans la formation des traditions artistiques. L\u2019une des plus importantes, du 18e au d\u00e9but du 20e si\u00e8cle, pass\u00e9e de mode ensuite, fut l\u2019invocation de facteurs naturels, de lieu et de race. Aujourd\u2019hui, avec l\u2019int\u00e9r\u00eat pour l\u2019\u00e9cologie et le multiracialisme, ces facteurs reprennent du service et il est opportun de revenir sur leur place dans l\u2019historiographie de l\u2019art. Cela commence avec Montesquieu et Winckelmann, mais deux des \u00e9crivains les plus lucides ayant r\u00e9fl\u00e9chi sur la relation entre l\u2019art et le lieu, sont Hippolyte Taine (1828-1893) et \u00c9lie Faure (1873-1937). Leurs positions r\u00e9v\u00e8lent certes des pr\u00e9jug\u00e9s caducs, mais aussi de remarquables anticipations des d\u00e9couvertes actuelles dans le domaine des neurosciences.<\/p>\n<ul>\n<li> 11h15 &#8211; Portrait et soci\u00e9t\u00e9 : Jacob Burckhardt, Aloys Riegl, Aby Warburg, Philippe Bordes, INHA<\/li>\n<\/ul>\n<p>Parmi les diff\u00e9rents genres, le portrait est celui qui contraindrait le plus fortement \u00e0 mettre la relation entre l\u2019art et la soci\u00e9t\u00e9 au centre de l\u2019interpr\u00e9tation, celui pour lequel un enfermement dans les limites de l\u2019\u0153uvre d\u2019art para\u00eet le moins adapt\u00e9. Comment trois historiens de l\u2019art et de la culture ayant pos\u00e9 les bases de la discipline &#8211; Jacob Burckhardt (1818-1897), Alo\u00efs Riegl (1858-1905) et Aby Warburg (1866-1929) &#8211; ont-ils envisag\u00e9 cette relation? Sur quelles notions de soci\u00e9t\u00e9 propres \u00e0 leur temps ont-ils fond\u00e9 leurs \u00e9tudes du portrait? Dans quelle mesure leurs approches successives \u00e9taient-elles en dialogue ou en opposition? Comment appliquer aujourd\u2019hui ces diff\u00e9rentes le\u00e7ons de m\u00e9thode?<\/p>\n<ul>\n<li> 11h45 &#8211; Discussion<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li> 14h &#8211; L\u2019histoire sociale de l\u2019art et la r\u00e9action nationaliste en France: le tournant des ann\u00e9es 1920, Catherine Fraixe, professeur d\u2019histoire de l\u2019art contemporain, \u00c9cole nationale sup\u00e9rieure d\u2019art, Bourges<\/li>\n<\/ul>\n<p>Au milieu des ann\u00e9es 1920, on assiste \u00e0 une offensive de l\u2019Action fran\u00e7aise dans le domaine de l\u2019histoire de l\u2019art moderne. De grandes revues, comme L\u2019Art vivant et L\u2019Amour de l\u2019art, font une large place \u00e0 des critiques proches du parti de Maurras. Une nouvelle approche de l\u2019art moderne est mise en \u0153uvre, qui conduit en 1929 \u00e0 vider le Mus\u00e9e national du Luxembourg de ses collections du 19e si\u00e8cle, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019impressionnisme compris. Les principaux responsables de ce remaniement, Paul Jamot et Robert Rey, entreprennent de renouveler les collections. Il s\u2019agit de d\u00e9montrer comment Jamot s\u2019employa \u00e0 donner du r\u00e9alisme du 19e si\u00e8cle une interpr\u00e9tation qui priva ce courant artistique de toute signification politique. Il permit ainsi de l\u2019int\u00e9grer dans une histoire de l\u2019art con\u00e7ue comme un instrument de la r\u00e9action nationaliste.<\/p>\n<ul>\n<li> 14h30\u00a0 &#8211; The social history of art of Max Raphael, Norbert Schneider, Professor, Institut f\u00fcr Kunstgeschichte, Universit\u00e4t Fridericiana, Karlsruhe<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette intervention traite de la pens\u00e9e de Max Raphael (1889-1952), de ses affinit\u00e9s au sein de la communaut\u00e9 intellectuelle de son temps, ainsi que de sa mani\u00e8re de concevoir une histoire de l\u2019art marxiste. Il convient de signaler les diff\u00e9rents paradigmes, philosophiques et id\u00e9ologiques, de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du 20e si\u00e8cle, ceux qu\u2019il a int\u00e9gr\u00e9s et ceux qu\u2019il a contest\u00e9s, au cours d\u2019une vie l\u2019ayant conduit de Berlin et Munich \u00e0 Zurich, Paris et New York.<\/p>\n<ul>\n<li> 15h &#8211; New York in the 1930s : Realism, Modernism and the Politics of the Left, Jody Patterson, Terra Foundation Post-Doctoral Teaching Fellow in American Art, Paris<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les strat\u00e9gies et revendications concurrentes dans les ann\u00e9es 1930 \u00e0 New York en faveur d\u2019un art socialement engag\u00e9 seront rappel\u00e9es. L\u2019analyse tient compte des priorit\u00e9s sociales et politiques d\u2019une d\u00e9cennie marqu\u00e9e par les r\u00e9alisations artistiques du New Deal et par le large soutien accord\u00e9 \u00e0 un art nationaliste et \u00e0 la port\u00e9e du grand public. Il s\u2019agit de comprendre le potentiel artistique et th\u00e9orique d\u2019un vocabulaire visuel, moderniste ou abstrait, voire les deux \u00e0 la fois, dans sa relation avec un mode d\u2019expression r\u00e9aliste. Les d\u00e9bats parmi les artistes et les critiques de gauche, notamment Stuart Davis et Meyer Schapiro, seront examin\u00e9s, ainsi que la mani\u00e8re dont les historiens de l\u2019art les ont assimil\u00e9s dans leur travaux.<\/p>\n<ul>\n<li> 15h30 &#8211; Discussion<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li> 16h15 &#8211; Arnold Hauser : Between Romantic Anti-Capitalism and Marxism, Andrew Hemingway, Professor in History of Art, University College London<\/li>\n<\/ul>\n<p>L\u2019appartenance d\u2019Arnold Hauser (1892-1978) au Sunday Circle, form\u00e9 \u00e0 Budapest autour de Georg Luk\u00e1cs dans les ann\u00e9es 1915-1918, est bien connue. Sa relation la plus \u00e9troite ne fut pas avec Luk\u00e1cs mais avec Karl Mannheim, jusqu\u2019\u00e0 la mort de celui-ci en 1947, contrairement \u00e0 ce qui a pu \u00eatre suppos\u00e9. L\u2019intervention se propose de montrer comment, \u00e0 l\u2019instar de ce dernier, Hauser s\u2019est beaucoup inspir\u00e9 de penseurs allemands tels que Dilthey et Troeltsch, tous deux proches intellectuellement de son mentor en histoire de l\u2019art, Max Dvor\u00e1k. La pens\u00e9e sociale de ce groupe est analys\u00e9e au travers du prisme du \u00ab romantisme anticapitaliste \u00bb, selon l\u2019expression de Michael L\u00f6wy. Si Luk\u00e1cs a fini par rejeter cette vision, Hauser s\u2019en accommoda. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment le dialogue entre cette position ouverte et les cat\u00e9gories marxistes qui distingue sa m\u00e9thode.<\/p>\n<ul>\n<li> 16h45 &#8211; Problems of the New Left : Manfredo Tafuri, politics and the social history of architecture, Gail Day, Senior Lecturer, School of Fine Art, History of Art and Cultural Studies, University of Leeds<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le travail de Manfredo Tafuri (1935-1994), prolong\u00e9 par ses nombreuses collaborations avec l\u2019\u00c9cole de Venise, a jou\u00e9 un r\u00f4le d\u00e9terminant dans le d\u00e9veloppement th\u00e9orique et historiographique de l\u2019architecture. Son influence sur la pratique architecturale la plus avanc\u00e9e a \u00e9t\u00e9 importante et continue de l\u2019\u00eatre. Aucune analyse sur Marx ou sur l\u2019architecture, ou encore sur la politique de l\u2019histoire de l\u2019architecture, ne peut se dispenser de prendre en compte les interventions de Tafuri. Ses \u00e9crits sont essentiels pour \u00e9valuer l\u2019avant-garde historique, dont l\u2019enjeu occupe une place centrale dans les d\u00e9bats de la Nouvelle Gauche. Cette intervention d\u00e9crit comment les r\u00e9flexions de Tafuri dans les ann\u00e9es 1960 et 1970 caract\u00e9risent une p\u00e9riode de transition, entre deux phases distinctes de l\u2019histoire sociale de l\u2019art.<\/p>\n<ul>\n<li> 17h15\t&#8211; Discussion<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Samedi 12 d\u00e9cembre (salle Vasari, entr\u00e9e libre)<\/strong><\/p>\n<p>La r\u00e9vision des pratiques commence au cours des ann\u00e9es 1980, suite \u00e0 la conjugaison de d\u00e9veloppements nationaux et de bricolages id\u00e9ologiques. Cette r\u00e9vision disciplinaire se fait sous la pression des ph\u00e9nom\u00e8nes contraires de diffusion et d\u2019institutionnalisation et, par ailleurs, de d\u00e9r\u00e9gulation et de diversification.<\/p>\n<p>Durant vingt ans, de la fin de la Seconde Guerre mondiale au terme agit\u00e9 des ann\u00e9es 1960, le concept de la fin de l\u2019art devint un champ intellectuel bien sp\u00e9cifique, d\u00e9velopp\u00e9 dans les th\u00e9ories critiques de la culture et au sein m\u00eame des pratiques artistiques. Cette position, largement li\u00e9e \u00e0 l\u2019essor d\u2019une gauche h\u00e9t\u00e9rodoxe, particuli\u00e8rement active en France, s\u2019appuie sur la red\u00e9couverte des \u00e9crits de Proudhon et du jeune Marx, ainsi que sur l\u2019appropriation de l\u2019h\u00e9ritage des avant-gardes historiques du d\u00e9but du 20e si\u00e8cle. En outre, elle inspire les textes les plus innovants de l\u2019histoire sociale de l\u2019art de l\u2019\u00e9poque. Pour la premi\u00e8re fois, ces travaux int\u00e8grent le d\u00e9mant\u00e8lement de tout ce qui jusqu\u2019alors instituait l\u2019art.<\/p>\n<ul>\n<li> 10h45 &#8211; The Absent Centre: Theories of the State and the Social History of Abstract Expressionism from the 1970s to the mid-1990s, Warren Carter, Adjunct Assistant Professor in Humanities and Art History, Richmond University, London<\/li>\n<\/ul>\n<p>Tandis que les r\u00e9cits r\u00e9visionnistes de l\u2019art am\u00e9ricain de l\u2019apr\u00e8s-guerre ont soulign\u00e9 le r\u00f4le des agences \u00e9tatiques, telle que la CIA, dans la promotion de l\u2019expressionnisme abstrait par rapport \u00e0 l\u2019art figuratif, les approches se r\u00e9clamant de l\u2019histoire sociale de l\u2019art se sont ensuite \u00e9loign\u00e9es de cette vision, jug\u00e9e trop sch\u00e9matique, sinon fausse. Par un retour sur les d\u00e9bats cl\u00e9s des th\u00e9ories marxistes des ann\u00e9es 1970 sur \u00e0 la nature de l\u2019\u00c9tat bourgeois, il s\u2019agit de d\u00e9montrer que l\u2019histoire sociale de l\u2019expressionnisme abstrait aujourd\u2019hui, tout en paraissant prendre une distance avec ces enjeux, \u00e9labore des analyses de l\u2019\u00c9tat tout aussi vici\u00e9es. Et qu\u2019une histoire sociale de l\u2019art am\u00e9ricain de l\u2019apr\u00e8s-guerre, viable du point de vue de la m\u00e9thode, passe par cette probl\u00e9matique.<\/p>\n<ul>\n<li> 11h15 &#8211; L\u2019histoire sociale de l\u2019art \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de l\u2019art: l\u2019artiste comme historien du social depuis 1989, Vivian Rehberg, Chair of Critical Studies and Lecturer in Art History, Parsons Paris School of Art and Design<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le chercheur qui s\u2019appuie sur l\u2019h\u00e9ritage de l\u2019histoire sociale de l\u2019art pour comprendre les enjeux historiques de l\u2019art contemporain depuis 1989 rencontre deux obstacles : le d\u00e9clin d\u2019une conception de l\u2019histoire anim\u00e9e par une dynamique de l\u2019avenir, et la transformation des qualit\u00e9s et des exp\u00e9riences constitutives de l\u2019\u0153uvre d\u2019art. Malgr\u00e9 tout, l\u2019histoire compte toujours : au cours des vingt derni\u00e8res ann\u00e9es, des artistes contemporains ont manifest\u00e9 un int\u00e9r\u00eat marquant pour le pass\u00e9, les pratiques d\u2019autrefois, les archives et la documentation, ainsi que pour les m\u00e9thodes et modalit\u00e9s de l\u2019histoire, dont celles de l\u2019histoire sociale. Il s\u2019agit d\u2019analyser le degr\u00e9 de pertinence de l\u2019histoire sociale de l\u2019art aujourd\u2019hui: que peut-elle nous apprendre de notre contemporan\u00e9it\u00e9? Comment peut-elle tirer parti de ces artistes qui sont aussi des historiens du social?<\/p>\n<ul>\n<li> 11h45-12h45 &#8211; Discussion<\/li>\n<li> 14h30-17h30 &#8211; Discussion. Mod\u00e9rateur : Philippe Bordes, INHA<\/li>\n<\/ul>\n<p>L\u2019apr\u00e8s-midi, avec les participants et aussi des invit\u00e9s historiens de l\u2019art et chercheurs travaillant aux fronti\u00e8res de l\u2019histoire de l\u2019art, permettra de revenir sur des th\u00e8mes et des personnalit\u00e9s \u00e9voqu\u00e9s lors du colloque et d\u2019en convoquer d\u2019autres ayant \u00e9t\u00e9 pass\u00e9s sous silence. L\u2019ambition est de dresser un bilan de l\u2019histoire sociale de l\u2019art, de la situer par rapport aux autres m\u00e9thodes et pratiques, et de cerner son potentiel critique actuel. Avec Caroline Arscott, Courtauld Institute of Art, Londres; T.J. Clark, University of California Berkeley; Karl Clausberg, Professor, Fakult\u00e4t Bildungs-, Kultur-und Sozialwissenschaften, Universit\u00e4t L\u00fcneburg; Nathalie Heinich, directeur de recherche au CNRS, \u00c9cole des hautes \u00e9tudes en sciences sociales, Paris; Bruno Latour, professeur et directeur adjoint, Fondation nationale des sciences politiques, pr\u00e9sident du comit\u00e9 Culture, Fondation de France.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Colloque international \u00ab\u00a0L\u2019histoire sociale de l\u2019art, g\u00e9n\u00e9alogies et enjeux d\u2019une pratique\u00a0\u00bb, 11-12 d\u00e9cembre 2009, INHA, 6 rue des Petits-Champs, 75002 Paris. Le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[16],"tags":[37,42,54],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p80eNK-3j","jetpack-related-posts":[{"id":2444,"url":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/2444\/","url_meta":{"origin":205,"position":0},"title":"Interventions 2011-2012","date":"26 juin 2012","format":false,"excerpt":"\"La disparition du photographique\", Photofocus, Paris, septembre 2011. \"La fabrique du d\u00e9sir. Naissance des industries culturelles\", communication, colloque \"Si la photo est bonne\", INHA, octobre 2011. \"Du piratage \u00e0 l'\u0153uvre collaborative: \u00e9mergence d'une culture de l'appropriation\", conf\u00e9rence dans le seminaire de la fondation Copernic, Paris, novembre 2011. \"L'image fluide, la\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Agenda&quot;","img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/farm8.staticflickr.com\/7218\/7189835724_c807a6e371_n.jpg?resize=350%2C200","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":2341,"url":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/2341\/","url_meta":{"origin":205,"position":1},"title":"Prochaines interventions","date":"28 mars 2012","format":false,"excerpt":"\"L'image appropriable, ou le sc\u00e9nario de la Distinction\", communication dans le cadre du colloque Teaching\/Learning Photography, Rouen, h\u00e9micycle de l'H\u00f4tel de r\u00e9gion, 30 mars 2012, 16h. \"La l\u00e9gende par l'image. De la peinture d'histoire \u00e0 l'ic\u00f4ne photographique\", intervention dans le s\u00e9minaire du Centre d'histoire et th\u00e9orie des arts, Paris, INHA,\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Agenda&quot;","img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/farm8.staticflickr.com\/7153\/6440489515_9bf356cdd6_n.jpg?resize=350%2C200","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":2885,"url":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/2885\/","url_meta":{"origin":205,"position":2},"title":"Histoire du visuel et pratiques de la recherche","date":"14 d\u00e9cembre 2013","format":false,"excerpt":"A l'occasion du passionnant colloque \"Bilderwissen\/D\u00e9coder l'image\" organis\u00e9 hier \u00e0 l'\u00e9cole d'art et de design de Lucerne, les \u00e9tudiants de la section cin\u00e9ma ont r\u00e9alis\u00e9 quatre entretiens vid\u00e9o avec les principaux intervenants (Gottfried Boehm, Matthias Bruhn, Marion M\u00fcller et moi-m\u00eame). Une s\u00e9rie de questions fort pertinentes, qui m'ont permis de\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;En images&quot;","img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/img.youtube.com\/vi\/\/0.jpg?resize=350%2C200","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":455,"url":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/455\/","url_meta":{"origin":205,"position":3},"title":"CFP colloque &quot;Imaginaires du pr\u00e9sent. Photographie, politique et po\u00e9tique de l\u2019actualit\u00e9&quot;","date":"15 mars 2010","format":false,"excerpt":"Appel \u00e0 communication pour le colloque international \"Imaginaires du pr\u00e9sent. Photographie, politique et po\u00e9tique de l\u2019actualit\u00e9\", 22 et 23 octobre 2010, universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al. Date limite : 1er mai 2010. Une production de l\u2019\u00c9quipe de recherche sur l'imaginaire contemporain, la litt\u00e9rature, les images et les nouvelles textualit\u00e9s (ERIC\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Agenda&quot;","img":{"alt_text":"","src":"","width":0,"height":0},"classes":[]},{"id":105,"url":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/105\/","url_meta":{"origin":205,"position":4},"title":"CFP colloque &quot;Images, m\u00e9dias et politique&quot;","date":"11 novembre 2009","format":false,"excerpt":"Appel \u00e0 communications pour le colloque international \"Images, m\u00e9dias et politique\", 18-19 novembre 2010, INA, 83-85 rue de Patay, 75013 Paris. Laboratoire Communication et Politique, CNRS, Institut de Recherche sur le Cin\u00e9ma et l\u2019Audiovisuel, Universit\u00e9 Paris 3, Institut National de l\u2019Audiovisuel. Responsables: Isabelle Veyrat-Masson, Jean-Pierre Bertin-Maghit, S\u00e9bastien Denis, S\u00e9bastien Layerle.\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Agenda&quot;","img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/farm3.static.flickr.com\/2642\/4095274528_08c2d78e09_o.jpg?resize=350%2C200","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":2283,"url":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/2283\/","url_meta":{"origin":205,"position":5},"title":"Colloque &quot;De l\u2019objectivit\u00e9 figur\u00e9e aux figures du savoir&quot;","date":"23 janvier 2012","format":false,"excerpt":"Colloque \"De l\u2019objectivit\u00e9 figur\u00e9e aux figures du savoir\", 30-31 janvier 2012 \u00e0 l'Institut national d'histoire de l'art et \u00e0 l'Ecole normale sup\u00e9rieure et \u00e0 l'ENS (30\/01: INHA, Salle Giorgio Vasari; 31\/01: ENS, salle Dussane). Colloque organis\u00e9 par Claude Imbert (ENS) et Anne Lafont (INHA). Argument: Affranchies du galil\u00e9isme math\u00e9matique mais\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Agenda&quot;","img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/corauxdarwin-244x300.jpg?resize=350%2C200","width":350,"height":200},"classes":[]}],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/205"}],"collection":[{"href":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=205"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/205\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=205"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=205"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/histoirevisuelle.fr\/cv\/icones\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=205"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}